mardi 9 octobre 2018

Utopies et réalité


Les communistes se prétendaient amis de l'humanité ; ils ont inventé les camps de concentration.
Les écologistes se prétendent amis de la nature ; ils ont inventé les champs d'éoliennes.

Idiots utiles

Le communisme avait ses idiots utiles ; il n'y a pas de raison que l'écologisme, autre utopie dévastatrice, n'ait pas également les siens. 
Des esprits moutonniers, dont la capacité de déni est telle qu'ils restent obstinément aveugles aux catastrophes engendrées par leurs chimères, allant exactement à l'encontre de leurs intentions claironnées... 
Ce sont les lobbies éoliens qui doivent rigoler, d'être défendus par des gens dont ils font les poches pour défigurer la nature. Au nom de la nature. Et sous leurs applaudissements enamourés. 

dimanche 7 octobre 2018

minuscule



Nous avons tué notre roi ; ne nous étonnons pas d’être gouvernés par des marquis.
Nous avons refusé la grandeur ; ne nous étonnons pas de vivre à genoux.
Nous avons voulu être égaux : nous voilà exaucés. Tous nains.
Ce cliché n'est-il pas le plus beau manifeste égalitariste qui se puisse imaginer ? La preuve la plus exaltante que le programme indifférenciateur de l'Occident touche au but ? Que désormais, et pour notre plus grande satisfaction narcissique, tout se vaut ?
Le coquet pédant qui nous sert de Président n'est que le produit de deux siècles de haine de la hiérarchie, de la verticalité, de la grandeur. L'aboutissement inévitable de notre rejet de la transcendance.
Toute verticalité, en effet, procède de transcendance ; toute hiérarchie est subordonnée à l'existence de ce sommet. Comme un chapiteau s'écroule si le sommet défaille, une civilisation sans Dieu est vouée à l'affaissement, au rabougrissement, et à la mort.
Ainsi, quoi qu'en disent nos « intellectuels » et autres entourloupeurs professionnels, la généalogie de la dégringolade inouïe de l'Occident est facile à retracer. Elle tient en trois mots : refus de Dieu. Une civilisation qui fait de l'homme la mesure suprême, une civilisation dont le sommet n'est plus Dieu se condamne à viser toujours plus bas. A se ratatiner sans relâche. Puis à disparaître comme un pet.
Il y a un peu plus d'un siècle, Nietzsche écrivait : « Dieu est mort ». Il oubliait d'ajouter que l'Occident allait le suivre dans la tombe.
Une civilisation qui méprise assez l'homme pour nier son âme ne peut que devenir méprisable. Et mettre à sa tête des hommes méprisables — lesquels ne sont jamais que le miroir de l'image qu'elle se fait de l'homme. Des êtres sans ampleur, sans honneur, sans dignité et qui, d'humiliations en avilissements, la mènent à la mort qu'elle s'est choisie.


mercredi 3 octobre 2018

Les merveilleux droits

La « civilisation des droits de l'homme » est une contradiction dans les termes. Un oxymore.
Il n'est de civilisation que des devoirs de l'homme. 

« Droits de l’homme » est une locution ronflante pour « caprices ». Pour refus des contraintes. Pour règne sans partage du principe de plaisir. 
Derrière « droits de l’homme », il faut entendre  « vie de bébé ». Donc stérilité. Donc effondrement.
C'est ce qui arrive à l'Occident puérilisé, n'ayant plus comme fierté que son hochet des droits de l'homme.
En privant l'homme de contraintes, l'idéologie des droits de l'homme empêche celui-ci de grandir et, précisément, de devenir un homme. 

L'idéologie des droits de l'homme assigne l'homme au berceau : l'idéologie des droits de l'homme est le tombeau de l'homme. 

vendredi 28 septembre 2018

Progrès

En échange de l'impôt, les aristocrates de jadis protégeaient le peuple, et faisaient rayonner la France ; en échange de l'impôt, les politiques d'aujourd'hui abandonnent le peuple, et font s'effondrer la France.

jeudi 20 septembre 2018

Réflexion


L'islamophobie est un corollaire immédiat du féminisme.
Tout-e "féministe" qui n'est pas islamophobe est un-e imposteur-e.

mercredi 22 août 2018

Seul l’islam peut nous sauver


Une humanité d’une culture aussi élevée, et par là même aussi fatiguée que l’est aujourd’hui l’Europe, a besoin non seulement des guerres, mais des plus terribles — partant de retours momentanés à la barbarie —  pour ne pas se voir frustrée par les moyens de la civilisation de sa civilisation et de son existence mêmes.
Nietzsche (1878)



Il y a quelques semaines, la presse italienne révélait que le pape, en 2013, avait fait pression sur le Premier ministre italien pour qu’il rapatrie et accorde inconditionnellement l’asile aux clandestins qui tentaient de rejoindre les côtes européennes. Peu après fut lancée l’opération Mare Nostrum, coup d’envoi des formidables vagues migratoires qui, depuis, déferlent sans relâche sur le Vieux continent. Des vagues qui charrient des milliers de soldats de l’islam, dont l’intention de soumettre l’Europe à la loi d’Allah n’est niée que par les menteurs et les ignorants.

Ainsi va le progrès. Les papes, jadis, prêchaient la guerre sainte contre l’islam ; notre pape, aujourd’hui, organise la guerre sainte de l’islam. Toute petite nuance de préposition…

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire tout le mal que je pensais de ce pape. De mon pape. De notre pape.
J’ai déjà pris la plume pour exprimer toute la colère que suscitait en moi ce guide de l’Eglise catholique qui fait tout pour hâter le triomphe de l’islam.
J’ai déjà dépeint le mélange de consternation et de dégoût que m’inspirait ce chef du catholicisme qui se félicite de l’imprégnation musulmane croissante de l’Europe.

Eh bien, j’avais tort. Il me faut désormais réviser mon jugement.

Certes, je maintiens que ce pape est criminel. Je le maintiens car ce n’est pas un jugement, mais une vérité rigoureuse. Un constat objectif.
C’est une vérité rigoureuse, car son éloge épaté des migrations le constitue en complice objectif de trafiquants d’êtres humains. Des mafias de passeurs aux patrons philanthropes (qui font turbiner ces esclaves 2.0 dans les cuisines de leurs restaurants et les chiottes de leurs hôtels), tous les exploiteurs de la misère humaine se félicitent que le pape non seulement bénisse leurs turpitudes, mais réclame que tout soit fait pour les faciliter (ajoutons, pour couper court à des objections prévisibles, qu’à un niveau de responsabilité tel que celui du pape, la naïveté n’est pas une excuse, pas davantage que l’ignorance).
Que l’action du pape soit criminelle est un constat objectif, sur lequel s’accordent tous ceux — et plus encore toutes celles — qui ne vivent pas sur des plateaux de télévision ni dans des salles de rédaction. Les femmes de Cologne, par exemple. Et celles de Berlin. Et celles de Stockholm. Et toutes ces femmes d’Europe qui ne sortent plus sans leur alarme ni leur bombe lacrymogène (la mode, sans doute). Et, bien sûr, tous les policiers. Et les criminologues. Et les juges. Tous ces gens qui côtoient le crime depuis des années et constatent, effarés, l’explosion des taux de viol, de vol, d’agressions au couteau, d’égorgements, d’attaques à l’acide. Et d’attentats.

Partout en Europe, l’ignominie se banalise. Le chaos se répand. La barbarie prend des formes inédites dans ces contrées où, jadis, furent atteints les plus hauts sommets de l’humanité. Ces contrées où accostent désormais chaque jour de nouveaux islamistes, venant gonfler les rangs des djihadistes déjà présents depuis plusieurs décennies et qui, patiemment, attendent leur heure… Parfois, un ou deux, un peu moins patients, décident d’anticiper. Poignard, kalach, camion ou camionnette. Allah Akbar. Un mort. Ou deux. Parfois cents. Premiers sangs très modérés, avant le grand carnage. Mises en bouche dérisoires, avant les étripages de masse. Des étripages d’une sauvagerie sans précédent, que notre pape aura appelés de ses vœux. Des étripages auxquels le pape aura pour ainsi dire donné sa bénédiction. Pape François, saint patron des étripeurs…

Pourtant, je le disais, je n’en veux pas à notre pape. Je ne lui en veux plus. Et c’est paradoxalement en apprenant que mon pape avait été bien plus qu’un approbateur : un catalyseur de l’invasion islamique de l’Europe, que j’ai compris mon erreur. C’est en lisant que notre Saint Père avait non seulement souhaité, mais concrètement provoqué l’appel d’air qui amène sur notre sol des milliers de djihadistes, que j’ai réalisé que je ne pouvais qu’avoir tort. Car notre pape ne pouvait pas être si bête : son entêtement forcené dans l’erreur était trop absurde pour ne pas être, en vérité, plein de sens. Un sens auquel, jusqu’alors, j’étais resté hermétique. Un sens qui, désormais, me paraît évident.
Tout cela grâce à une question, une simple question ; une question toute bête, en forme de réponse. Une question-réponse. Et s’il n’y avait pas l’islam ? Que deviendrait l’Europe ? Et s’il n’y avait pas les migrations ? Où irait l’Occident ? Qu’adviendrait-il de l’homme occidental, si rien ne venait enrayer la débâcle miteuse dans laquelle il est engagé depuis deux siècles ?
Quelle allure pathétique afficherait l’homme occidental, après encore cinq ou dix décennies de gavage au médiatisme, au consumérisme et au droit-de-l’hommisme ? Quelles stupéfiantes difformités mentales manifesterait-il, après un nouveau siècle de dressage aux crétinismes féministe, écologiste et antiraciste ? Quelles perversions insoupçonnées développerait-t-il, après un siècle supplémentaire de narcissisme-égocentrisme-exhibitionnisme ? Un nouveau siècle d’addiction aux selfies, à Facebook et à Adopte un Porc ?
Que resterait-il d’humain dans un tel monstre ? Que resterait-il de vivant dans cette besace léthargique, sous perfusion constante de stimuli narcissiques et de sottises médiatiques ? Que resterait-il de libre dans cet automate inerte, cette mécanique uniformisée, ce robot vidé de toute émotivité, de toute délicatesse, de tout sens critique ? De toute capacité d’étonnement ?

Le devenir-amibe de l’homme occidental est allé trop loin. L’extraordinaire rabougrissement de la vie intérieure qu’il subit depuis deux siècles ne peut plus durer. Le cerveau dévasté, et l’âme anéantie, l’homme d'Occident n’est plus en mesure de mener à bien un quelconque projet de civilisation.

Car la vacuité à perpétuité n’est pas un projet de vie. Ni de civilisation.
Or l’Occident, désormais, ne propose plus que ça : la perpétuation ad vitam de l’absence de sens. Le sommeil éternel de l’âme.

Une fois qu’on a saisi cela, une fois qu’on a pris conscience du désastre anthropologique qui se déroule en Occident, l’irruption brutale de l’islam prend toute sa signification. Elle apparaît même comme une nécessité historique. Une nécessité à laquelle le pape, figure historique majeure, ne peut que s’associer. En pleine connaissance de cause, ou avec une dose d’inconscience, là n’est pas la question. Car nous ne saurons jamais vraiment ce qui se passe entre les oreilles de ce jésuite ; si cet esprit retors, assurément bien moins candide qu’il n’y paraît, agit en toute clairvoyance, ou s’il joue son rôle sans en percevoir la portée exacte. S’il influence l’avenir de l’Europe de manière parfaitement réfléchie, ou s’il fait l’histoire sans tout à fait savoir l’histoire qu’il fait…

Une chose est sûre, en tout cas : par islam interposé, le pape envoie à l’Europe une claque monumentale, dans le but de la réveiller.
Il n’est pas sûr que cela fonctionne ; il est même très probable que cette rouste inouïe soit fatale à l’Europe ; mais il faut essayer. Car c’est le seul espoir.
Sans l’électrochoc de l’islam, l’Europe n’a aucune chance de sortir du coma dans lequel elle est plongée depuis qu’y règnent les droits de l’homme à n’être rien. L’Europe est allée trop loin dans l’anémie intellectuelle et spirituelle pour espérer s’en tirer sans douleur. Et, surtout, sans risque. L’islam est le traitement de la dernière chance. Un traitement de choc, qui nous tuera sans doute ; un traitement de choc qui, seul, peut nous sauver.
L’alternative, en effet, est entre cette épreuve redoutable, et la mort assurée ; car l’Europe contemporaine, c’est-à-dire l’Europe déchristianisée, c’est-à-dire l’Europe coupée de ses racines, est un organisme dévitalisé qui, depuis deux siècles, s’achemine lentement vers la mort. Bien sûr, au début, elle faisait illusion, elle semblait en pleine forme ; c’est facile quand on a pour soi l’élan de 1 800 ans de catholicisme…
Mais une fois coupée l’irrigation par le catholicisme, l’assèchement de l’Europe, puis son effondrement, étaient inéluctables. Nous y sommes. L’Europe, aujourd’hui, n’est plus une civilisation : c’est un immense enclos de cons arrogants, impuissants à créer quoi que ce soit de respectable et, moins encore, de durable. Cette Europe rabougrie, atrophiée, stérile, n’est plus que le fantôme d’elle-même. Et ce n’est pas en dopant cette junkie aux valeurs, en la droguant à l’antiracisme, en la shootant à la tolérance ou en lui faisant sniffer des rails de diversité qu’on la sauvera ; c’est en la reconnectant à son principe de vie. Un principe de vie dont on a tellement dégoûté les Européens, qu’il leur semble un poison, alors qu’il est la vie… La vie, et le vrai amour de l’humanité. Aux antipodes de l’escroquerie droit-de-l’hommiste qui, flattant l’homme, n’aboutit qu’à l’avilir… Comme le Diable de la Genèse...

Mais ils y tiennent, à leurs illusions : l’aveuglement des Européens est si profond, leur attachement à ce qui les tue si intense, leur rejet de ce qui les sauverait si féroce, que seule la raclée dantesque de l’islam est susceptible de leur remettre les idées en place.
C’est par le traumatisme de l’islam que les Européens réaliseront l’inconsistance de leurs « valeurs », la vacuité de leurs prétendus « droits de l’homme » et, plus généralement, la vanité des modes idéologiques qui se succèdent depuis deux siècles avec la prétention de se substituer aux soubassements catholiques de l’Europe. Avec quel succès…

L’islam va rouvrir le chapitre « Religions » dans l’esprit endormi des Européens. Porter de terribles coups de bêche dans leur âme en friche. Retourner avec une vigueur toute particulière ce terrain abandonné depuis des décennies.
Oui, les Européens vont avoir tout « loisir », si l’on peut dire, d’expérimenter la douceur de l’islam… religion de paix, de tolérance et d’amour, comme ils disent… Puis, une fois leurs yeux dessillés, une fois qu’ils auront compris ce qu’est vraiment la vie sous l’islam, leur regard se portera très naturellement vers le catholicisme…Ce catholicisme qu’ils couvrent actuellement de crachats et de sarcasmes, qu’ils considèrent au mieux comme un héritage désuet… un fatras folklorique sans grande utilité… La religion obscure d’un passé étouffant, quand elle est leur seul espoir d’un avenir libre…

Mais avant qu’ils comprennent cela, avant qu’ils réalisent que leur unique chance d’en finir avec la barbarie se nomme « catholicisme », il va falloir qu’ils en passent par des décennies de destruction et de douleur.

La compréhension, désormais, est hélas à ce prix : les Européens sont trop déculturés, trop abrutis de propagande pour être sensibles aux mises en garde, aux arguments et aux rappels historiques. Les voies intellectuelles sont définitivement fermées ; toute discussion est vaine : seules, la souffrance concrète, la démonstration par les faits pourront, peut-être, leur ouvrir les yeux. Et encore, rien n’est moins sûr…
Les Européens sont en effet passés maîtres dans l’art sophistiqué du déni… de l’explication à côté de la plaque… du charabia pâteux pour se convaincre que ce qui se passe n’est pas ce qui est en train de se passer… Voir leur extraordinaire obstination, aujourd’hui et depuis déjà de longues années, à ne pas regarder leurs ennemis en face… à ne pas entendre leurs Allah Akbar… à ne pas lire l’histoire du Prophète dont ils se réclament, et ne font que reprendre l’offensive conquérante…
Il y a longtemps que les Européens, déconnectés de toute exigence de vérité, pataugent dans la pensée magique. C’est-à-dire dans la non-pensée.

Pour se remettre à penser, les Européens devront donc aller au bout du désastre. C’est au bout des massacres, au bout de la destruction, au bout de l’enfer, que renaîtra peut-être l’esprit des Européens. C’est par la tyrannie islamique qu’ils redécouvriront la valeur inestimable de leurs racines catholiques. Qu’ils comprendront, surtout, que toutes les religions ne se valent pas… que toutes ne suscitent pas exactement la même civilisation… Et que, par conséquent, les religions ne peuvent pas « vivre ensemble », contrairement aux âneries médiatiques qu’ils radotent servilement sans jamais songer à les remettre en cause…

Alors leur apparaîtra le choix qui s’offre à eux : la rechristianisation, ou l’islamisation. L’alternative sera celle-là. Il n’y en aura pas d’autre. L’alternative est d’ores et déjà celle-là. Il n’y en a pas d’autre. Mais les Européens ne le savent pas encore. Le crâne saturé de diarrhée médiatique, ils croient encore que leur égalité, leur parité et leurs valeurs républicaines les sauveront. Mais les valeurs républicaines n’existent pas, sauf dans les matinales de France Inter. Et je défie quiconque est en désaccord de me définir concrètement ces valeurs républicaines dans les dix secondes qui suivent. Bon… Nous sommes d’accord… Les valeurs républicaines n’ont aucune réalité. Ce sont des éléments de langage que brandissent les bourriques politiques dès qu’elles sont en difficulté, pour intimider ceux qui voudraient révéler leur action destructrice de la France et de l’Europe et proposer un programme alternatif à leurs dévastations. Mais des éléments de langage ne font pas un projet de civilisation. On ne fait pas grandir l’humanité avec des foutaises de communicant. Par conséquent les valeurs républicaines ne nous seront d’aucun secours pour affronter les défis qui arrivent. Comme elles sont apparues, elles disparaîtront. Retourneront à leur insignifiance originelle.
Fin des « valeurs républicaines » et autres couillonnades que notre époque sécrète à flux tendu. Fin de la récré. Retour aux choses sérieuses. Retour aux religions.
C’est d’elles, et d’elles seules, que naissent les civilisations. C’est par elles, et par elles seules, que les civilisations se perpétuent. 1 500 ans de catholicisme, 150 ans de République… Le premier vit encore, la deuxième a déjà rejoint son crépuscule…

La parenthèse de néant ouverte il y a deux siècles est sur le point de se refermer. L’Histoire va reprendre.
C’est bientôt la fin de la fin de l’Histoire.  Et le retour des grands déterminants historiques.
Ce sont les religions qui vont façonner l’avenir, comme elles ont façonné le passé. C’est, d’ores et déjà, l’opposition entre religions qui s’exprime confusément dans les derniers développements politiques qui affectent l’Europe. Ce que nos médias appellent avec dédain la « poussée populiste » n’est que la manifestation frémissante de l’inconscient religieux de l’Europe… le prélude du retour en force des religions comme moteurs de l’Histoire…

Nous l’avons oublié, en effet : pendant des siècles — des siècles incommensurablement plus longs que ceux de notre glorieuse modernité… — ce que nous avons pris l’habitude d’appeler « Europe » se nommait « Chrétienté ». L’air qu’on respirait était saturé de christianisme. Les heures étaient chrétiennes, les jours étaient chrétiens, la vie était chrétienne. Chaque jour, on se connectait non pas à Facebook, mais à Dieu. Le soir, on avait rendez-vous non pas avec Cyril Hanouna, mais avec Dieu. On rendait un culte non pas à son nombril, mais à Dieu. On érigeait des monuments non pas à la gloire du fric, du business ou de la laideur, mais de Dieu. La beauté de l’Europe vient de là. Le ravissement — et plus souvent l’extase — que l’on ressent en parcourant les chemins, les villages, les villes d’Europe, est un cadeau du catholicisme. Ce catholicisme qui, comme chacun sait, n’a apporté que souffrance et malheur à l’humanité, contrairement à nos idéologies humanistes (dont l’humanisme se révèle chaque jour plus flagrant).
Certains diront que c’est une simple coïncidence. Qu’il n’y a aucune relation de causalité entre la splendeur du patrimoine artistique européen, et le catholicisme.
Il est vrai qu’on chercherait en vain une trace de catholicisme dans les 900 églises de Rome, les 1000 clochers de Prague, les 150 cathédrales de France ou ses 45 000 églises. Il est vrai qu’un promeneur à Vienne, Florence ou Venise doit être doué d’un sacré sens de l’observation pour débusquer une croix, une église ou une rue portant le nom d’un saint. Il est vrai, également, que la Pietà de Michel-Ange n’a strictement rien à voir avec le catholicisme. Ni les milliers de peintures, nées de la main des plus grands génies, représentant Jésus, Marie et la vie de saints… Bon… Passons… Laissons ces puits de culture à leur clairvoyance… Et retournons à notre propos : l’emploi du terme « Chrétienté » pour désigner la zone géographique que nous nommons aujourd’hui « Europe », faisait évidemment référence à l’imprégnation chrétienne de celle-ci. Il rappelait les liens inextricables qui unissent le christianisme et l’âme des peuples d’Europe. Ce qui explique d’ailleurs que, le premier parti, la deuxième s’est évaporée…
Mais en plus de cette fonction descriptive, le terme « Chrétienté » jouait également un rôle militant. Militaire, même. « Chrétienté » était un terme de guerre. Une bannière brandie lors des innombrables batailles menées au fil des siècles pour repousser l’envahisseur musulman. « Nous ne sommes pas une terre d’islam », voilà ce que signifiait aussi, et avant tout, le mot « Chrétienté ». « Nous ne sommes pas une terre d’islam, et nous veillerons à ne jamais le devenir. Nous nous battrons, si nécessaire jusqu’à la mort, pour épargner à nos enfants ce funeste destin. » Les Européens d’alors savaient de quoi ils parlaient… Ils avaient vécu dans leur chair les charmes du dialogue des cultures, et en avaient tiré des conclusions plutôt bien informées… En direct du terrain, comme on dit… « La Terreur du monde », voilà le petit nom qu’ils donnaient aux musulmans. Et croyez-le, ils n’étaient pourtant pas du genre impressionnable… Pas vraiment les métrosexuels pétochards qui constituent l’essentiel de la gent « masculine » d’aujourd’hui… Mais malgré leur courage, leur force d’âme, malgré leur bravoure au combat, ils ne pouvaient nier qu’ils ressentaient un sentiment d’épouvante à la perspective de se confronter aux musulmans… surtout si, par malheur, ils ne l’emportaient pas…
Certains verront dans ces dispositions la preuve de l’existence d’un continuum islamophobe en Europe. Mais c’est le propre des incultes, d’asséner des jugements anachroniques du haut de leurs certitudes d’ignorants. La vérité est beaucoup plus simple. Les Européens n’étaient pas islamophobes : ils étaient renseignés.
Cela dit, si l’on s’affranchit de l’acception péjorative que le débat contemporain a conférée au vocable « phobie », pour en revenir à son sens étymologique de « peur », on ne peut qu’admettre que les Européens étaient, effectivement, islamophobes. Pas au sens de la haine, donc : au sens de la peur. Mais alors, il faut aller beaucoup plus loin : les Européens n’étaient pas islamophobes : ils étaient islamoterrifiés. Islamoépouvantés. Et ce, répétons-le, pour des raisons concrètes… pas par ignorance, mais au contraire par leur très grande expérience…

L’islam a ainsi joué un rôle décisif dans la construction de l’identité européenne. On l’aura compris, pas au sens où l’entendent les faussaires médiatiques avec leur fable du vivre-ensemble en Al-Andalus et autres chefs-d’œuvre de désinformation dont ils sont coutumiers. Mais au sens tout à fait opposé : c’est contre la menace islamique que les peuples d’Europe ont réalisé leur unité. C’est contre l’ennemi musulman que les Européens ont pris pleinement conscience de ce qui les distinguait (dans tous les sens de ce joli verbe) ; de ce qui faisait d’eux une civilisation, c’est-à-dire une anthropologie unique, originale, et très modérément compatible avec l’anthropologie musulmane…  Certes, cela n’a pas empêché les antagonismes, les guerres, les affrontements féroces entre peuples d’Europe ; cela n’a même pas empêché des collaborations entre des musulmans et des Européens contre d’autres Européens (la plus célèbre étant François Ier s’alliant à Soliman le Magnifique pour faire pièce à Charles Quint). Mais ces associations relevaient de l’habileté tactique, de l’alliance opportuniste. De la coalition d’intérêt. En aucun cas de la croyance en une compatibilité entre la civilisation européenne et la civilisation musulmane, ou je ne sais quelle fadaise multiculturaliste. Même alliée furtivement à l’islam, la Chrétienté restait la Chrétienté ; et la Terreur du monde restait la Terreur du monde…

Pourtant, au fil des siècles, la conscience du danger islamique a fini par s’émousser. Dans les pays les plus éloignés géographiquement — et donc historiquement — des assauts de l’islam, l’amnésie s’est répandue. En France, singulièrement, où les derniers combats contre l’envahisseur musulman remontaient à Charles Martel (732), l’illusion s’est progressivement installée que la menace était écartée… Cette perte de mémoire, conjuguée à l’avancée des Lumières (c’est-à-dire d’un anti-catholicisme farouche), a fini par frapper de vétusté le terme « Chrétienté ». « Europe » est alors venu s’y substituer. La victoire d’« Europe » sur « Chrétienté » date de 1751, quand Voltaire publie le Siècle de Louis XIV (Voltaire qui ne rêvait que « d’écraser l’Infâme »). Mais parallèlement, dans les pays où les exactions islamiques sont un souvenir encore récent, le vocable « Europe » a plus de difficultés à s’imposer. En Italie (subissant régulièrement razzias, massacres et enlèvements de « vierges au visage de lune » pour alimenter les harems), en Hongrie (asservie par les Turcs de 1541 à 1699), en Slovaquie, en Pologne, en Autriche (où les derniers combats contre les musulmans remontent à 1683, soit près de mille ans après la France), l’inquiétude reste vivace. Italie, Hongrie, Slovaquie, Pologne, Autriche : le lecteur attentif aura remarqué que la carte des pays dans lesquels le traumatisme islamique est un souvenir relativement récent, est le calque parfait des pays où se propage actuellement la « lèpre populiste » (pour m’exprimer comme les propagateurs du cancer progressiste). Ce n’est évidemment pas une coïncidence. Cela explique ceci. Entre la France, où le dernier contact avec l’islam remonte à 1 300 ans, et la Hongrie, qui a chassé les musulmans il y a seulement 300 ans, il y a comme un léger différentiel de mémoire… Oh, presque rien…. une paille… 1000 ans d’Histoire… 1000 ans d’expérience en plus…
La question qu’on peut alors se poser est : entre l’avisé et l’amnésique, qui a raison, et qui a tort ? Entre celui qui a tout oublié, et celui qui se souvient, qui faut-il écouter ? A qui faut-il faire confiance ?

La réponse à cette question (qui devrait aller de soi) sera bientôt évidente, même pour les plus enragés des négationnistes : dans toute l’Europe, la parenthèse d’amnésie va bientôt se refermer. Comme il l’a fait pendant des siècles, l’islam va de nouveau jouer un rôle majeur dans la (re)construction de l’identité des peuples d’Europe. Sauf que cette fois, la partie est beaucoup plus risquée. Les Européens, en effet, n’ont plus rien de sérieux à opposer à l’islam. Ils n’ont plus la Chrétienté, ses dogmes, sa vigueur : ils ont la République, ses valeurs, sa fadeur. En tête de cortège, ce ne sont plus Saint-Louis, Richelieu et Charles Quint qui les mènent ; c’est l’attelage Hanouna-BHL-Raffarin. On a le droit de trouver plus rassurant… A la place de Jeanne d’Arc, nous avons les Femen. A la place de Mozart, nous avons Maître Gims. A la place de Molière, nous avons Christine Angot. Voilà la catastrophe dont a accouché notre civilisation des droits de l’homme à se débarrasser de son âme…
Autant dire que si, dans le combat qui vient, nous ne misons pas sur la robustesse de nos fondations chrétiennes, la partie est jouée d’avance…

Le séisme islamique, soit détruira définitivement l’Europe, soit sera le signal de sa renaissance.
Il nous reconnectera à nos racines chrétiennes, ou achèvera le travail de déracinement commencé il y a deux siècles, pour mieux nous asservir à la loi d’Allah.

Ce qui est sûr, c’est que les idéologies progressistes qui nous rapetissent depuis deux siècles vivent leurs dernières décennies. Tout le fatras constructiviste, existentialiste, égalitariste, féministe et multiculturaliste qui peuple le cerveau des Occidentaux, et que ces incultes imaginent de toute éternité, va être balayé. Car les illusions ne durent jamais ; ainsi, en particulier, des constructions intellectuelles fondées sur une conception erronée de l’homme. Le propre des chimères est d’être éphémères. De ne durer que le temps d’être écrasées par un système de valeurs consistant (ainsi le multiculturalisme ne peut être que transitoire, le temps qu’une culture sorte du jeu et triomphe de l’affaiblissement des autres…)

Chronologie immuable. Le poison de l’utopie finit toujours par sécréter son antidote : le chaos. Lequel abolit l’utopie et permet donc, au moins pour un temps, de revenir à une véritable civilisation, c’est-à-dire une anthropologie fondée pour l’essentiel sur le principe de réalité (quand l’utopie relève du principe de plaisir et du déni de nature humaine, raison pour laquelle elle aboutit immanquablement à la barbarie).
Le chaos est à la fois le fruit de l’utopie, et la façon par laquelle elle prend fin.

C’est cette séquence finale d’autodestruction que nous vivons actuellement avec l’utopie droit-de-l’hommiste — et sa petite sœur l’utopie multiculturelle. Nous sommes entrés dans la phase de chaos. De convulsions. Nous ne pourrons, désormais, nous épargner de très grandes souffrances.
Mais la bonne nouvelle, si l’on peut dire, c’est que la souffrance fait partie du plan. Elle est le passage obligé, la première étape vers un éventuel recouvrement de notre humanité. Si les hommes de demain doivent avoir une âme un peu moins atrophiée que les bipèdes actuels, ils le devront, hélas, aux souffrances qui viennent.

Bernanos le disait lumineusement : « La civilisation qui engendre les catastrophes refait du même coup dans l’homme, par la souffrance, cette vie intérieure qu’elle se croyait capable d’abolir. » Et Baudelaire le disait encore mieux  mais cela va sans dire :

Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance,
Comme un divin remède à nos infirmités,
Et comme la meilleure et la plus pure essence
Qui prépare les forts aux saintes voluptés.

Il nous faut donc accueillir cette souffrance avec philosophie ; l’envisager comme le seul moyen de nous tirer de la torpeur mortelle dans laquelle l'Occident contemporain plonge l'humanité, et de reconquérir un peu de notre vie intérieure. Cette vie intérieure, dont procède toute vraie joie… Cette vie intérieure qui, seule, donne à une civilisation le souffle nécessaire à son élévation, et à sa perpétuation.

C’est le plus grand espoir que nous puissions nourrir : que les tourments qui viennent ressuscitent, par réaction, notre aspiration à vivre debout. Que l’épreuve de la mort nous redonne l’envie de vivre. Que la dévastation nous redonne l’envie de construire. Et de nous battre.
Car nous devrons nous battre, si nous voulons infléchir le scénario glaçant que, rationnellement, nous n’avons aucune chance d’empêcher… Nous devrons nous battre, même quand tout semblera perdu. Nous devrons nous battre, pour épargner un funeste destin à nos enfants. Et qui sait ; peut-être qu’au bout des sacrifices, peut-être qu’au bout des combats, peut-être que si nous avons fait preuve d’espérance, et de persévérance, peut-être, oui, peut-être que Dieu nous donnera la victoire.

dimanche 19 août 2018

Réflexion


Quand le sommet d'une civilisation passe de Molière à Maître Gims, c'est qu'à un moment elle a dû faire une connerie...

mardi 7 août 2018

Réflexion

Défigurer la nature au nom de l'écologie, en se gavant au passage de subventions publiques : voilà le vrai bilan de l'imposture éolâtre.

Réflexion

Les éoliennes sont un peu nos nouvelles « chances pour la France » : les Français sont obligés de payer pour qu’il y en ait de plus en plus, alors qu'ils n'en veulent pas… et qu'elles détruisent la France...