mercredi 24 avril 2019

Enfumage




A l'heure de l'expertocratie triomphante, on peut s'étonner qu'aucun expert incendie, spécialiste du feu ou autre pompier à la retraite n'ait été invité à s'exprimer sur le feu de Notre-Dame. On peut trouver étrange qu'aucun média n'ait jugé pertinent, s'agissant d'un feu, de faire appel à un pompier pour le commenter. Et de lui poser quelques questions. « Le chêne est-il un bois qui s'enflamme facilement ? » ; « Sans l'aide d'un combustible exogène, combien d'heures  met une bûche de chêne à se consumer ? » ; « Quelle était l'épaisseur des troncs de chêne qui ont brûlé ? » ; « Êtes-vous surpris de la vitesse de propagation de ce feu ? » ; « Comment interprétez-vous, à côté de la fumée de bois, cette fumée jaunâtre, extrêmement dense, et extrêmement abondante ? » ; « La présence de cette deuxième fumée signe-t-elle la présence d'un deuxième combustible ? Si oui, lequel ? ». Mais une fois n'est pas coutume, aucun plateau télé n'a reçu d'expert. Aucun média n'a invité de pompier à analyser ce feu. Les bons réflexes se perdent. On se demande bien à quoi pensent nos journalistes, eux d'ordinaire si prompts à dégainer leurs spécialistes. On se perd en conjectures sur les raisons de cet oubli. L'émotion, peut-être. Laissons-leur le temps de retrouver leurs esprits. Après tout, cela ne fait qu'une semaine.

mercredi 17 avril 2019

Fausse alerte




Ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre. [...] C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leur oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
Mt 13, 13.15

Quand une femme battue meurt, rien ne serait plus absurde que de soupçonner son conjoint. Rien ne serait plus complotiste. Délirant. Conspirationniste.
Tout esprit logique et rationnel conclurait sans réserve à un accident.

Quand le catholicisme concentre plus de 90 % des atteintes aux édifices religieux ; quand les actes de vandalisme envers les sites catholiques ont augmenté de 245% entre 2008 et 2016 ; quand les profanations d’églises se sont encore intensifiées depuis quelques mois ; quand le 2 mars 2019, la basilique de Saint-Denis a été saccagée ; quand le 17 mars 2019, l’église Saint-Sulpice a été victime d’un incendie criminel ; et quand le 15 avril 2019, la cathédrale Notre-Dame de Paris a été victime d’un incendie ; alors rien ne serait plus absurde que d’envisager ce dernier événement comme le prolongement des précédents. Rien ne serait plus complotiste. Délirant. Conspirationniste.
Tout esprit logique et rationnel conclurait sans réserve à un accident.

D’autant plus que la théorie complotiste d’un incendie criminel n’est défendue que par les perroquets à fake news les plus bas du front. Jugez vous-même : c’est la thèse suggérée à demi-mots (pas fou l’animal) par Benjamin Mouton (même son nom trahit son absence d’esprit critique), diplômé des Ponts et Chaussées et des Beaux-Arts, distingué de l’Ordre National de la Légion d’Honneur, de l’Ordre National du Mérite, de l’Ordre des Arts et des Lettres, Inspecteur Général des Monuments Historiques, expert du Ministère de la Culture, expert UNESCO pour le patrimoine mondial et, très accessoirement… ex-architecte en chef de Notre-Dame de Paris. Bref, un esprit faible et influençable, qui de surcroît ne connaît rien à son sujetUn crétin complotiste qui parle sans savoir. Contrairement à nos journalistes qui, eux, savent toujours tout ; et savaient donc, dès que les premières flammes de Notre-Dame s’élevèrent dans le ciel de Paris, que leur origine était accidentelle.
Même le parquet, qui a longtemps suivi la coutume assez saine de statuer après instruction, a en l'occurrence jugé possible de rendre ses conclusions avant le début de l’enquête : incendie involontaire. Circulez, y a rien à voir. Même pas ces commentaires de musulmans qui se réjouissent de l’outrage fait à ce symbole de la France, donc de la chrétienté. Accident, on vous dit. Mettez-vous bien en tête que personne, en France, ne déteste la France. Que personne ne déteste le catholicisme. Et surtout n'apprenez jamais que Notre-Dame a été construite pendant les croisades. Sinon vous en viendriez presque, vous aussi, à vous réjouir de la destruction de ce symbole d'un passé ignoblement islamophobe. Mais cela viendra. Vous êtes prêt. Votre amour du mensonge montre que vous êtes prêt. Plus qu'une question de temps.



https://www.youtube.com/watch?v=uI9v7rIu3t0

https://www.youtube.com/watch?v=ap9JrTWFjVs

https://youtu.be/Cq7aZxjUCxo?t=470

https://www.youtube.com/watch?v=Cq7aZxjUCxo&feature=youtu.be&t=325




lundi 15 avril 2019

Marie





Aujourd'hui, Notre-Dame a brûlé. Mais il y a bien longtemps qu'elle n'habite plus le cœur des Français. Comme une présence importune qui se retire...

samedi 13 avril 2019

Faits et fantasmes





L'alternative n'est pas entre croire au Grand Remplacement, et ne pas y croire ; elle est entre le constater, et le nier. Entre s'attacher aux faits, et se réfugier dans le déni.

PS : 2015 - 1968 = 47 ans ; se demander quelle allure auront ces cartes dans 47 ans... 

Indice : en 1997, il y avait 18,5 % de naissances musulmanes en Seine-Saint-Denis (soit le taux national d'aujourd'hui) ; en 20 ans, ce taux est passé à 51 %.

jeudi 4 avril 2019

Christianisme = machisme

230 viols par jour en France. Par Jacques et Jean-Eudes.
Viols du Nouvel an à Cologne. Par Hans et Dieter.
Explosion des taux de viol au Danemark, en Norvège, en Finlande. À cause essentiellement de Lars et de Anders.
Record mondial du taux de viol pour la Suède. Ingmar, Bjorn et Viggo sont décidément incorrigibles. 
Mais que les femmes d’Europe se rassurent : leur calvaire est bientôt fini. Grâce à l’arrivée massive de gentlemen en provenance de pays champions de la condition des femmes, l’horrible civilisation chrétienne qui leur fait tant de mal ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

dimanche 31 mars 2019

Imam François

Il faudrait que quelqu'un explique au pape que ce n'est pas avec des musulmans qu'il va remplir les églises.
Il pourrait même s'avérer nécessaire de lui rappeler que son rôle est d'œuvrer à l'expansion du catholicisme, pas à celle d'une autre religion... 

vendredi 22 mars 2019

Le triomphe des Lumières



Les progressistes détiennent la Vérité ; tout le reste est fake news.


Sexiste.
Raciste.
Populiste.
Homophobe.
Islamophobe.
Fasciste.

Les hommes des Lumières n'échangent pas des idées : ils s'envoient des insultes.
Les champions de la Tolérance ne contestent pas des raisonnements : ils attaquent des personnes.
Le cercle de la Raison n’argumente pas : il s’indigne.

Sortie de deux mille ans d'obscurantisme et d'ignorance, l'humanité des Lumières ne sait faire qu'une chose : prêcher.

C'est que l'homme des Lumières est un religieux qui s'ignore.
Il croit avoir des idées, quand il n'a que des dogmes. Des dogmes qui, par définition, ne se discutent pas ; pas davantage qu’ils ne se démontrent. Des dogmes dont il serait blasphématoire de demander la démonstration.

Blasphématoire : en régime de Lumières, la notion de contradicteur n’existe pas : il n’y a que des blasphémateurs. Voilà pourquoi les « débats » contemporains se résument à des leçons de morale et à des échanges d'insultes. On ne dialogue pas avec un blasphémateur : on le stigmatise (bien qu'il soit très mal de stigmatiser), on le fustige, on l’invective, on lui explique à quel point il est méchant, immoral, déviant. Diabolique. « Les partisans du Brexit auront une place spéciale en enfer. » Ainsi s'exprime le président du Conseil européen, incarnation suprême du Progrès, de la Modernité et de la Raison...

Sexiste, raciste, populiste, homophobe, islamophobe, fasciste ; autant de vocables qui, dans leur apparente diversité, désignent un seul et même personnage : le blasphémateur. Celui qui, dérogeant aux Saintes Écritures progressistes, ne peut pas être dans le vrai. Celui qui, même quand les faits lui donnent raison, a tort.
Les Évangiles médiatiques étant la Vérité, tout supposé « fait » qui les contredit est nécessairement un blasphème. Ou une fake news, si vous préférez. Un délire complotiste. Une théorie conspirationniste. Une vérité alternative. Un fantasme de la fachosphère relevant de la post-véritéBref, une illusion diabolique révélant, chez celui qui y est sujet, l’emprise du Démon. D'où la volonté exprimée de plus en plus impérieusement par le clergé progressiste de mettre à l'Index les publications contenant des vérités alternatives au dogme. Leur projet de loi anti fake news n’est pas autre chose ; de même que la démarche des curés du Monde consistant à attribuer à chaque site d'information une note selon son degré de conformité au catéchisme progressiste. Le message sous-jacent à ces opérations de censure est exactement celui d’une mise à l’Index : « Fidèles, ne vous égarez pas dans ces lectures impures ; vous vous éloigneriez du chemin de la Vertu. »

Fake news, complotisme, conspirationnisme, vérité alternative, post-vérité : tous ces vocables que nous voyons fleurir depuis quelques années dans les bulletins paroissiaux de l’Église progressiste, sont des synonymes d’un seul et même mot : blasphème. Ils sont les armes employées par les aumôniers médiatiques pour combattre les infidèles, et tenter d’enrayer la progression de leurs hérésies. Vous noterez que dans ces armes ne se trouve pas le commencement d’un raisonnement, ni même l’esquisse d’un argument. Qu'elles consistent exclusivement en des qualificatifs dépréciatifs, et en des insultes plus ou moins voilées (dont l'éventail s'échelonne de « stupide » — croit aux fake news — à « nazi » — n’hésite pas à intégrer dans sa réflexion des « faits » évoqués par la fachosphère, autrement dit des œuvres de sorcellerie). Aucune contestation sur le fond, donc. Aucune idée. Aucune pensée articulée. Jamais vous ne verrez un fidèle de l’Église progressiste réagir à la contradiction par des explications, des démonstrations ni des raisonnements. Jamais vous ne verrez un fidèle de l’Église progressiste vous répondre sur le fond.

Il faut bien comprendre, en effet, comment « pensent » les progressistes. Il faut bien comprendre le fonctionnement de ces esprits pétris de religiosité, ces pieux dévots dont la vision du monde s'équilibre entre tabous, interdits, impératifs moraux (pas d’amalgame) et articles de foi (l’immigration est une chance pour la France ; l’euro est une chance pour l’économie ; l’islam est une religion de paix et d’amour ; les femmes ont toujours été oppressées par les hommes blancs hétérosexuels, etc.). Cela permet de mieux saisir pourquoi toute tentative de discussion avec eux est immanquablement vouée à la stérilité — dans le meilleur des cas — et, dans la plupart des cas, à la violence. Pourquoi tout débat avec eux est non seulement vain mais, plus foncièrement, hors-sujet. C’est que l’échange d’idées ne les intéresse pas : leur domaine, à eux, c'est celui de la morale. Donc de la condamnation — dans tous les sens du terme... Une condamnation des fascistes, des pro-Trump, des brexiters, des islamophobes, des homophobes, des machistes, des sexistes, des populistes — bref, des mécréants — qui ne souffre aucune nuance ni aucune retenue.
La foi du Progressiste est en effet sous-tendue par un credo surpuissant, qui lui confère une assurance inébranlable ; un credo qui lui permet d'asséner ses dogmes au mépris total des faits, et qui s'énonce ainsi :

Les progressistes détiennent la Vérité ; tout le reste est fake news.

Credo qui, au passage, dénote une grande ouverture d'esprit, et une inclination plus grande encore au progrès de la connaissance ; ce qui, venant de progressistes ouverts d’esprit, ne saurait nous étonner. 

La boussole du Progressiste n'indique pas la vérité, mais le consensus. C'est ce qui fait du Progressiste le bigot des temps modernes. Le digne descendant des dévots des siècles passés. Au XVIIème siècle, le Progressiste aurait accusé Galilée de diffuser des fake news.
Comme tous les culs-bénits de toutes les époques, le Progressiste ne défend pas la vérité, mais la morale. Plus exactement, sa réputation de bonne moralité. Et pour cela, il n’a pas besoin de comprendre : il lui suffit de pourfendre. Pourfendre ceux que les Évangiles progressistes lui désignent comme des démons (Trump, Orban, Salvini, Poutine et, plus généralement, l'homme blanc hétérosexuel, Satan des temps modernes) ; et défendre celles et ceux que l’Église progressiste a décrété-e-s saint-e-s (le musulman,le Juif, le gay, le racisé, le-la féminist-e, le-la ? transgenre, le queer antispéciste, le trav' végétarien, le bi végétalien, la vegan lesbienne et autres vaches sacrées).
Pourfendre et défendre : la seule préoccupation du Progressiste étant son intégration dans la communauté des croyants via l’exhibition de sa vertu, son rapport aux idées ne saurait être dialectique ; il est purement binaire. Il consiste, pour chaque idée, à identifier l’étiquette qu’il convient de coller, piochée dans un fonds aussi riche que subtil : 1. Idée de méchant ; 2. Idée de gentil.
Vous trouvez là sans doute que j’exagère. Que j'en rajoute. Que je caricature. Eh bien observez. Observez attentivement. Observez bien : vous constaterez que l’esprit du Progressiste n’est pas moins manichéen que cela. Pas moins simpliste. Pas moins puéril (quelles que soient ses capacités intellectuelles, d’ailleurs parfois très élevées). Observez, et vous verrez : la « vie intellectuelle » du Progressiste n'est qu'une alternance entre approbation frénétique et indignation furibonde.
Le cerveau du Progressiste demeurera à jamais vierge de ces choses tortueuses et suspectes qu'on nomme réflexion documentée, analyse nuancée, critique argumentée. Il ne connaîtra jamais le dépucelage du discernement. Ni le vice de la connaissance. Ni les turpitudes de l'esprit critique. Très précautionneusement il se gardera de commettre le péché de pensée personnelle : il sait trop bien que celui-ci mène immanquablement à un péché bien plus grand, bien plus grave, bien plus impardonnable : le péché de contestation des Évangiles médiatiques. Ce qui, dans une époque saturée de religiosité, signifie excommunication. Exclusion de la communauté des croyants. Perspective terrifiante et, à vrai dire, inenvisageable pour qui a toujours vécu dans la tiédeur du consensus...

Comme toutes les religions, le progressisme a ses traditionalistes — les antifascistes, qui 75 ans après la mort d'Hitler voient encore des nazis partout —, ses ordres religieux — les Écologistes, les Climatocatastrophistes, les Islamo-gauchistes, les Féministes, les Antiracistes, les Journalistes — , et surtout, surtout, ses Tartuffe. Ses charlatans de vertu qui se répandent publiquement en bondieuseries exaltées, et se comportent en privé à l'exact opposé de ce qu'ils professent.
Pour ne prendre qu’un exemple récent, celui des jeunes séminaristes de la « Ligue du LOL » est particulièrement éloquent : grenouilles de bénitier médiatique comme rarement une religion en produisit, multipliant les génuflexions ostentatoires devant la Sainte Trinité « Parité - Mixité - Diversité », ces modèles de piété se révélèrent possédés par les démons du sexisme, du racisme, de l'homophobie, de la grossophobie, de l'handiphobie, et de toute ces « phobies » que les tribunaux de l'Inquisition contemporaine inventent jour après jour pour imposer leur morale de plus en plus tatillonne, tracassière, asphyxiante. 
Citons aussi Denis Baupin, père supérieur de l'Ordre Féministe accusé d’avoir, entre un sermon indigné sur le sexisme et une homélie enragée sur le machisme,  humilié, insulté, et exercé chantages, intimidations et menaces sur d’innombrables femmes pour en obtenir des faveurs sexuelles.
N’oublions pas non plus le cardinal DSK, féministe officiel dont les agissements officieux ont fait naître quelques doutes sur la sincérité de sa foi… On pourrait également, si l’on voulait être très gênant, évoquer le cas d'un prêtre nommé Jack Lang… Mais bon… soyons gentil… n’insistons pas…
Parlons plutôt du petit moine Mehdi Meklat, apôtre officiel de la tolérance et de la bienveillance qui dégueulait en loucedé un flot ininterrompu d'imprécations sexistes, homophobes et antisémites… Comme on pouvait s’y attendre ce moinillon, une fois connus ses sacrilèges, s’est empressé d’« implorer le pardon », plutôt que d’assumer ses idées et d’affirmer sa personnalité. Comme les bigots de la Ligue du LOL. Comme la plupart des Tartuffe du progressisme, quand ils se font poirer. C’est que pour ces dociles dévots ayant toujours vécu dans la tiédeur émolliente du consensus (et en ont tiré de grasses gratifications), l’excommunication de l’Eglise progressiste serait un traumatisme trop douloureux. Il leur faudrait, en effet, commencer à vivre en contradiction. Il leur faudrait commencer à s'opposer. Il leur faudrait commencer à penser. Or il est tellement plus facile, et tellement plus avantageux socialement, de psalmodier en boucle :

Sexiste.
Raciste.
Populiste.
Homophobe.
Islamophobe.
Fasciste.

Voilà donc les termes du « débat » contemporain. Voilà l'état de la pensée dans l’Europe des Lumières. Voilà ce qu’il en est de l’esprit critique, du sens de la nuance, et de la tolérance de l’homme moderne.
Si ce n’est pas de l’obscurantisme, c’est bien imité...

L’Europe, jadis phare des arts et de la pensée, ne produit plus que laideur et bêtise.
L'Europe de Saint Thomas d'Aquin a laissé place à l'Europe de Laurent Joffrin.
L'Europe de Mozart, de Molière et de Rubens est devenue l'Europe de Julien Doré, de Christine Angot et de Jeff Koons. Il paraît qu’on appelle ça « Progrès ». Sortie de l'obscurantisme. Triomphe de l’intelligence. Et que tout discours évoquant la grandeur des hommes du passé est un tissu de fake news, procédant d’une très excessive surestimation des réalisations d'alors (lesquelles, en vérité, ne valent pas mieux que nos productions d'aujourd'hui). L’enivrante fécondité de l’Europe « obscurantiste » ? Fake news. L’accablante stérilité de l’Europe progressiste ? Fake news. La splendeur de Venise, de Rome, de Florence, de Prague, de Vienne, et la laideur des villes modernes ? Fake news. Le talent délirant de Mozart ? Fake news. Et celui de Rubens ? Fake news également. Que notre époque de Lumières soit infoutue de susciter des génies de cette envergure ? Post-vérité. Que la génération frénétique de génies qui caractérise l’Europe obscurantiste ait connu un net ralentissement dès le triomphe des Lumières, pour ne laisser aujourd’hui qu’une affligeante succession de castrés arrogants ? Vérité alternative. Que l'Europe du Progrès soit un désert artistique, et un enfer esthétique ? Fantasme. Que la raison sans la foi soit incapable de beauté ? Fake news, fake news, fake news.
Tout ce qu'on pourra dire sur l’excellence de l’Europe obscurantiste, et la médiocrité de l’Europe progressiste, n'est que fake news.
La Vérité, celle des Saintes Écritures progressistes, c'est que l'homme du XXIème siècle incarne le sommet de l'humanité. Que les Lumières l'ont libéré. Rendu plus intelligent. Plus cultivé. Plus tolérant. Et surtout, surtout, beaucoup plus ouvert à la contradiction.
Oui, récitez bien dévotement, et n’en doutez pas : les Lumières ont illuminé l’Europe. Elles l’ont sauvée de la bêtise, du sectarisme et de la haine. Deux siècles après le triomphe des Lumières, l'Europe est enfin une civilisation digne de ce nom. L'homme d'Europe, enfin libre, enfin pleinement accompli, vit des temps merveilleux. Des temps de tolérance, d'intelligence et de fraternité. Et, armé de ses Lumières et de sa Raison, il s'achemine vers un avenir radieux. Amen.

samedi 2 février 2019

Peine de mort


Chaque année, en France, 500 individus sont accusés de viol. Jugés. Reconnus coupables. Et ne vont pas en prison.
Chaque année, dans le Pays des Droits de l'Homme, 84 000 viols sont commis. 230 par jour. 10 par heure. En France.
Chaque année, en France, 13 % seulement des victimes de viol portent plainte. Et 2 % des violeurs sont condamnés. Parmi eux, donc, 500 ne vont pas en prison. Leur peine est aménagée.

Pourquoi rappeler ces chiffres — ou, plus sûrement, les faire découvrir (nos médias préférant, en termes de condition des femmes, dénoncer la ô combien plus scandaleuse persistance des stéréotypes sexistes dans les catalogues de jouets) ?

Parce que ce laxisme révoltant aurait pu, pour une fois, nous sembler réjouissant. Parce que cette jurisprudence infâme aurait pu, pour une fois, nous sembler adéquate.
Parce que l'indulgence délirante dont bénéficient les auteurs de tournantes aurait pu, appliquée à ces deux policiers, nous sembler raisonnable.

Ces deux policiers qui, eux, n’ont pas traîné de force une adolescente dans un local à poubelles avant de lui briser le nez, de lui casser les côtes, puis d’appeler tous les gadjos de la cité pour la faire tourner pendant sept, huit, dix heures, ravageant ses trois orifices avec une férocité inouïe, et la finissant aux glaviots et à la pisse.

Ces deux policiers qui ont, comme vous et moi, un soir d'ivresse, été attirés par une fille lascive ; l'ont enlacée ; l'ont embrassée ; et, enhardis par sa complicité sensuelle, lui ont proposé d'aller plus loin. Entre trentenaires. Entre adultes. Entre gens expérimentés qui savent bien que quand une rencontre voluptueuse débouche sur une invitation, et sur une acceptation de cette invitation, ce n'est pas pour aller prendre le thé... Que quand un homme et une femme s'invitent et se suivent à trois heures du matin, c'est en général pour faire d'autres choses... Des choses que seuls les jaloux, les hypocrites et les puritains feignent d'ignorer.

La vérité est que ces deux policiers sont vos frères. Votre fils. Votre ami.
La vérité est que ces deux policiers, vous les connaissez.
Ces deux policiers, c'est vous, c'est moi.
Ces deux policiers viennent d'être condamnés à sept ans de prison ferme.

Sept ans ferme, après cinq ans d'une procédure exténuante qui était déjà, par elle-même, un châtiment — si châtiment il devait y avoir... Une procédure qui avait commencé par un non-lieu, et finit par une condamnation à sept ans ferme. Une procédure où l'expertise psychologique de la plaignante avait diagnostiqué une personnalité instable, dotée d'une forte propension à la mythomanie ; une procédure qui conclut que, tout bien considéré, cette femme dit la vérité. Sept ans ferme.

On connaît le sort réservé aux violeurs dans les prisons. Il est atroce. On connaît le sort réservé aux policiers dans les prisons. Il est indicible. Alors des policiers violeurs...

Par leur décision, c'est la peine de mort que les magistrats ont appliquée à ces policiers. Le savaient-ils ? Bien sûr que non. Il est évident que des magistrats, dont le travail consiste à décider s'ils doivent envoyer un accusé en prison, n'ont aucune idée de ce qui se passe en prison. Pas davantage ne savent-ils qu'en prison, les violeurs — les pointeurs, comme on dit là-bas — sont traités avec une cruauté inouïe. Ni que les criminels, qui constituent par définition la majorité de la population pénitentiaire, ne rêvent que de se faire un flic.

C'est donc en toute innocence, sans le moindre atome de malveillance, que ces magistrats ont prononcé à l'encontre de ces policiers une sentence de mort. Et pas une mort pépère...
Une mort précédée de tortures à côté desquelles les supplices du Moyen-Âge sont de douces plaisanteries. Une mort à laquelle ces deux policiers auraient pu échapper, s'ils avaient eu la chance de compter parmi ces 500 condamnés pour viol qui chaque année, après condamnation, ne vont pas en prison.
Mais cette chance, ils ne l'auront pas. La place est déjà prise. Par d'autres violeurs dont la culpabilité, elle, ne fait aucun doute. D'autres violeurs dont l'accusatrice n'était pas une adepte de plans à trois. D'autres violeurs qui n'ont pas échangé de french kiss ardents avec leur victime, ni ne lui ont laissé la liberté de les suivre...

C'est officiel : la peine de mort est rétablie en France. Et dans des modalités bien plus barbares, bien plus impitoyables qu'au Moyen-Âge ; avec des bourreaux bien plus cruels, bien plus vicieux, bien plus dégénérés.

Vous trouverez sans doute ces propos excessifs, donc insignifiants. Vous ne devriez pas. Cette « justice », puisqu'il faut bien se résoudre à appeler les choses par le nom qu'on leur donne, c'est celle de votre pays. C'est celle qui vous jugera si un jour, une fille avec laquelle vous avez couché vous accuse de viol. Ah mais vous, c'est différent ? Vous, vous n'êtes pas un violeur ? Mais ces policiers disent la même chose ! Ces policiers disent comme vous. Vous ne les croyez pas ; pourquoi vous croirait-on ?

Il faut craindre une justice qui condamne à mort 2 policiers pour un viol improuvable, mais laisse chaque année 500 violeurs libres. Il faut craindre une justice qui maintient en détention Christophe Dettinger, père de famille ayant boxé un CRS en armure, casqué, et muni d'une matraque, au motif qu'il présenterait une « personnalité extrêmement inquiétante et dangereuse » mais libère quotidiennement, quelques heures seulement après leur interpellation, des racailles lyncheuses de flics. Il faut craindre une justice à deux vitesses qui, envers certains citoyens, manifeste une rigueur confinant au sadisme et, envers d'autres, un laxisme confinant à la complicité. Il faut craindre une justice aussi partiale, partisane, militante ; il faut craindre une justice aussi haineuse d'une partie du peuple français. C'est la nôtre.


Sources :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/08/01016-20170208ARTFIG00128-une-victime-de-viol-sur-cinq-n-a-jamais-parle-de-son-agression.php

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/28/01016-20190128ARTFIG00318-viol-au-36-les-temoignages-divergents-d-un-pere-d-un-ex-ami-et-d-une-policiere.php


mercredi 30 janvier 2019

Saccage


Dans quelques décennies, les idiots utiles de l'escroquerie écologiste raseront les murs. Peut-être même certains, guéris de leur obscurantisme, auront-ils la lucidité, et l'humilité, de prononcer un mea culpa. Mais il sera trop tard : la Terre, envahie d'éoliennes hideuses et inutiles, ne sera plus qu'une immense décharge à ciel ouvert. Par leur action. Par leur aveuglement. Par leur dévotion forcenée, autant qu'irrationnelle, au fanatisme écologiste — de loin l'idéologie la plus hostile à la nature qui ait jamais germé du cerveau humain.