lundi 19 août 2019

Tourhumaniste

Tant que Sa Majesté le Touriste n'a pas fait crever au moins deux secouristes à cause de ses caprices, il s'estime bafoué dans sa dignité de Touriste.
Deux secouristes pour un touriste : voilà le taux de change minimal, pour l'Occidental en voyage. Voilà son échelle implicite de valeur. Entre humains tous égaux, bien sûr. Puisqu'il vous le dit.

vendredi 26 juillet 2019

Des droits de l'homme à la charia




Des droits de l'homme à la charia, le chemin était tout tracé.

De la liberté totale à la soumission absolue, seul le temps nous séparait. Le temps pour le règne du caprice individuel de déployer tous ses effets, et d’atteindre son ultime conséquence : la tyrannie.

C'est au nom de la liberté individuelle que l'Islam installe son ordre collectif.
C'est au nom des droits de l'homme qu'il impose les devoirs dus à son dieu.
C'est notre individualisme qui rend incritiquable son communautarisme.

Chacun est libre, disons-nous. Chacun fait ce qu'il veut. Le nombril de chacun prévaut sur l'héritage, les traditions, la continuité civilisationnelle de l'Occident.

Je veux appeler mon fils Œuf dur ? J'ai le droit. Je veux l'appeler Boeing ou Trottinette ? C'est mon choix.

Eh bien appelons nos enfants Mohammed et Aïcha, dit l'Islam en Occident. Non pas Marie ni Nicolas. Ni Philippe ni Emma.
Qu'à l'oreille de nos enfants résonne le souvenir de nos glorieux héros islamiques, et non celui de ces piteux roumis. Que l'imaginaire de nos enfants soit peuplé de références à l'Orient de leur passé, et non à l’Occident de leur présent. Et aux aigris qui tiqueraient, la réponse est prévue : j'ai le droit. C’est mon choix. Je fais ce que je veux.

Je fais tellement ce que je veux qu’il est désormais impossible de donner des prénoms non-musulmans aux enfants qui naissent dans les « quartiers ». La communauté exerce une telle pression sur ces individus soi-disant libres qu’ils n’ont, en vérité, pas le choix. Et plus qu'un droit : celui de se conformer à la norme.

Voilà comment, partant du caprice individuel, on aboutit à l’oppression collective.
Voilà comment l'absence de règles débouche sur la coercition la plus sévère.
Voilà comment le respect inconditionnel de la diversité engendre l'uniformité.

Uniformité, également, de l'uniforme camouflant les formes des femmes. Là encore, c’est sous les applaudissements des épatés de la diversité que l’indifférenciation a progressé. Et impose désormais sa loi de fer aux femmes, filles et petites filles des « zones de non-droit » françaises (traduisez « zones de droit islamique »).
« Pute », « Salope », « Fille des caves », « Française » : voilà désormais ce qu'entendent les femmes qui ne se soumettent par aux mœurs des micro-Etats islamiques qui constellent la carte de France.
« Pute » ; « Salope » ; « Fille des caves » ; « Française » : notre tolérance inconditionnelle a servi l'intolérance la plus radicale.

C’était écrit. C'était inéluctable.
Toute chimère d'émancipation individuelle est immanquablement récupérée par une communauté ou un système. Les rebelles de mai 68 sont devenus des notables de l'empire ultralibéral (l’apparatchik dodu dénommé Cohn-Bendit en est l'incarnation la plus pure, si l'on peut dire). Leur « libération » n’était qu'une soumission déguisée au marché. Leur « émancipation » ne fut qu’une destruction. Destruction des digues civilisationnelles qui nous protégeaient du raz de marée nihilo-progressiste, et permettaient à l'humanité occidentale de vivre debout. Et, accessoirement, d’atteindre des sommets inouïs de créativité et de beauté... 
Sous les coups acharnés de nos « libérateurs », les digues ont donc cédé. Une déferlante sans précédent de crétinisme médiatico-politico-publicitaire et de « valeurs » abstraites et anémiantes s’est abattue sur l’humanité occidentale. L'a dévitalisée. L'a laissée vide et ahurie. L'Occidental contemporain, c'est-à-dire l'esclave de Facebook et d'Instagram, incarne un degré de servitude et de vacuité sans doute jamais atteint dans l'histoire de l'humanité. Jamais l'automatisation de l'être humain n'était allée aussi loin ; jamais les comportements et la « pensée » n'avaient été aussi standardisés. Aussi contrôlés...
Jamais la dépersonnalisation n'avait atteint de tels sommets, masquée par la propagande claironnant que nous vivrions une époque individualiste — et que nous serions donc tous des individus pittoresques et formidablement accomplis. Rien n’est plus faux, évidemment, que ces foutaises devenues lieux communs à force de matraquage : l’Occidental contemporain représente au contraire la version la moins individuée de l'être humain qui se puisse trouver à travers les siècles.

Certes, l’Occidental contemporain est d’un égoïsme monstrueux. Certes, l'atrophie de sa compassion n'a aucun précédent dans l'Occident chrétien. Certes, son cerveau ne saurait « penser » à autre chose que son nombril.
Mais ni cet égocentrisme inouï, ni cette indifférence de fer à son prochain ne sauraient faire de l'Occidental un individu. Car un nombril n'est pas un individu. Même un très gros nombril. Même un énorme nombril hypertrophié. Le nombrilisme n'est pas l'individualisme. On peut même presque dire qu’il en est l’antithèse. Que l'individu, le véritable individu, l'individu consistant et accompli (pléonasme), est précisément celui qui a levé les yeux de son nombril pour s'intéresser à tout ce qui n'était pas lui. Et, vivant ainsi en conscience de la grandeur de l’humanité passée, tient assez facilement la bride à ses tendances naturelles à l'autosatisfaction ; et s’efforce, au contraire, de s’élever. De prolonger le chemin glorieux ouvert par ses admirables ancêtres.

C’est en s’enracinant que l’homme s’élève. C’est en héritant qu’il crée du nouveau. L'arbre le plus haut, est celui qui possède les racines les plus profondes.
Même — et en vérité surtout — les tempéraments les plus originaux, les plus atypiques, les plus libres, sont les plus solidement ancrés dans un héritage. Ils sont non pas la négation, mais le couronnement d’une civilisation. Ses plus beaux fruits. Oscar Wilde était anglais, et n’aurait pas ciselé ses aphorismes s’il avait été de culture éthiopienne. Baudelaire était français, et n’aurait pas écrit Les Fleurs du Mal s’il avait été de culture marocaine. Même Mozart, l'homme le plus époustouflant qui ait jamais foulé cette planète, était farouchement autrichien, et n’aurait pas composé La Flûte enchantée s’il avait été de culture nigérienne. Les hommes d'exception sont surprenants, extravagants, inventifs, exubérants, étonnants, incomparables, inimitables, fabuleux, sensationnels, géniaux, tout ce que vous voudrez, mais pas hors-sol. Dans leur singularité, c’est la quintessence de leur civilisation qui s’épanouit. Profondément imprégnés de leur héritage, ils l'emmènent plus loin. L'élèvent plus haut.

L'homme enraciné s'élève ; l'homme hors-sol vit au ras du sol. Dénué de racines, il ne peut se nourrir, et il ne peut grandir. Et ne donne aucun fruit. Voilà pourquoi notre époque est un désert artistique — à quelques oasis près —, un naufrage intellectuel, et un enfer esthétique. Voilà pourquoi notre époque est un désastre anthropologique.

Il faut donc déjouer les entourloupes sémantiques propagées par les faux-amis de l'humanité, qui ont intérêt à mal nommer les choses pour retarder la prise de conscience de leur nocivité. Il faut refuser d'employer leurs mots positifs pour décrire des phénomènes atroces : notre société n'est pas individualiste : elle est nombriliste. Notre société n'est pas celle de l'individu roi : elle est celle de l'ego roi. Du nombril roi. Du nombril hypertrophié qui atrophie tout le reste.
L'hypertrophie narcissique de l'Occidental s'accompagne d'une atrophie vertigineuse de son intelligence, de sa curiosité, de ses capacités d’étonnement : de ses facultés d'individuation. Elle le prive de l’humilité, de la patience, du sens de l’effort nécessaires à son accomplissement. Et fait de lui, derrière ses pitreries égocentriques, un authentique esclave. D’autant plus esclave que tenant ses maîtres-esclavagistes pour des amis, et leurs flatteries méprisantes pour des marques de respect (quand elles ne sont qu'exhortations à faire de sa vie un long éloge inepte de son nombril).

D’un esclavage à l’autre… Des droits de l’homme, ces évangiles du nombrilisme, au Coran, ce code suprême de la soumission, ce sont deux types de chaînes qui sont successivement passées à l’humanité occidentale. Deux façons de piétiner l’homme. De le rabaisser. Deux façons de le dépersonnaliser.

La connivence obscure entre islamisme et progressisme, qui commence à entrer en pleine lumière en ce début de XXIème siècle et deviendra bientôt une évidence pour tous, vient de cette volonté commune de rabougrir l’homme. D’abolir en lui toute idée de grandeur. D’en faire une créature de troupeau primaire, hébétée, vide.

Progressisme et islamisme sont deux visages de la haine de l’homme. Visage angélique, et visage barbare…

Il ne faut donc pas s’étonner de la facilité quasi-naturelle avec laquelle les grands prêtres de l’Église progressiste se (re)convertissent en imams du néo-califat occidental.
Il ne faut pas s’étonner que les plus grandes institutions de l’Internationale progressiste — ONU, Cour européenne des droits de l'homme, Cour de justice de l’Union européenne, Conseil d’Etat — publient dorénavant des fatwas pour mettre l’Islam hors de portée de toute critique, et même du plus simple examen. Il ne faut pas s’étonner que les grands sages des plus hautes juridictions occidentales soient désormais des muftis en costume cravate qui œuvrent, à grand renfort d’arrêts, de décisions, de recommandations et de jurisprudences, à l’extension du domaine de l’Islam en Occident (1978 : arrêt du Conseil d’Etat interdisant au gouvernement Barre de suspendre le regroupement familial ; 2016 : ordonnance du Conseil d’Etat annulant les arrêtés municipaux anti-burkini ; 23 octobre 2018 : condamnation, par le comité des droits de l’homme des Nations unies, des pays interdisant le voile intégral ; 19 décembre 2018 : arrêt de la CEDH ouvrant la voie à l’application la charia dans les pays de l’Union européenne ; et ce ne sont là que quelques jalons).
Il ne faut pas s’étonner de voir la farandole des humanistes, des philanthropes, des féministes, des cohn-bendistes, ne jamais exprimer la moindre inquiétude quant à l’expansion rapide d’une religion en apparence opposée à leur idéologie : c’est qu’en vérité, l’islamisme est la continuation du progressisme par d’autres moyens. Progressisme et islamisme sont mus par la même volonté d’avilir l’homme. De le rapetisser. L’un en le flattant, l’autre en le fouettant, ils travaillent à lui briser les ailes. A le transformer en rampant.

Cette déshumanisation inouïe de l'homme occidental, qui incarna pendant tant de siècles le sommet de l’humanité, était déjà en germe dans le triomphe, il y a deux siècles, des sacro-saints droits de l’homme à n’être rien. Tout était déjà écrit quand, en 1793, l'application du premier programme progressiste de l’Histoire suscita le premier génocide de l’Histoire… Quand les pionniers du progressisme répandirent leur liberté, leur égalité et leur fraternité à coups de sabre, de fusil et de guillotine…
Bien sûr, le changement de paradigme (pour m’exprimer comme les analphabètes des beaux quartiers) induit par la victoire du progressisme sur le catholicisme ne se fit pas sentir immédiatement. Il fallut encore quelques décennies, il fallut encore plus d’un siècle pour que les étoiles s’éteignent et que le potentiel de vulgarité, de bêtise et de barbarie contenu dans les droits de l’homme s’épanouisse dans toute son ampleur (si l’on peut dire). Mais enfin, nous y sommes. La déroute est totale. L’Occident n’est plus rien. La France n’est plus un peuple : c’est une masse. L'Europe n’est plus une civilisation : c’est un entassement d’egos.
L’Occidental n’a plus de racines, plus de profondeur, plus d'identité. Plus d’âme. Il n'est plus qu'une page blanche sur laquelle publicitaires, idéologues et manipulateurs en tous genres viennent déverser en permanence leurs torrents de merde. Et il en redemande. Devenu expert en auto-humiliation, il passe son temps à cracher sur son passé glorieux et à calomnier la religion à laquelle il doit tout. Crétinisé, déculturé, déraciné, il est prêt pour la suite de la transplantation. Après Instagram, place à l’Islam. Et nous pouvons compter sur nos grands juges pétris de droits de l’homme, nos médiatiques dégoulinants de progressisme, nos politiques ivres de valeurs républicaines, pour orchestrer avec enthousiasme ce nouvel épisode du croupissement de l’Occident. Leur rage d’avilir l'homme y trouve son compte. Notre soif de servitude volontaire également.

jeudi 25 juillet 2019

mercredi 24 juillet 2019

L'obscurantisme à visage enfantin



Quand une « civilisation » estime que la science peut sans problème être incarnée par une enfant de niveau brevet des collèges ; quand cette civilisation ne fait plus de différence entre Marie Curie et Greta Thunberg — littéralement « montagne de thunes » —, alors cette civilisation a perdu tout contact avec la plus élémentaire rationalité. Il est donc vain d’en attendre la moindre démarche logique, ni la moindre attitude dialectique. Elle baigne dans l’obscurantisme, et dans son corollaire : le sectarisme.
C’est cela, Greta Montagne de thunes : l’obscurantisme à visage enfantin. Le sectarisme à visage angélique. La haine de toute pensée libre qui se drape dans l’innocence.
Cette pauvre fille, d'ailleurs, n'y est pour rien dans le déchaînement de passions qu'elle suscite ; et elle n'a pas fini de subir les conséquences de la manipulation dont elle est l'objet. Cette destruction sans vergogne de la vie d'une enfant en dit long sur le cynisme, sur l'inhumanité des cercles écologistes.

jeudi 27 juin 2019

Raison


Premier incendie de Notre-Dame en près de mille ans. Deux mois d'enquête. Pour accoucher d'une vague alternative : a) Cigarette oubliée. b) Court-circuit.

Il faut être dénué du sens scientifique le plus élémentaire pour ne pas percevoir le ridicule de telles "explications".

Que de telles aberrations intellectuelles puissent être prises au sérieux ne serait-ce que par dix ou vingt Français, en dit long sur l'inculture scientifique de ce peuple, sur sa perte de tout contact avec la plus élémentaire rationnalité.

Car il n'est nul besoin d'avoir fait de longues études scientifiques pour savoir que l'ignition de telles sections de chêne est impossible sans un apport de chaleur considérable, et que la combustion subséquente ne peut être aussi fulgurante sans un apport massif de combustible exogène. Étonnant, le nombre de Français "rationnels" qui seraient incapables de résoudre un problème de chimie de niveau collège. L'obscurantisme en France atteint des niveaux sans précédent. Et il a de beaux jours devant lui.


samedi 11 mai 2019

Ouiiiiiiinnn !!


« Je me souviens fort bien que quand j'étais enfant, j'étais un monstre. »
Eugène Delacroix

Claire Nouvian. Retenez ce nom. Il est promis à un grand avenir. Non pas au quart d'heure de gloire que promettait cet imbécile d'Andy Warhol ; mais à une éternité de célébrité.

Cette femme, en effet, incarne la Modernité. Elle est le Progressisme fait homme. Enfin, femme.

Elle est le sectarisme, elle est l'intolérance ; elle est la Raison de droit divin, qui ne peut avoir tort.

Elle est le stupéfiant aplomb de l’inculte. Son absence totale de complexes.
Elle est l’illusion de toute puissance, qui assène ses certitudes du haut de son ignorance.

Elle est le refus de toute contradiction. La haine de tout contradicteur.

Elle est le dogme qui remplace la réflexion ; le catéchisme qui remplace le raisonnement ; l'insulte qui remplace l'argument.

Elle est l'impuissance argumentative faite femme.

« Vous êtes rétrograde ». « Vous êtes dingue ». « Climatosceptique ! » « Non mais c'est pas possible. » « Vous trouvez ça normal ? » « Au XXIème siècle. » « J'hallucine. »

Voilà l'arsenal « argumentatif » de cette membre éminente du cercle de la Raison (et de la Tolérance). Voilà comment cette immense penseuse entendait convaincre ses contradicteurs, lors d’un débat qui l’opposait, entre autres, à Élisabeth Lévy.
Élisabeth Lévy qui aurait pu, qui aurait dû ne faire qu’une bouchée de cette puritaine enragée. Élisabeth Lévy qui aurait pu, qui aurait dû tirer parti de l’extraordinaire ridicule dans lequel s’enfonçait, minute après minute, cette pudibonde furibonde.

Élisabeth Lévy qui, comme à son habitude, a fait n'importe quoi.
Aussi désastreuse à l'oral qu'efficace à l'écrit, Élisabeth Lévy a réussi l'exploit de ne pas ferrer un poisson si généreusement offert. Au lieu d’accentuer le contraste hautement comique entre la prétendue scientifique qui ne sait qu'insulter, et la supposée obscurantiste qui, elle, argumente, elle a réagi par mimétisme. A son tour elle s'est énervée, a fulminé, a insulté ; et a même menacé de quitter le plateau.

Quitter le plateau, au moment où on triomphe. Déclarer forfait, quand son adversaire a perdu. Élisabeth Lévy est coutumière de ces réactions calamiteuses. Elle est, semble-t-il, dépourvue d'instinct de mort. Elle ne sait pas tuer. Au moment capital, elle perd ses moyens. Et ruine en une seconde l’ascendant inouï que lui offrent certains adversaires lamentables.

Il eût été aisé, pourtant, de rétorquer à cette inculte hargneuse que le recours aux insultes est un aveu d'échec. Qu'on insulte parce qu'on enrage de ne pas avoir d'arguments. Il eût été facile d'éreinter cette aigrie sur un mode ironique : « Ce qui est bien, avec les insultes, c'est que ça élève le débat. Et puis, ça révèle une grande richesse argumentative. On sent tout de suite qu'on va avoir droit à un échange de haute tenue. »
Ou, plus frontalement : « Quand on passe aux attaques personnelles, c'est qu'on n'a plus beaucoup d'arguments. »
Ou encore : « Quand on n'a plus d'arguments, il reste l'indignation ; et les incantations ; et les imprécations. »

Elle eût pu mettre des mots sur la vacuité idéologique de cette « scientifique », elle eût pu souligner son incapacité à articuler ne serait-ce qu'un argument : 
« Vous ne contestez pas des raisonnements : vous attaquez des personnes. »
« Vous n'argumentez pas : vous vous indignez. »
« Vous ne formulez pas d'idées ; vous envoyez des insultes. »

Elle eût pu exploiter à son avantage tout le grotesque de cette femme capricieuse et hurleuse ; elle eût pu tirer parti du potentiel comique que recelait cette psychologie essentiellement infantile.

Comme la plupart des Occidentaux 2.0, en effet, cette Claire Navrante est un bébé dans un corps d'adulte. Un bébé capricieux, qui exige la satisfaction immédiate de ses moindres désirs ; et, s'il ne l'obtient pas, se met sans délai à hurler. C’est, en effet, son unique compétence.

Ainsi, à la table d'un débat, bébé Claire exige — en toute logique — que l’intégralité des participants pense exactement comme elle. Or ce n'est — étonnamment — pas le cas. Que va-t-elle faire ? Argumenter ? User de sa grande culture, de son immense intelligence, de son magnifique esprit scientifique et de ses prodigieux talents dialectiques pour démontrer la pertinence de ses opinions ? Que nenni. Contestée, bébé Claire, comme tous les bébés, n'a qu'un seul recours : hurler. Insulter. S'indigner. Et le lendemain, entre deux rugissements impuissants (et après une nuit qui, paraît-il, porte conseil), inventer le hashtag #JeSuisFolleDeRage.
Non pas #MeaCulpa. Ni #JaiRéfléchi. Encore moins #JaiEnfinDesArguments.
Rien, donc, qui pourrait dénoter un début d'approche adulte de la contradiction. Cette femme est un bébé colérique, et non seulement elle n'entend pas essayer de changer, de progresser (bien qu'elle adore le changement et le progrès), mais elle en est fière. #JeSuisFolleDeRage. La folie et la rage, donc, au lieu des arguments et des raisonnements. Voilà les armes de cet esprit logique. Voilà l'état mental de cette rugisseuse, qui s'imagine à l'avant-garde du combat pour la Science et la Raison.

Mais laissons de côté cette Claire obscurantiste. Ne l’accablons pas davantage : elle souffre bien assez de son indigence intellectuelle, et de son incapacité à argumenter. Il suffit d’observer ses grimaces atroces, ses prodigieuses contorsions de visage, ses terribles crispations de mâchoire, pour deviner que la détresse de cette femme est extrême. Qu'elle est son enfer à elle-même. Son châtiment, d'ailleurs, nous le connaissons : c'est de vivre dans la folie et dans la rage. Et c'est encore elle qui en parle le mieux : #JeSuisFolleDeRage. Rendons au moins hommage à son honnêteté.

Claire Navrante mérite donc non pas nos sarcasmes, mais notre compassion. Laissons donc de côté sa personnalité, pour nous concentrer sur ce qu’elle symbolise. Sur ce qu’elle révèle de notre époque.
Au-delà du cas pathétique de bébé Claire, en effet, c'est tout l'Occident contemporain qui est contaminé par la puérilisation du débat. Par l’impossibilité structurelle d’accepter la contradiction, découlant elle-même d’une intolérance structurelle à l’altérité, elle-même conséquence de l’égocentrisme infantile qui régit la plupart des grands bébés occidentaux. Égocentrisme infantile qui interdit à l'Occidental 2.0 de se mettre à la place d’autrui pour comprendre son point de vue.

Le sectarisme qui s'exprime sur les réseaux sociaux, la disparition quasi-intégrale des échanges d'arguments au profit des bombardements d'insultes et des braillements d'indignation, sont des symptômes de l'infantilisation de l'humanité occidentale. Ils montrent assez que nous n'avons plus affaire à des adultes usant de leur raison, mais à des bébés soumis à leurs pulsions. Twitter, notamment, n'est qu'une immense nursery de bébés enragés, où s'entrechoquent vainement des narcissismes en acier trempé. Je ne suis d'ailleurs pas certain que les fondateurs de Twitter aient choisi ce nom par hasard (tweet signifie « gazouillis »)... Je ne suis pas certain qu'il n'y ait pas un mépris oblique chez ces gens qui invitent l'humanité à perdre sa vie à piailler son indignation et à exhiber fièrement sa confusion mentale...

Il faut bien comprendre, en tout cas, que l'abolition de toute possibilité de débat n'est pas uniquement le fruit de l'abêtissement vertigineux de l'homme du XXIème siècle, de son inculture sans précédent, de son ignorance inouïe. Le naufrage intellectuel de l'Occident, bien réel, ne saurait suffire à expliquer l'extraordinaire déchaînement d'agressivité que suscite désormais toute controverse, même la plus futile. A ce naufrage intellectuel, évidemment incontestable, s’ajoute un naufrage bien plus grave, bien plus essentiel : un naufrage psychique.
Davantage encore que son intelligence, c'est la psychologie de l'homme contemporain qui est détruite. Davantage encore que son crétinisme, c'est son psychisme infantile qui lui rend insupportable le principe même de contradiction, corollaire immédiat du principe de réalité... Principe de réalité dont le bébé occidental, barbotant dans un narcissisme sans précédent, et exigeant l’assouvissement inconditionnel de ses pulsions, n'a plus la moindre idée. Régi exclusivement par le principe de plaisir, l’Occidental 2.0 n'est pas câblé psychiquement pour admettre l'existence d'une réalité insatisfaisante. Il résout donc toute contradiction par le déni (d'où son ignorance de presque tout). Puis, si cette contradiction persiste, par le mépris (d'où sa dérision envers presque tout). Et, si elle insiste encore, par la haine (d'où ses insultes envers presque tout). Une haine qui peut prendre des formes extrêmement virulentes, puisqu'elle est sa seule réponse aux vexations de la réalité — à l'exclusion de toute argumentation, discussion, ou, simplement, acceptation...
C'est le télescopage entre ses fantasmes de toute puissance, et les désaveux perpétuels du réel, qui rend l'homme contemporain perpétuellement enragé. Et fier de l'être. #JeSuisFolleDeRage.
Claire Navrante a au moins un mérite, et pas des moindres : elle a trouvé le slogan de l’Occident infantilisé. Le cri de ralliement de ces millions de bébés en trottinette (pléonasme), qui ne voient pas où est le problème à se translater, sérieux comme des papes, sur l'objet le plus ridicule que l'homme ait jamais créé. Mais le sens du ridicule n'est pas le fort des bébés. Pas davantage que le sens esthétique. Décomplexés par définition, les bébés ne peuvent se percevoir vulgaires. L'humilité, le doute, l'autocritique, sont incompatibles avec leur psychologie. Ils ne voient donc jamais où est le problème. Mais, bizarrement, ils sont perpétuellement fous de rage. #JeSuisFolleDeRage : voilà donc résumée la condition humaine, dans l'Occident du Progrès, des Lumières et de la Raison.

J'avais envie de conclure ce texte en esquissant quelques solutions de sortie de crise. J'avais envie d'écrire que ce qui manquait à ces bébés, c'était un père. Un vrai père. Pas un papa-poussette. Ni un papa-trottinette. Pas un papa castré de magazine féministe (ou féminin, c'est la même chose). Un père. Qui leur enseignerait les limites, les interdits, les exigences. Qui expliquerait à ces bébés que tous leurs caprices ne peuvent être assouvis ; que pour obtenir ce qu'ils souhaitent, ils doivent non pas brailler, mais travailler. Un père qui mettrait fin à leurs fantasmes de toute puissance ; qui tempérerait leur narcissisme d'un peu d'humilité. Un père qui les délivrerait de l'hégémonie du principe de plaisir, pour les ouvrir au principe de réalité.

Un père comme il y en avait des millions, à des époques où il n'y avait pas des millions de Claire Nouvian...

Oui, j'avais envie de développer quelques considérations sur la cause essentielle de cette puérilisation de l'Occident : la disparition des pères. A commencer par celle du Père...
Mais à quoi bon ? Je sais déjà avec quels « arguments » seraient accueillies ces réflexions, même par les mieux disposés de mes lecteurs. « Rétrograde ».  « Réactionnaire ». « Dingue ». « Patriarcal ». « J'hallucine. » « Non mais c'est pas possible. » « Vous trouvez ça normal ? » « Au XXIème siècle ?!! » Rituel bien rodé. Objections prévisibles. Tout cela est devenu routinier. Comme est devenue routinière la phrase de Bossuet : « Dieu rit de ceux qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. »



lundi 29 avril 2019

elites.bullshit


Steup tu peux m'forwarder la list'des points à date
Telle que dans la version vue au jour d'aujourd'hui ?
Normal'ment tu l'as r'çue dans l'mail qu'a en PJ
Le document listant la list'des points à date.

- Ouais j'te forwarde le mail, mais avec un warning
Pour souligner le point des différents plannings
Et des warnings à date sur les points de pricing
Qui posent encore question : faut marteler c'warning

Car c'est pas encor'sûr qu'on ait un go formel :
Du coup moi chrais d'avis qu'on temporise un peu
Le temps d'y voir plus clair surtout en termes d'enjeux
Ou autres. Bon allez, j'te formalise un mail

Avec la liste listée des points qui posent question ;
Faut pas la voir vraiment comme un vrai reporting
Mais comme un premier jet dans l'esprit brainstorming
Avec l'idée d'comment on s'pose les bonnes questions.

- OK ! Ca marche ! Tip top : j'attends ton projet d'mail
Avec un ptit récap’ des points à adresser
Et des diverses options de possibilités
De choix d’alternatives entre choix optionnels.

L'idée étant de s'dire, dans un esprit first step
Donc voilà « On est là », et, de cet état là
Faire un bilan à date et se dire « On y va ».
Mais pas en mode from scratch, plutôt mode step by step.

- OK, je vois ton point ; mais est-ce que dans ce cas
On peut pas plutôt dire voilà, enfin, chai pas,
Un truc pas engageant, qui nous commite pas,
Pour pas se retrouver avec le choix ou pas ?

- OK, mais j’comprends pas. Pasqu’au jour d’aujourd’hui
On peut aussi trouver des contre-z-arguments
Défendant qu’c’est des points provisoires, pour l’instant,
Et que le qui fait quoi n’est pas très défini.

- OK, mais le problème c’est qu’là on s’met en risque
Dans l’sens où on n’est pas backés à 1 000 %
En termes de posture et de position'ment :
Donc faut aller dans l’sens d’une réduction des risques

D'où, il me semble-t-il, y a la question qui s’pose
De c’est quoi qu’on veut faire, et par rapport à quoi ;
En un mot ce qu’on fait, exactement, c’est quoi,
Et pour aller dans c’sens qu’est-c'que c’est qu’on propose ?

- OK, je vois ton point ; mais dans ton document
Y a des points temporaires qui demeurent en suspens
Et qui seront, je pense, pas pérennes dans le temps ;
Du coup moi chrais d’avis d’lister un ptit bilan

Définitif à date, histoire d'y voir plus clair
Et définir comment on va s'positionner
Car là en l’occurrence avant de s'exprimer
Je pens’que ce sera mieux qu'on ait les idées claires.

- Clair'ment je suis d'accord ; donc alors moi c'que j'vois
C'est qu'au jour d'aujourd'hui faut qu'on s'pos'la question
De savoir à coup sûr si vraiment oui ou non
Est-ce que on veut vraiment poursuiv' dans cette voie ?

- C’qu’est pas clair c’est est-c'que l’on fait cela ou pas ?
Si c’est le cas, dans c’cas, que faisons-nous pour ça
Je veux dire dans le sens du pourquoi on fait ça :
Si on le fait ou pas, en un mot ça change quoi ?

- Euh, ça alors chais pas. J’t’avoue qu’là c'est pas clair
Pour le moment à date, dans l'contexte actuel,
Tel qu'au jour d'aujourd'hui, on est dans un tunnel
Qui fait qu’nos conclusions sont plutôt temporaires.

- OK mais est-c'qu'au moins on est sûrs que nos offres
Sont à même de créer l'appétence pour l'client ?
Et qu'est-c'qui sur l'marché nous rend différenciants ?
La différenciation des différentes offres ?

- C'est quasiment probable qu’y a p't'être un peu de ça.
Mais d'là à l'affirmer d'façon affirmative
Là par contre en revanche chrais pas affirmative ;
Cela dit ça fait sens de supposer cela ;

Mais au-delà de tous ces points suppositoires
Moi j'pense qu'il faut qu'on s'pose une question qui fait sens :
Est-c'qu'on est en maîtrise de nos coûts de dépenses ?
Là-d'sus est-c'qu'on a des conclusions provisoires ?

- Sur ce point on avait lancé un grand projet
D’études des différents scénarii de gestion
Et c’qui r’sort de c'tétude, c'est cette conclusion :
Nos clients paient trop cher, au sens où ils devraient

Payer moins. C’qui veut dire qu’ils paient plus qu’ils devraient.
Donc l’impact de nos coûts n’est pas bien impacté :
J’ai fait l’estimation du montant estimé
Du surcoût qu’ils dépensent en plus de c’qu’ils devraient.

- Ah chui intéressé par c’que tu peux trouver !
Tu pourrais m’envoyer ton fichier stp
Tel qu’il est en l’état, même pas finalisé
Dans l’esprit d’faire une passe, just’histoir’ de checker ?

- Ouais OK si tu veux ; mais j’tiens à rappeler :
Pour rappel je rappelle que ce genr' de fichiers
N'ont pas vocation à être diffusés
Notamment car entre autres c'est non finalisé

Et surtout ça révèle pas d'nos prérogatives :
Nous on est responsab’ de ce qui nous incombe :
Dans c’fichier j’vérifie just’que eux ils retombent
Sur nos valeurs qui sont que juste estimatives

Mais tout ça doit rester en off : c’est officieux.
- OK y a pas d’souci : le point de ma question
C'est juste « Est-c’que l’on a bien géré la gestion
Ou est-c'qu'on peut encore optimiser c't'enjeu ?

Ou pas d'ailleurs ? C'est aussi une option. »
Tu vois en sous-jacent la question de mon point ?
- Yep ! j'ai très bien compris le pourquoi de ton point :
Pas d'souci j'te forwarde mes deux estimations

Asap ! Laisse-moi juste finaliser un point
Et finaliser deux ou trois petits calculs
Que chui pas en mesure qu’Excel me les calcule
Donc eux il faut que j’me les paluche à la main.

- OK ! Tip top ! Merci ! Du coup je t'embête plus.
Après ça on pourra ptêt faire un ptit bilan
En vue d’un déploiement progressif dans le temps.
Ca t'irait comme ça ? Là-dessus qu'en penses-tu ?

- Yep ! OK, pas d'souci. Attends, par cont' je vois...
Non... Attends... Truc de dingue ! Dans l'cadre du dossier
Moov'up la solution qu'javais fait émerger
A disparu. Attends, non mais, sérieux t’y crois ??

Attends, là, honnêt'ment, franch'ment, c'est abuser
Qu'on n'ait pas tenu compte de mes propositions
Où je proposais des nouvelles innovations
Innovantes, inventives et pleines de nouveautés !

En plus j’avais drafté un beau projet de mail
Pour être proactif en termes de follow up
Avec un reporting dans l’esprit bottom up ;
Eh bien tant pis : tout ça ira à la poubelle.

- Mais non, y a pas d’souci !! On va faire un rollback
Que tu puisses ajouter tes points supplémentaires
Et compléter avec tes points complémentaires
Et faire un point sur tous les points qui nous impactent

Et lister une liste de tes points, point par point
En soulignant les points les plus prépondérants
Et en forçant le trait sur les points impactants
Et les points d'attention qui mérit’raient un point.

- OK pour rollbacker ; mais là franch’ment chui dég
J’ai innové avec des idées innovantes
Et là c’est com' si elles étaient pas existantes !
Honnêtement, j’le dis : c’est juste un truc de dingue !

Et ouais, OK, d'accord, peut-êt' que c'est possible
De rollbacker : peut-êt'qu'on peut rend' ça possible
Mais est-on vraiment sûrs que c'est pas impossible
Que ça puisse êt'probab' qu'on puiss'rend'ça possible ?

Je veux dire en un mot, pour être vraiment clair :
Est-ce qu'on peut acter la possibilité
De plus prioriser cett' possibilité ?
Et dans le cas contraire, peut-on — ou pas — le faire ?

Ou pas ? C'est la question. Nan pasqueuh je veux dire
Que c'est complètement un peu ça le sujet :
De savoir si on peut — ou pas — sortir un premier jet
Avant — et pas après — que se tienne le codir ??

- Alors ça, désolé, je saurais pas te dire,
Ça dépend, tu sais bien, d'une pléthore de facteurs,
Et si je m'avançais, je t'enduirais d'erreur.
Mais bon ce sera fait asap, au pire ;

Mais je vois bien ton point. Après, très honnêt’ment
On vit tous dans un monde qui est un monde mouvant
Et qu'est pas conclusif, du coup c'est confusant
D'où l'besoin d'être agil pour vivre avec son temps.

- Oui, je partage ton point ; c'est d'ailleurs challenging
De vivre dans un monde mouvant qu’est en mouv'ment :
Pour moi c'est synonyme de challenges exaltants
Surtout pour les progrès en termes de reporting.

- Ca j’aurais pas dit mieux ; c’est c’qu’est intéressant
De s’attaquer à fond à des sujets de fond :
C’est pas just' pouf, voilà ! Faut s’investir à fond
C’est ça c’qui fait qu’on fait des boulots passionnants.

- Alors là honnêt’ment j’peux que être d’accord
On a vraiment d’la chance d’êt’ sur des sujets d’fond
Et de pouvoir ainsi s’réaliser à fond :
On pourra être fiers sur notre lit de mort

D’avoir bien maîtrisé tous les points de gestion
D’avoir amélioré les process de warning
D’avoir optimisé les flux de reporting
Et d’avoir préparé de belles présentations ;

D’avoir fait émerger des solutions pérennes
Pour adresser les points cruciaux de la gestion ;
D’avoir identifié les points qui posent question
Pour mieux améliorer nos processus internes ;

D'avoir été dans l'sens d’une amélioration
Dans not'façon d'gérer not'gestion de projets ;
D'avoir vu les impacts qu'allaient nous impacter
Et d'avoir estimé les bonnes estimations

Et puis d'avoir toujours fourni not'best effort
Mêm' quand ça paraissait êt' pas toujours gagné
D'avoir fait des nocturnes, d'nous être dépassés
Pour tenir les délais des delivery d'rapports.

J’me souviendrai de ces lunch-sessions palpitantes
Où, sandwich à la main, nous finalisions
Les slides autoportants de la présentation
Pour rendre nos idées encore plus impactantes.

Et ces nuits consacrées à drafter nos questions
Et ces week-ends passés sur les points d’attention
Et toutes ces matinées d'enivrantes réunions
Au bilan invariant  : « Faut qu'on s'pose la question. »

C’était vraiment puissant intellectuellement
C’était des beaux projets, des défis stimulants
Sur des sujets cruciaux, profonds et passionnants :
Bref, une voie royale vers l’accomplissement.

Nous pourrons donc mourir, sans remords ni regrets
Après cette existence riche et pleine de sens,
Et nous pourrons conclure cette vie belle et dense
En proclamant fièr'ment : « Donc voilà, ça c’est fait. »