jeudi 20 septembre 2018

Réflexion


L'islamophobie est un corollaire immédiat du féminisme.
Tout-e "féministe" qui n'est pas islamophobe est un-e imposteur-e.

mercredi 22 août 2018

Seul l’islam peut nous sauver


Une humanité d’une culture aussi élevée, et par là même aussi fatiguée que l’est aujourd’hui l’Europe, a besoin non seulement des guerres, mais des plus terribles — partant de retours momentanés à la barbarie —  pour ne pas se voir frustrée par les moyens de la civilisation de sa civilisation et de son existence mêmes.
Nietzsche (1878)



Il y a quelques semaines, la presse italienne révélait que le pape, en 2013, avait fait pression sur le Premier ministre italien pour qu’il rapatrie et accorde inconditionnellement l’asile aux clandestins qui tentaient de rejoindre les côtes européennes. Peu après fut lancée l’opération Mare Nostrum, coup d’envoi des formidables vagues migratoires qui, depuis, déferlent sans relâche sur le Vieux continent. Des vagues qui charrient des milliers de soldats de l’islam, dont l’intention de soumettre l’Europe à la loi d’Allah n’est niée que par les menteurs et les ignorants.

Ainsi va le progrès. Les papes, jadis, prêchaient la guerre sainte contre l’islam ; notre pape, aujourd’hui, organise la guerre sainte de l’islam. Toute petite nuance de préposition…

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire tout le mal que je pensais de ce pape. De mon pape. De notre pape.
J’ai déjà pris la plume pour exprimer toute la colère que suscitait en moi ce guide de l’Eglise catholique qui fait tout pour hâter le triomphe de l’islam.
J’ai déjà dépeint le mélange de consternation et de dégoût que m’inspirait ce chef du catholicisme qui se félicite de l’imprégnation musulmane croissante de l’Europe.

Eh bien, j’avais tort. Il me faut désormais réviser mon jugement.

Certes, je maintiens que ce pape est criminel. Je le maintiens car ce n’est pas un jugement, mais une vérité rigoureuse. Un constat objectif.
C’est une vérité rigoureuse, car son éloge épaté des migrations le constitue en complice objectif de trafiquants d’êtres humains. Des mafias de passeurs aux patrons philanthropes (qui font turbiner ces esclaves 2.0 dans les cuisines de leurs restaurants et les chiottes de leurs hôtels), tous les exploiteurs de la misère humaine se félicitent que le pape non seulement bénisse leurs turpitudes, mais réclame que tout soit fait pour les faciliter (ajoutons, pour couper court à des objections prévisibles, qu’à un niveau de responsabilité tel que celui du pape, la naïveté n’est pas une excuse, pas davantage que l’ignorance).
Que l’action du pape soit criminelle est un constat objectif, sur lequel s’accordent tous ceux — et plus encore toutes celles — qui ne vivent pas sur des plateaux de télévision ni dans des salles de rédaction. Les femmes de Cologne, par exemple. Et celles de Berlin. Et celles de Stockholm. Et toutes ces femmes d’Europe qui ne sortent plus sans leur alarme ni leur bombe lacrymogène (la mode, sans doute). Et, bien sûr, tous les policiers. Et les criminologues. Et les juges. Tous ces gens qui côtoient le crime depuis des années et constatent, effarés, l’explosion des taux de viol, de vol, d’agressions au couteau, d’égorgements, d’attaques à l’acide. Et d’attentats.

Partout en Europe, l’ignominie se banalise. Le chaos se répand. La barbarie prend des formes inédites dans ces contrées où, jadis, furent atteints les plus hauts sommets de l’humanité. Ces contrées où accostent désormais chaque jour de nouveaux islamistes, venant gonfler les rangs des djihadistes déjà présents depuis plusieurs décennies et qui, patiemment, attendent leur heure… Parfois, un ou deux, un peu moins patients, décident d’anticiper. Poignard, kalach, camion ou camionnette. Allah Akbar. Un mort. Ou deux. Parfois cents. Premiers sangs très modérés, avant le grand carnage. Mises en bouche dérisoires, avant les étripages de masse. Des étripages d’une sauvagerie sans précédent, que notre pape aura appelés de ses vœux. Des étripages auxquels le pape aura pour ainsi dire donné sa bénédiction. Pape François, saint patron des étripeurs…

Pourtant, je le disais, je n’en veux pas à notre pape. Je ne lui en veux plus. Et c’est paradoxalement en apprenant que mon pape avait été bien plus qu’un approbateur : un catalyseur de l’invasion islamique de l’Europe, que j’ai compris mon erreur. C’est en lisant que notre Saint Père avait non seulement souhaité, mais concrètement provoqué l’appel d’air qui amène sur notre sol des milliers de djihadistes, que j’ai réalisé que je ne pouvais qu’avoir tort. Car notre pape ne pouvait pas être si bête : son entêtement forcené dans l’erreur était trop absurde pour ne pas être, en vérité, plein de sens. Un sens auquel, jusqu’alors, j’étais resté hermétique. Un sens qui, désormais, me paraît évident.
Tout cela grâce à une question, une simple question ; une question toute bête, en forme de réponse. Une question-réponse. Et s’il n’y avait pas l’islam ? Que deviendrait l’Europe ? Et s’il n’y avait pas les migrations ? Où irait l’Occident ? Qu’adviendrait-il de l’homme occidental, si rien ne venait enrayer la débâcle miteuse dans laquelle il est engagé depuis deux siècles ?
Quelle allure pathétique afficherait l’homme occidental, après encore cinq ou dix décennies de gavage au médiatisme, au consumérisme et au droit-de-l’hommisme ? Quelles stupéfiantes difformités mentales manifesterait-il, après un nouveau siècle de dressage aux crétinismes féministe, écologiste et antiraciste ? Quelles perversions insoupçonnées développerait-t-il, après un siècle supplémentaire de narcissisme-égocentrisme-exhibitionnisme ? Un nouveau siècle d’addiction aux selfies, à Facebook et à Adopte un Porc ?
Que resterait-il d’humain dans un tel monstre ? Que resterait-il de vivant dans cette besace léthargique, sous perfusion constante de stimuli narcissiques et de sottises médiatiques ? Que resterait-il de libre dans cet automate inerte, cette mécanique uniformisée, ce robot vidé de toute émotivité, de toute délicatesse, de tout sens critique ? De toute capacité d’étonnement ?

Le devenir-amibe de l’homme occidental est allé trop loin. L’extraordinaire rabougrissement de la vie intérieure qu’il subit depuis deux siècles ne peut plus durer. Le cerveau dévasté, et l’âme anéantie, l’homme d'Occident n’est plus en mesure de mener à bien un quelconque projet de civilisation.

Car la vacuité à perpétuité n’est pas un projet de vie. Ni de civilisation.
Or l’Occident, désormais, ne propose plus que ça : la perpétuation ad vitam de l’absence de sens. Le sommeil éternel de l’âme.

Une fois qu’on a saisi cela, une fois qu’on a pris conscience du désastre anthropologique qui se déroule en Occident, l’irruption brutale de l’islam prend toute sa signification. Elle apparaît même comme une nécessité historique. Une nécessité à laquelle le pape, figure historique majeure, ne peut que s’associer. En pleine connaissance de cause, ou avec une dose d’inconscience, là n’est pas la question. Car nous ne saurons jamais vraiment ce qui se passe entre les oreilles de ce jésuite ; si cet esprit retors, assurément bien moins candide qu’il n’y paraît, agit en toute clairvoyance, ou s’il joue son rôle sans en percevoir la portée exacte. S’il influence l’avenir de l’Europe de manière parfaitement réfléchie, ou s’il fait l’histoire sans tout à fait savoir l’histoire qu’il fait…

Une chose est sûre, en tout cas : par islam interposé, le pape envoie à l’Europe une claque monumentale, dans le but de la réveiller.
Il n’est pas sûr que cela fonctionne ; il est même très probable que cette rouste inouïe soit fatale à l’Europe ; mais il faut essayer. Car c’est le seul espoir.
Sans l’électrochoc de l’islam, l’Europe n’a aucune chance de sortir du coma dans lequel elle est plongée depuis qu’y règnent les droits de l’homme à n’être rien. L’Europe est allée trop loin dans l’anémie intellectuelle et spirituelle pour espérer s’en tirer sans douleur. Et, surtout, sans risque. L’islam est le traitement de la dernière chance. Un traitement de choc, qui nous tuera sans doute ; un traitement de choc qui, seul, peut nous sauver.
L’alternative, en effet, est entre cette épreuve redoutable, et la mort assurée ; car l’Europe contemporaine, c’est-à-dire l’Europe déchristianisée, c’est-à-dire l’Europe coupée de ses racines, est un organisme dévitalisé qui, depuis deux siècles, s’achemine lentement vers la mort. Bien sûr, au début, elle faisait illusion, elle semblait en pleine forme ; c’est facile quand on a pour soi l’élan de 1 800 ans de catholicisme…
Mais une fois coupée l’irrigation par le catholicisme, l’assèchement de l’Europe, puis son effondrement, étaient inéluctables. Nous y sommes. L’Europe, aujourd’hui, n’est plus une civilisation : c’est un immense enclos de cons arrogants, impuissants à créer quoi que ce soit de respectable et, moins encore, de durable. Cette Europe rabougrie, atrophiée, stérile, n’est plus que le fantôme d’elle-même. Et ce n’est pas en dopant cette junkie aux valeurs, en la droguant à l’antiracisme, en la shootant à la tolérance ou en lui faisant sniffer des rails de diversité qu’on la sauvera ; c’est en la reconnectant à son principe de vie. Un principe de vie dont on a tellement dégoûté les Européens, qu’il leur semble un poison, alors qu’il est la vie… La vie, et le vrai amour de l’humanité. Aux antipodes de l’escroquerie droit-de-l’hommiste qui, flattant l’homme, n’aboutit qu’à l’avilir…

Mais ils y tiennent, à leurs illusions : l’aveuglement des Européens est si profond, leur attachement à ce qui les tue si intense, leur rejet de ce qui les sauverait si féroce, que seule la raclée dantesque de l’islam est susceptible de leur remettre les idées en place.
C’est par le traumatisme de l’islam que les Européens réaliseront l’inconsistance de leurs « valeurs », la vacuité de leurs prétendus « droits de l’homme » et, plus généralement, la vanité des modes idéologiques qui se succèdent depuis deux siècles avec la prétention de se substituer aux soubassements catholiques de l’Europe. Avec quel succès…

L’islam va rouvrir le chapitre « Religions » dans l’esprit endormi des Européens. Porter de terribles coups de bêche dans leur âme en friche. Retourner avec une vigueur toute particulière ce terrain abandonné depuis des décennies.
Oui, les Européens vont avoir tout « loisir », si l’on peut dire, d’expérimenter la douceur de l’islam… religion de paix, de tolérance et d’amour, comme ils disent… Puis, une fois leurs yeux dessillés, une fois qu’ils auront compris ce qu’est vraiment la vie sous l’islam, leur regard se portera très naturellement vers le catholicisme…Ce catholicisme qu’ils couvrent actuellement de crachats et de sarcasmes, qu’ils considèrent au mieux comme un héritage désuet… un fatras folklorique sans grande utilité… La religion obscure d’un passé étouffant, quand elle est leur seul espoir d’un avenir libre…

Mais avant qu’ils comprennent cela, avant qu’ils réalisent que leur unique chance d’en finir avec la barbarie se nomme « catholicisme », il va falloir qu’ils en passent par des décennies de destruction et de douleur.

La compréhension, désormais, est hélas à ce prix : les Européens sont trop déculturés, trop abrutis de propagande pour être sensibles aux mises en garde, aux arguments et aux rappels historiques. Les voies intellectuelles sont définitivement fermées ; toute discussion est vaine : seules, la souffrance concrète, la démonstration par les faits pourront, peut-être, leur ouvrir les yeux. Et encore, rien n’est moins sûr…
Les Européens sont en effet passés maîtres dans l’art sophistiqué du déni… de l’explication à côté de la plaque… du charabia pâteux pour se convaincre que ce qui se passe n’est pas ce qui est en train de se passer… Voir leur extraordinaire obstination, aujourd’hui et depuis déjà de longues années, à ne pas regarder leurs ennemis en face… à ne pas entendre leurs Allah Akbar… à ne pas lire l’histoire du Prophète dont ils se réclament, et ne font que reprendre l’offensive conquérante…
Il y a longtemps que les Européens, déconnectés de toute exigence de vérité, pataugent dans la pensée magique. C’est-à-dire dans la non-pensée.

Pour se remettre à penser, les Européens devront donc aller au bout du désastre. C’est au bout des massacres, au bout de la destruction, au bout de l’enfer, que renaîtra peut-être l’esprit des Européens. C’est par la tyrannie islamique qu’ils redécouvriront la valeur inestimable de leurs racines catholiques. Qu’ils comprendront, surtout, que toutes les religions ne se valent pas… que toutes ne suscitent pas exactement la même civilisation… Et que, par conséquent, les religions ne peuvent pas « vivre ensemble », contrairement aux âneries médiatiques qu’ils radotent servilement sans jamais songer à les remettre en cause…

Alors leur apparaîtra le choix qui s’offre à eux : la rechristianisation, ou l’islamisation. L’alternative sera celle-là. Il n’y en aura pas d’autre. L’alternative est d’ores et déjà celle-là. Il n’y en a pas d’autre. Mais les Européens ne le savent pas encore. Le crâne saturé de diarrhée médiatique, ils croient encore que leur égalité, leur parité et leurs valeurs républicaines les sauveront. Mais les valeurs républicaines n’existent pas, sauf dans les matinales de France Inter. Et je défie quiconque est en désaccord de me définir concrètement ces valeurs républicaines dans les dix secondes qui suivent. Bon… Nous sommes d’accord… Les valeurs républicaines n’ont aucune réalité. Ce sont des éléments de langage que brandissent les bourriques politiques dès qu’elles sont en difficulté, pour intimider ceux qui voudraient révéler leur action destructrice de la France et de l’Europe et proposer un programme alternatif à leurs dévastations. Mais des éléments de langage ne font pas un projet de civilisation. On ne fait pas grandir l’humanité avec des foutaises de communicant. Par conséquent les valeurs républicaines ne nous seront d’aucun secours pour affronter les défis qui arrivent. Comme elles sont apparues, elles disparaîtront. Retourneront à leur insignifiance originelle.
Fin des « valeurs républicaines » et autres couillonnades que notre époque sécrète à flux tendu. Fin de la récré. Retour aux choses sérieuses. Retour aux religions.
C’est d’elles, et d’elles seules, que naissent les civilisations. C’est par elles, et par elles seules, que les civilisations se perpétuent. 1 500 ans de catholicisme, 150 ans de République… Le premier vit encore, la deuxième a déjà rejoint son crépuscule…

La parenthèse de néant ouverte il y a deux siècles est sur le point de se refermer. L’Histoire va reprendre.
C’est bientôt la fin de la fin de l’Histoire.  Et le retour des grands déterminants historiques.
Ce sont les religions qui vont façonner l’avenir, comme elles ont façonné le passé. C’est, d’ores et déjà, l’opposition entre religions qui s’exprime confusément dans les derniers développements politiques qui affectent l’Europe. Ce que nos médias appellent avec dédain la « poussée populiste » n’est que la manifestation frémissante de l’inconscient religieux de l’Europe… le prélude du retour en force des religions comme moteurs de l’Histoire…

Nous l’avons oublié, en effet : pendant des siècles — des siècles incommensurablement plus longs que ceux de notre glorieuse modernité… — ce que nous avons pris l’habitude d’appeler « Europe » se nommait « Chrétienté ». L’air qu’on respirait était saturé de christianisme. Les heures étaient chrétiennes, les jours étaient chrétiens, la vie était chrétienne. Chaque jour, on se connectait non pas à Facebook, mais à Dieu. Le soir, on avait rendez-vous non pas avec Cyril Hanouna, mais avec Dieu. On rendait un culte non pas à son nombril, mais à Dieu. On érigeait des monuments non pas à la gloire du fric, du business ou de la laideur, mais de Dieu. La beauté de l’Europe vient de là. Le ravissement — et plus souvent l’extase — que l’on ressent en parcourant les chemins, les villages, les villes d’Europe, est un cadeau du catholicisme. Ce catholicisme qui, comme chacun sait, n’a apporté que souffrance et malheur à l’humanité, contrairement à nos idéologies humanistes (dont l’humanisme se révèle chaque jour plus flagrant).
Certains diront que c’est une simple coïncidence. Qu’il n’y a aucune relation de causalité entre la splendeur du patrimoine artistique européen, et le catholicisme.
Il est vrai qu’on chercherait en vain une trace de catholicisme dans les 900 églises de Rome, les 1000 clochers de Prague, les 150 cathédrales de France ou ses 45 000 églises. Il est vrai qu’un promeneur à Vienne, Florence ou Venise doit être doué d’un sacré sens de l’observation pour débusquer une croix, une église ou une rue portant le nom d’un saint. Il est vrai, également, que la Pietà de Michel-Ange n’a strictement rien à voir avec le catholicisme. Ni les milliers de peintures, nées de la main des plus grands génies, représentant Jésus, Marie et la vie de saints… Bon… Passons… Laissons ces puits de culture à leur clairvoyance… Et retournons à notre propos : l’emploi du terme « Chrétienté » pour désigner la zone géographique que nous nommons aujourd’hui « Europe », faisait évidemment référence à l’imprégnation chrétienne de celle-ci. Il rappelait les liens inextricables qui unissent le christianisme et l’âme des peuples d’Europe. Ce qui explique d’ailleurs que, le premier parti, la deuxième s’est évaporée…
Mais en plus de cette fonction descriptive, le terme « Chrétienté » jouait également un rôle militant. Militaire, même. « Chrétienté » était un terme de guerre. Une bannière brandie lors des innombrables batailles menées au fil des siècles pour repousser l’envahisseur musulman. « Nous ne sommes pas une terre d’islam », voilà ce que signifiait aussi, et avant tout, le mot « Chrétienté ». « Nous ne sommes pas une terre d’islam, et nous veillerons à ne jamais le devenir. Nous nous battrons, si nécessaire jusqu’à la mort, pour épargner à nos enfants ce funeste destin. » Les Européens d’alors savaient de quoi ils parlaient… Ils avaient vécu dans leur chair les charmes du dialogue des cultures, et en avaient tiré des conclusions plutôt bien informées… En direct du terrain, comme on dit… « La Terreur du monde », voilà le petit nom qu’ils donnaient aux musulmans. Et croyez-le, ils n’étaient pourtant pas du genre impressionnable… Pas vraiment les métrosexuels pétochards qui constituent l’essentiel de la gent « masculine » d’aujourd’hui… Mais malgré leur courage, leur force d’âme, malgré leur bravoure au combat, ils ne pouvaient nier qu’ils ressentaient un sentiment d’épouvante à la perspective de se confronter aux musulmans… surtout si, par malheur, ils ne l’emportaient pas…
Certains verront dans ces dispositions la preuve de l’existence d’un continuum islamophobe en Europe. Mais c’est le propre des incultes, d’asséner des jugements anachroniques du haut de leurs certitudes d’ignorants. La vérité est beaucoup plus simple. Les Européens n’étaient pas islamophobes : ils étaient renseignés.
Cela dit, si l’on s’affranchit de l’acception péjorative que le débat contemporain a conférée au vocable « phobie », pour en revenir à son sens étymologique de « peur », on ne peut qu’admettre que les Européens étaient, effectivement, islamophobes. Pas au sens de la haine, donc : au sens de la peur. Mais alors, il faut aller beaucoup plus loin : les Européens n’étaient pas islamophobes : ils étaient islamoterrifiés. Islamoépouvantés. Et ce, répétons-le, pour des raisons concrètes… pas par ignorance, mais au contraire par leur très grande expérience…

L’islam a ainsi joué un rôle décisif dans la construction de l’identité européenne. On l’aura compris, pas au sens où l’entendent les faussaires médiatiques avec leur fable du vivre-ensemble en Al-Andalus et autres chefs-d’œuvre de désinformation dont ils sont coutumiers. Mais au sens tout à fait opposé : c’est contre la menace islamique que les peuples d’Europe ont réalisé leur unité. C’est contre l’ennemi musulman que les Européens ont pris pleinement conscience de ce qui les distinguait (dans tous les sens de ce joli verbe) ; de ce qui faisait d’eux une civilisation, c’est-à-dire une anthropologie unique, originale, et très modérément compatible avec l’anthropologie musulmane…  Certes, cela n’a pas empêché les antagonismes, les guerres, les affrontements féroces entre peuples d’Europe ; cela n’a même pas empêché des collaborations entre des musulmans et des Européens contre d’autres Européens (la plus célèbre étant François Ier s’alliant à Soliman le Magnifique pour faire pièce à Charles Quint). Mais ces associations relevaient de l’habileté tactique, de l’alliance opportuniste. De la coalition d’intérêt. En aucun cas de la croyance en une compatibilité entre la civilisation européenne et la civilisation musulmane, ou je ne sais quelle fadaise multiculturaliste. Même alliée furtivement à l’islam, la Chrétienté restait la Chrétienté ; et la Terreur du monde restait la Terreur du monde…

Pourtant, au fil des siècles, la conscience du danger islamique a fini par s’émousser. Dans les pays les plus éloignés géographiquement — et donc historiquement — des assauts de l’islam, l’amnésie s’est répandue. En France, singulièrement, où les derniers combats contre l’envahisseur musulman remontaient à Charles Martel (732), l’illusion s’est progressivement installée que la menace était écartée… Cette perte de mémoire, conjuguée à l’avancée des Lumières (c’est-à-dire d’un anti-catholicisme farouche), a fini par frapper de vétusté le terme « Chrétienté ». « Europe » est alors venu s’y substituer. La victoire d’« Europe » sur « Chrétienté » date de 1751, quand Voltaire publie le Siècle de Louis XIV (Voltaire qui ne rêvait que « d’écraser l’Infâme »). Mais parallèlement, dans les pays où les exactions islamiques sont un souvenir encore récent, le vocable « Europe » a plus de difficultés à s’imposer. En Italie (subissant régulièrement razzias, massacres et enlèvements de « vierges au visage de lune » pour alimenter les harems), en Hongrie (asservie par les Turcs de 1541 à 1699), en Slovaquie, en Pologne, en Autriche (où les derniers combats contre les musulmans remontent à 1683, soit près de mille ans après la France), l’inquiétude reste vivace. Italie, Hongrie, Slovaquie, Pologne, Autriche : le lecteur attentif aura remarqué que la carte des pays dans lesquels le traumatisme islamique est un souvenir relativement récent, est le calque parfait des pays où se propage actuellement la « lèpre populiste » (pour m’exprimer comme les propagateurs du cancer progressiste). Ce n’est évidemment pas une coïncidence. Cela explique ceci. Entre la France, où le dernier contact avec l’islam remonte à 1 300 ans, et la Hongrie, qui a chassé les musulmans il y a seulement 300 ans, il y a comme un léger différentiel de mémoire… Oh, presque rien…. une paille… 1000 ans d’Histoire… 1000 ans d’expérience en plus…
La question qu’on peut alors se poser est : entre l’avisé et l’amnésique, qui a raison, et qui a tort ? Entre celui qui a tout oublié, et celui qui se souvient, qui faut-il écouter ? A qui faut-il faire confiance ?

La réponse à cette question (qui devrait aller de soi) sera bientôt évidente, même pour les plus enragés des négationnistes : dans toute l’Europe, la parenthèse d’amnésie va bientôt se refermer. Comme il l’a fait pendant des siècles, l’islam va de nouveau jouer un rôle majeur dans la (re)construction de l’identité des peuples d’Europe. Sauf que cette fois, la partie est beaucoup plus risquée. Les Européens, en effet, n’ont plus rien de sérieux à opposer à l’islam. Ils n’ont plus la Chrétienté, ses dogmes, sa vigueur : ils ont la République, ses valeurs, sa fadeur. En tête de cortège, ce ne sont plus Saint-Louis, Richelieu et Charles Quint qui les mènent ; c’est l’attelage Hanouna-BHL-Raffarin. On a le droit de trouver plus rassurant… A la place de Jeanne d’Arc, nous avons les Femen. A la place de Mozart, nous avons Maître Gims. A la place de Molière, nous avons Christine Angot. Voilà la catastrophe dont a accouché notre civilisation des droits de l’homme à se débarrasser de son âme…
Autant dire que si, dans le combat qui vient, nous ne misons pas sur la robustesse de nos fondations chrétiennes, la partie est jouée d’avance…

Le séisme islamique, soit détruira définitivement l’Europe, soit sera le signal de sa renaissance.
Il nous reconnectera à nos racines chrétiennes, ou achèvera le travail de déracinement commencé il y a deux siècles, pour mieux nous asservir à la loi d’Allah.

Ce qui est sûr, c’est que les idéologies progressistes qui nous rapetissent depuis deux siècles vivent leurs dernières décennies. Tout le fatras constructiviste, existentialiste, égalitariste, féministe et multiculturaliste qui peuple le cerveau des Occidentaux, et que ces incultes imaginent de toute éternité, va être balayé. Car les illusions ne durent jamais ; ainsi, en particulier, des constructions intellectuelles fondées sur une conception erronée de l’homme. Le propre des chimères est d’être éphémères. De ne durer que le temps d’être écrasées par un système de valeurs consistant (ainsi le multiculturalisme ne peut être que transitoire, le temps qu’une culture sorte du jeu et triomphe de l’affaiblissement des autres…)

Chronologie immuable. Le poison de l’utopie finit toujours par sécréter son antidote : le chaos. Lequel abolit l’utopie et permet donc, au moins pour un temps, de revenir à une véritable civilisation, c’est-à-dire une anthropologie fondée pour l’essentiel sur le principe de réalité (quand l’utopie relève du principe de plaisir et du déni de nature humaine, raison pour laquelle elle aboutit immanquablement à la barbarie).
Le chaos est à la fois le fruit de l’utopie, et la façon par laquelle elle prend fin.

C’est cette séquence finale d’autodestruction que nous vivons actuellement avec l’utopie droit-de-l’hommiste — et sa petite sœur l’utopie multiculturelle. Nous sommes entrés dans la phase de chaos. De convulsions. Nous ne pourrons, désormais, nous épargner de très grandes souffrances.
Mais la bonne nouvelle, si l’on peut dire, c’est que la souffrance fait partie du plan. Elle est le passage obligé, la première étape vers un éventuel recouvrement de notre humanité. Si les hommes de demain doivent avoir une âme un peu moins atrophiée que les bipèdes actuels, ils le devront, hélas, aux souffrances qui viennent.

Bernanos le disait lumineusement : « La civilisation qui engendre les catastrophes refait du même coup dans l’homme, par la souffrance, cette vie intérieure qu’elle se croyait capable d’abolir. » Et Baudelaire le disait encore mieux  mais cela va sans dire :

Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance,
Comme un divin remède à nos infirmités,
Et comme la meilleure et la plus pure essence
Qui prépare les forts aux saintes voluptés.

Il nous faut donc accueillir cette souffrance avec philosophie ; l’envisager comme le seul moyen de nous tirer de la torpeur mortelle dans laquelle l'Occident contemporain plonge l'humanité, et de reconquérir un peu de notre vie intérieure. Cette vie intérieure, dont procède toute vraie joie… Cette vie intérieure qui, seule, donne à une civilisation le souffle nécessaire à son élévation, et à sa perpétuation.

C’est le plus grand espoir que nous puissions nourrir : que les tourments qui viennent ressuscitent, par réaction, notre aspiration à vivre debout. Que l’épreuve de la mort nous redonne l’envie de vivre. Que la dévastation nous redonne l’envie de construire. Et de nous battre.
Car nous devrons nous battre, si nous voulons infléchir le scénario glaçant que, rationnellement, nous n’avons aucune chance d’empêcher… Nous devrons nous battre, même quand tout semblera perdu. Nous devrons nous battre, pour épargner un funeste destin à nos enfants. Et qui sait ; peut-être qu’au bout des sacrifices, peut-être qu’au bout des combats, peut-être que si nous avons fait preuve d’espérance, et de persévérance, peut-être, oui, peut-être que Dieu nous donnera la victoire.

dimanche 19 août 2018

Réflexion


Quand le sommet d'une civilisation passe de Molière à Maître Gims, c'est qu'à un moment elle a dû faire une connerie...

mardi 7 août 2018

Réflexion

Défigurer la nature au nom de l'écologie, en se gavant au passage de subventions publiques : voilà le vrai bilan de l'imposture éolâtre.

Réflexion

Les éoliennes sont un peu nos nouvelles « chances pour la France » : les Français sont forcés de payer pour qu’il y en ait de plus en plus, alors qu'ils n'en veulent pas… Et qu'elles détruisent la France... 

jeudi 5 juillet 2018

Meutes et moutons

Lu dans la presse : "Une Américaine a déclenché une avalanche de réactions haineuses, après la publication d'une photo la montrant en train de poser près du corps d'une girafe chassée lors d'un safari l'an dernier en Afrique du Sud.

Le torrent de haine, d'insultes et de menaces dont elle a été victime de la part de dizaines de milliers d'internautes, a poussé la jeune femme originaire du Kentucky à se mettre en retrait des réseaux sociaux." 

Pour les égorgeurs d'êtres humains du Bataclan, en revanche, c'est "Vous n'aurez pas ma haine"...

mercredi 2 mai 2018

Gone girls



Celui qui promettrait à l’humanité de la délivrer de la sujétion sexuelle, quelque sottise qu’il dise, serait considéré comme un héros.
Freud


Il est des détails éloquents. Des broutilles révélatrices. Des événements en apparence futiles, mais qui recèlent en vérité l’essence d’une époque. Des changements que l’on tient pour insignifiants, mais qui signalent l’émergence d’un monde totalement nouveau ; tant il est vrai que, le plus souvent, l’essentiel prend le masque du dérisoire.

La disparition des grid girls est de ces événements apparemment infimes, mais qui en vérité disent tout de notre époque. La disparition des grid girls des paddocks de Formule 1, et leur remplacement par des grid kids. Des enfants innocents, en lieu et place de femmes fatales. Des êtres asexués, pour succéder à des créatures hypersexuées. Des gamins sans intérêt (pléonasme), après le tourbillon grisant des Vénus et leurs courbes hypnotiques.
Entre les femmes lascives et les enfants lassants, l’Occident nouveau a choisi…

Fin de la libido, entrée des marmots. Fin des délices et des tortuosités de la vie adulte, place à la morne ingénuité de la vie enfantine. Fin de l’érotisme, place à la pureté. Fin de la séduction, de ses subtilités, de ses duplicités ; place au contact direct, à la spontanéité et aux relations vraies. Fin de la nuance, place à la transparence. Fin des passions, des excès, des ambiguïtés, des aléas et des désordres de la vie adulte : place à l’authenticité et à la simplicité de la vie enfantine. Place à la platitude. Place à l’ennui. Place au long dimanche de la vie occidentale. Un long dimanche aride, aseptisé, que n’anime plus aucun souffle vital (lequel est l’énergie sexuelle, et n’est que ça, quelque forme sophistiquée que celle-ci revête pour passer incognito).
L’épuration éthique de l’Occident touche au but : plus que jamais, Homo occidentalus est l’archétype de la créature castrée, inerte, hébétée… Grosse besace avachie, sans nerf ni énergie… dévirilisée… consentante à tout… même au meurtre de ses déterminants psychiques les plus essentiels…

La victoire des grid kids sur les grid girls, autrement dit de l’esprit d’enfance sur l’esprit de volupté : dans cet événement, qui ne tirera qu’un haussement d’épaules à la plupart des bipèdes occidentaux, c’est tout l’Occident contemporain qui se récapitule. C’est sa morale propre qui s’exprime. C’est sa structure mentale très particulière, c’est sa structure psychique encore plus particulière qui se font voir en pleine lumière. C’est l’anthropologie du néo-Occident qui déploie ses prestiges devant nos yeux aveugles.

Un Martien, s’il voulait embrasser d’un regard le tableau atroce de notre « civilisation », n’aurait qu’à s’intéresser à cet événement : il condense l’essentiel de notre Occident en phase terminale. Cet événement est un concentré d’Occident. A quelque niveau de lecture qu’on l’envisage, il contient une rare densité d’informations sur les forces qui se déchaînent pour faire du XXIème siècle l’épisode le plus calamiteux de l’histoire de l’humanité.

Ainsi, il n’est évidemment pas faux de voir dans ce énième recul de la visibilité des femmes une nouvelle victoire des féministes contre les femmes. Il faut en effet avoir les yeux remplis de médias pour encore ignorer que les féministes sont les pires ennemi-e-s des femmes (de même que les européistes sont les pires ennemis de l’Europe, et les antiracistes les pires ennemis du « vivre-ensemble »).
Depuis quarante ans, les féministes n’ont de cesse d’organiser l’invisibilité des femmes, sous le prétexte fallacieux de lutter contre leur réduction à leur dimension sexuelle. Jappements hystériques contre les publicités « sexistes », rugissements hargneux devant les vitrines de grands magasins exposant des femmes dénudées, etc. : les féministes font tout pour que la féminité déserte l’espace public.
Inlassablement, elles œuvrent à ce que la beauté et la grâce spécifiquement féminines, et qui sont indissociables d’une touche d’érotisme, voient leur champ d’expression diminuer. Puis disparaître. L’élégance féminine, la sensualité féminine, la douceur féminine doivent mourir, pour laisser place à l’idéal féminin des féministes : Christine Angot. C’est-à-dire Caroline de Haas. C’est-à-dire Caroline Fourest.
Christine Angot, Caroline de Haas, Caroline Fourest : voilà les Trois Grâces du féminisme. On a le droit de leur préférer les Trois Grâces de Rubens ou de Raphaël… De trouver que ces peintres respectent infiniment plus les femmes que ces féministes… d’estimer qu’en ce domaine également, c’était mieux avant… Avant, c’est-à-dire quand la visibilité des femmes n’était pas en danger. Avant, et jusqu’au Moyen Âge, quand la sensualité féminine était suggérée avec cette délicatesse, cette subtilité, cette délicieuse ambiguïté qui est le propre de la femme. Cette délicieuse ambiguïté dont les féministes, dans leur simplisme vulgaire, sont incapables de jouer, et voudraient empêcher les autres femmes de jouir.

Avec les féministes, les femmes qui assument et revendiquent leur féminité doivent disparaître de l’espace public : avec les féministes, les seules femmes qui ont droit à la visibilité sont celles qui cachent leur corps. Ce qui dénote, admettons-le, une conception assez acrobatique de la visibilité… Ce qui, surtout, constitue les féministes en ennemies authentiques des femmes. Et, donc, en alliées objectives d’autres ennemis des femmes : les islamistes. Ça vous choque ? C’est si vrai que, dans les lignes qui précèdent, on pourrait sans problème remplacer « féministe » par « islamiste ». Faites l’exercice, vous verrez, ça fonctionne parfaitement…

Féministes et islamistes : voilà l’union sacrée des ennemi-e-s des femmes. La grande alliance des puritains, pour abolir la féminité. Une alliance objective, évidente, éclatante, qui répand ses méfaits jour après jour, et que personne ne veut voir. Une alliance dont le mot d’ordre est « Puritain-e-s de tous les pays, unissez-vous ! Culs bénits de France, d’Algérie, d’Afghanistan, d’Arabie et du Qatar, tou-te-s uni-e-s contre les femmes ! » Les femmes, c’est-à-dire l’érotisme. Les femmes, c’est-à-dire l’élégance. Les femmes, c’est-à-dire cette présence singulière, irremplaçable, miraculeuse,  qui enchante l’esprit et enivre l’âme.
Les femmes, cette énigme éternelle, insupportable, qui doit être niée et remplacée par une figure primaire : l’aboyeuse anti-hommes ou la viande à burqa.

Féminisme et islamisme mènent une guerre commune à la féminité.
Féminisme et islamisme sont deux entreprises de dissimulation des spécificités féminines des femmes.
Car féminisme et islamisme sont deux puritanismes : l’un et l’autre ont en horreur la sensualité inhérente au corps féminin. L’un et l’autre méprisent l’érotisme constitutif de la femme ; plus exactement, ils le haïssent. Et, donc, le combattent. Et le combattront jusqu’à sa totale éradication. Pour ces puritain-e-s enragée-e-s, l’espace public doit être purgé de toute trace de sensualité. Donc de féminité.
C’est pour cela qu’on n’entend jamais les féministes dénoncer la condition des femmes dans les « zones de non droit » (comprenez « zones de droit islamique ») ; c’est pour cela que ces fausses amies des femmes en viennent même à contester positivement les rares relations médiatiques de l’enfer que vivent les femmes dans les territoires racaillislamisés, par exemple à la Chapelle-Pajol… Car en vérité, cet enfer les réjouit ; cet enfer fait leurs affaires. La plupart des commentateurs, invités à s’exprimer sur le mutisme du féminisme vis-à-vis de l’islamisme, s’étonnent d’une étrange et coupable « indulgence ». Mais ce n’est pas de l’indulgence : c’est de la connivence. Féminisme et islamisme, malgré leurs différences apparentes, entretiennent une connivence essentielle, dont les racines plongent d’ailleurs bien plus profond que la seule question féminine…

Il est en effet évident, pour tout observateur un peu lucide, que le vrai ressort du féminisme n’est pas l’amour des femmes, mais la haine des hommes. Que les féministes ne se battent pas pour les femmes, mais contre les hommes. Enfin, contre un certain type d’hommes… Un type d’hommes bien précis. Blanc. Hétérosexuel. De mœurs occidentales. De race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne, pour paraphraser la désormais banale confidence de De Gaulle à Peyrefitte.
C’est à ce type d’hommes qu’elles vouent une haine viscérale, instinctive, incurable. C’est ce type d’hommes, et ce type d’hommes seulement, dont elles cherchent à stigmatiser le désir, à culpabiliser le plaisir, tout en laissant le champ libre aux autres hommes, bien plus misogynes et violents… C’est ce type d’hommes qu’elles veulent intimider, inhiber, castrer ; c’est pour qu’il n’ose même plus se risquer à séduire qu’elles lui lancent dans les jambes des #metoo, #balancetonporc et autres campagnes de rééducation de l’homme blanc dont une constante est de ne jamais évoquer la seule vraie menace pour les femmes du XXIème siècle : l’islam.
Ainsi, dans un même mouvement, les féministes dévirilisent l’homme blanc, et confortent la virilité outrancière de l’homme musulman.

On connaissait la castration chimique ; les féministes ont inventé la castration psychique. Chacune de leurs offensives médiatiques et législatives est une bataille d’une guerre psychologique menée à l’homme blanc, dans le but ultime de le stériliser. Non pas physiquement, bien sûr ; mais par intériorisation des interdits et des commandements féministes. Les féministes stérilisent l’homme occidental en le châtrant psychiquement ; en lui faisant honte de sa virilité ; en criminalisant chaque expression de sa masculinité ; en le forçant, par des condamnations incessantes de ses comportements, à renoncer à ses particularités masculines. A s’indifférencier. A se féminiser. Autrement dit à se rendre sinon ridicule, du moins sans intérêt pour la gent féminine. Ainsi l’homme occidental féminisé, ou plutôt féministé, s’exclut-il de lui-même du circuit de la séduction et de la reproduction ; ainsi peut advenir le règne sans partage de l’homme islamique, à la virilité décomplexée (pour rester poli).
Ce processus est en cours. Et s’accélère. Et à ceux qui traitent ce sujet par l’indifférence ou les sarcasmes, je conseille de jeter un œil aux statistiques de natalité en France… et je donne rendez-vous dans quatre ou cinq décennies, pour relever les compteurs… sachant que quatre décennies, c’est le temps qu’il a suffi à la France pour atteindre 15% de musulmans… et que les lois de reproduction ont tendance à être davantage exponentielles que linéaires, a fortiori quand elles sont couplées à des flux migratoires massifs...
Oui, rendez-vous dans quatre ou cinq décennies… Alors, nos grands esprits nonchalants seront-ils sans doute un peu plus attentifs … Alors réaliseront-ils, mais un peu tard, que les féministes comptent parmi les premier-ère-s agents du grand remplacement. Que leurs incantations, indignations et gloussements hystériques contre le prétendu machisme d’une société prétendument patriarcale sont le paravent d’une volonté de meurtre de l’Occident. Que la dévirilisation de l’homme blanc, et son exclusion subséquente de la compétition pour les femmes, sont l’arme fatale qu’ils-elles ont trouvée pour en finir avec la civilisation occidentale. Une arme surpuissante, et aux effets irrémédiables : l’arme démographique.

Entraver la reproduction de l’homme blanc, et couvrir la prédation sexuelle des autres hommes : voilà le moyen le plus sûr d’en finir avec 1 500 ans d’Occident chrétien. 1 500 ans d’un Occident façonné par l’anthropologie chrétienne. Car ce n’est évidemment pas l’homme « blanc » au sens de la couleur de peau que haïssent les féministes (encore que...) ; c’est l’homme blanc en tant que lointain descendant de l’Occident chrétien. L’homme blanc en tant que dépositaire de la Bible et des Quatre Evangiles — malgré ses efforts acharnés, depuis deux siècles, pour liquider cet héritage honteux et devenir un athée bien docile (et tellement plus heureux…). L’homme qui, s’il a depuis longtemps tranché le lien avec ses racines chrétiennes (et ne cesse de leur cracher dessus), en conservera toujours trop de sève résiduelle aux yeux des féministes, et de tous les ennemis du christianisme.
C’est cette filiation infamante avec l’Occident chrétien que les féministes identifient et abhorrent chez l’homme blanc.
C’est cette persistance insupportable de traces de christianisme qu’elles visent en attaquant l’homme occidental.
Car les féministes sont des détecteurs de christianisme : partout où il se trouve, même travesti, défiguré ou étouffé, elles le reconnaissent avec un instinct très sûr. Aussi, mieux que quiconque les féministes savent, ou plutôt sentent, que même dégénéré, l’Occidental moyen reste un fils du christianisme. Que ses mœurs, sa façon d’envisager les rapports entre les sexes, son respect et sa délicatesse envers les femmes (sans équivalent dans les autres civilisations) restent marqués par l’anthropologie chrétienne.
C’est à cause de ce reliquat de christianisme, et pour aucune autre raison, que les féministes haïssent l’homme blanc.
C’est ce christianisme résiduel qui les pousse à vouloir liquider l’homme occidental.

Elle est là, la connivence fondamentale entre islamistes et féministes : dans la volonté d’inscrire le mot « FIN » à la grande histoire de l’Occident chrétien. Dans l’intention d’effacer tout souvenir du christianisme sur les terres où se sont écrites les plus belles pages de son histoire.
C’est que, malgré leurs différences apparentes, féminisme et islamisme procèdent du même substrat : la haine de l’anthropologie chrétienne. La détestation de la vision de l’homme, de la femme, et des rapports entre les sexes induite par le christianisme, et qui a régi l’Occident pendant plus de mille ans.
Cette aspiration à un monde débarrassé du christianisme unit féminisme et islamisme d’un lien très fort, plus fort que toutes leurs divergences (lesquelles sont somme toute mineures en regard d’un tel enjeu). Nous le voyons déjà, nous le verrons encore : la complicité entre féminisme et islamisme n’est pas près de cesser, soutenue par un antichristianisme en acier trempé.

Oh, je sais que ces explications peuvent sembler farfelues à des esprits biberonnés au catéchisme médiatique. Les concepts qu’elles articulent sont tellement étrangers au référentiel de non-pensée journalistique, les idées qu’elles développent tellement éloignées du conformisme médiatique, qu’elles susciteront immanquablement rejet ou dérision chez les cerveaux détruits par un contact incessant avec les « contenus » de leur appli Le Monde. Pour ces esprits en loques, il n’y a de vérité que dans les évangiles médiatiques que débitent les journalistes assermentés, les observateurs certifiés conformes, les commentateurs appointés et les experts homologués. Or, il est évident que des journalistes incultes et analphabètes — pléonasme — ne peuvent pas comprendre, ni a fortiori expliquer les tenants et aboutissants des événements contemporains. Ce n’est pas dans la presse, cette « fausse alerte permanente » comme la qualifiait déjà Nietzsche, que l’on trouvera la hauteur de vue, le recul historique ni surtout la substance nécessaires à la compréhension du monde. Les journalistes, ces esclaves de l’éphémère, n’ont ni la structure mentale, ni la culture, ni le temps pour cela. Ni, surtout, la curiosité. Mais ils s’en contrefoutent : ce n’est pas leur sujet. Ce sont des machines à buzzer, éternellement rivées à la surface des choses. Comme des bouchons de liège, ils sont structurellement incapables d’explorer le fond des phénomènes. Même s’ils essayaient, ils remonteraient instantanément : leur univers mental est résolument celui de la superficialité et du prêt-à-penser.
Cela étant dit, chacun est libre de les suivre… de préférer la myopie médiatique à la clairvoyance historique… Et donc de se rendre volontairement inaccessible à l’interprétation religieuse des phénomènes. C’est pourtant bien souvent la seule qui vaille. La seule qui permette de saisir les événements dans toute leur ampleur. D’identifier leur généalogie. D’envisager leurs prolongements. Car les laquais du Moderne pourront toujours hurler le contraire, du haut de leurs concepts éphémères et de leur cerveau desséché : l’homme est un être religieux, que ces pauvres en esprit le veuillent ou non. Sous des masques divers — idéologies, modes, opinions politiques, engagements militants etc. — ce sont toujours des inclinations religieuses qui s’expriment. Toutes les « philosophies » et opinions relèvent de visions de l’homme — et de la femme —  qui trouvent leurs sources dans les religions. Plus exactement, dans l’adhésion à certaines d’entre elles, et dans le rejet corrélatif des autres…

Or, un fait majeur des dernières décennies est le rejet massif du christianisme. Ce, à l’échelle planétaire.
Nous sommes les contemporains d’un mouvement mondial d’éradication du christianisme (avec une très nette intensification depuis le début du XXIème siècle). D’ici dix ans, tous les chrétiens pourraient avoir disparu du Moyen-Orient, Liban compris. En Europe, deux siècles de déchristianisation ont mis à genoux une civilisation presque deux fois millénaire ; son absorption par l’islam n’est désormais plus qu’une question de temps, sauf miracle…

Alors, c’en sera fini de la condition privilégiée des femmes dans les sociétés régies par le christianisme et ses dérivés. C’en sera fini de la place sans pareille qu’occupaient les femmes dans la Chrétienté.

En effet, aucune civilisation n’a jamais mieux traité les femmes que le christianisme. Nulle part, et jamais, la condition des femmes n’a été meilleure que dans l’Europe chrétienne. N’oublions pas que Jésus est le premier — et à ma connaissance le seul — personnage historique de premier plan à s’opposer aux violences faites aux femmes (pour employer le somptueux lexique des illettré-e-s modernes), notamment quand il dénonce la lapidation des femmes adultère : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » Six-cents ans plus tard, Mahomet ne tiendra pas tout à fait le même discours…

De fait, en terre chrétienne, la lapidation des femmes n’a jamais été ; en terre musulmane, elle n’a jamais cessé. De fait jamais, depuis que le déclin du christianisme a commencé, la condition des femmes n’a autant régressé…

C’est qu’aucune religion n’aime les femmes autant que le christianisme. Aucune religion ne leur fait une place aussi éminente. Vous en connaissez beaucoup, vous, des religions qui érigent des centaines de cathédrales à la gloire de Notre-Dame ? Vous en connaissez beaucoup, des religions qui vénèrent des milliers de femmes en les sanctifiant ? Vous en connaissez beaucoup, des religions dont l’événement fondateur — la résurrection du Christ — est révélé à une femme, ancienne prostituée de surcroît ? La naissance du Christ étant, elle aussi, le fait d’une femme… Femmes au début, femmes à la fin…tous les événements décisifs passent par les femmes, dans le christianisme… Et des religions qui suscitent des tableaux et des sculptures de femmes, vous en connaissez beaucoup ? Et pas des femmes pudibondes, hein ;  des femmes lascives, voluptueuses. Des vraies femmes. Représentées. Des femmes de marbre et de peinture. Des femmes de chair.

Mais cela ne devrait pas nous étonner : le christianisme est une religion charnelle. Le christianisme est LA religion charnelle. La seule. Une religion qui accorde une telle importance à la chair, que Dieu lui-même s’est fait chair en Jésus…

Bien sûr, quand je parle de christianisme, je ne parle pas de protestantisme, c’est-à-dire de puritanisme, c’est-à-dire d’une condamnation de la chair, c’est-à-dire d’un immense contresens sur l’anthropologie chrétienne et son rapport bienveillant au corps et aux sens.
Quand je parle de christianisme, je parle de catholicisme, ce catholicisme qui exalte la femme jusque dans son sanctuaire le plus glorieux, la basilique Saint Pierre de Rome. Saint Pierre de Rome, manifeste du catholicisme, et temple de la femme… Seins, galbes, jambes, cuisses et visages… Exubérance, opulence… effervescence… Fête inouïe des sens… Et ne parlons pas des églises jésuites, c’est-à-dire baroques… de la sensualité qui s’en exhale… de leur érotisme latent… de la fièvre qui vous envahit, si vous êtes attentif
Plus généralement, tout l’art catholique est une célébration de la femme. Un immense et merveilleux hommage à la beauté, à la grâce, à la sensualité féminines. Qu’on pense seulement à Rubens, Raphaël, Le Pérugin, Le Titien, Le Corrège… Combien de tableaux sans femmes ? Un ? Deux ? Trois pour mille ? Ne cherchez pas : les femmes sont partout dans l’art catholique. Je m’étonne d’ailleurs que cela ne suscite pas les remarques élogieuses des obsédés de la parité et autres maniaques de la mixité… Lesquels auraient pour le coup les plus grandes difficultés à pétitionner contre la sous-représentation des femmes dans l’art catholique

Mais trêve de digressions ironiques : tout cela ne nous dit pas pourquoi l’amour de la femme est consubstantiel au catholicisme. Oui, pourquoi le catholicisme accorde-t-il cette importance aux femmes (importance sans équivalent dans aucune autre religion, donc dans aucune autre civilisation) ? Pourquoi insiste-t-il tant sur la féminité ? Pourquoi le catholicisme force-t-il tant le trait, pourquoi tient-il tant à célébrer la beauté féminine ? L’élégance féminine ? La singularité féminine ?
La réponse est en partie dans la question : en plus d’être un évident hommage d’esthètes au plus beau miracle de la Création, et un rappel que le catholicisme est la religion du consentement à la chair, l’éloge de la féminité dans l’art et la pensée catholiques sert également une finalité plus pragmatique : nous mettre sous les yeux la différence des sexes. Nous rappeler sans cesse que l’homme et la femme sont des créatures différentes. Pas inégales : différentes. Le refus de l’indifférenciation des sexes, et de l’indifférenciation tout court, est en effet un marqueur essentiel du catholicisme. De la Bible au Nouveau Testament, les textes qui fondent l’anthropologie catholique sont parcourus par une terreur de l’indifférenciation.

Pourquoi cette aversion pour la confusion des sexes ?
Parce que la conscience de la différence des sexes fonde toute l’anthropologie catholique. Cette anthropologie qui, rappelons-le, a irrigué l’Europe pendant plus de mille ans, avec quand même quelque succès… Cette anthropologie dont la clef de voûte est l’idée que, si l’homme porte en lui un immense potentiel de grandeur et de bonté, il recèle aussi, inextricablement, un très grand potentiel de nuisance, une inclination naturelle à faire le mal. Inclination qu’il peut dompter par l’effort, l’éducation, l’intériorisation des préceptes chrétiens, l’apprentissage de la compassion, de la charité, du pardon, de l’amour du prochain, etc. mais dont il ne pourra jamais se départir. Une maladie incurable, avec laquelle il doit apprendre à vivre ; une maladie qu’il peut surmonter avec un certain succès, mais qui demeure malgré tout… et menace à tout instant de reprendre le dessus…

Cette idée fondatrice, extrêmement désagréable pour la vanité humaine (et à laquelle s’opposent les fantasmes de pureté originelle qui sous-tendent les idéologies génocidaires de la Révolution et du XXème siècle, communisme en tête), apparaît très tôt, dès la bien nommée Genèse, sous le nom de « péché originel ».
Dès lors, l’homme n’est plus innocent. Dès lors, il est affecté d’une prédisposition à faire le mal, d’une boiterie fondamentale qu’il devra perpétuellement combattre, s’il veut marcher droit.

Or — et c’est là que tout s’éclaire — que se passe-t-il, immédiatement après la commission du péché originel ? Quelle en est pour ainsi dire la première conséquence ?
Vous l’avez deviné, si vous avez suivi : l’homme et la femme prennent conscience qu’ils sont différents. Autrement dit, la différence des sexes est le premier témoin du péché originel. Elle y est inextricablement liée. On peut même dire que conscience de la différence des sexes et conscience du péché originel se confondent.

Nous tenons là la motivation essentielle du féminisme : le combat du féminisme pour l’indifférenciation des sexes est en vérité un combat contre l’idée de péché originel. Contre cette conception extrêmement vexante selon laquelle l’homme naît non pas innocent, mais « marquis pour le mal », comme l’avait également compris Baudelaire. C’est pour s’épargner cette blessure narcissique, et faire triompher l’image d’une humanité primitivement sans tache, pure et parfaite, que le féminisme s’emploie à faire disparaître la preuve du péché originel : la différence des sexes.

Cette différence des sexes que les grid girls incarnaient de manière flagrante, flamboyante, paroxystique ; cette différence des sexes qu’il fallait effacer en renvoyant ces femmes sensuelles en coulisses, et en faisant monter sur scène, à leur place, des grid kids. Des enfants. Des êtres sans sexe. Ainsi plus de différence des sexes : plus de péché originel. Ouf, on respire… on peut s’admirer sans entrave… se raconter qu’on n’a pas de part sombre…
Des anges…

Il y a longtemps que pour nous persuader que nous sommes des anges, notre civilisation ne se contente plus de nier la différence des sexes, mais double ce déni d’un militantisme farouche pour la confusion des sexes. En témoigne l’écho inouï qu’elle confère aux partisans du brouillage des genres — sectes féministes, lobbies gays, associations LGBT, etc. ; en témoigne, surtout, l’omniprésence des discours pédolâtres dans l’Occident contemporain.
Que ce soit dans la publicité, dans les médias, dans la bouche de nos écrivain-e-s, de nos chanteurs-ses, de nos acteur-euse-trice-treur-s, de nos animateur-eus-s-ssses et de nos artiste-e-tes plasticien-ne-s, les cerveaux occidentaux sont constamment bombardés d’éloges de l’enfance. Notre civilisation fait de l’enfant la référence suprême, le modèle vers lequel nous devrions tous tendre.

Il s’agit là d’un retournement inédit de valeurs. D’une situation sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
Pour la première fois, l’idéal d’une civilisation n’est plus l’adulte accompli, mais l’enfant incomplet.
Pour la première fois, une civilisation exhorte l’homme non pas à s’éloigner au plus vite de son point de départ, mais à y rester rivé toute sa vie. Bébé forever…

L’Occident du XXIème siècle est la première civilisation pédolâtreAussi, contrairement à ce que nous rabâchent les perroquets des médias, notre époque n’est pas celle du vivre-ensemble : c’est celle du vivre-enfant. C’est-à-dire du vivre-asexué. C’est-à-dire du vivre avant la prise de conscience de la différence des sexes. C’est-à-dire du vivre dans le déni du péché originel.
C’est essentiellement contre le fond biblique de la civilisation occidentale que se construit l’Occident pédolâtre ; prenant à rebours de la vision de l’homme induite par le péché originel, il s’affirme comme le royaume d’une utopie de perfection, d’un fantasme de pureté originelle, d’un refus de la tension dialectique entre Bien et Mal, entre principe de plaisir et principe de réalité, qui a donné tant de grandes choses pendant tant de grands siècles… L’Occident contemporain, stérile et insipide, est l’Empire de l’angélisme ; sa pédolâtrie en est l’expression la plus aboutie.

L’éviction des grid girls au profit des grid kids n’est qu’une manifestation parmi tant d’autres de cet angélisme pédolâtre qui régit l’Occident nouveau. Cette éviction était inéluctable : il était impossible, au royaume des enfants, que soient encore tolérées longtemps des femmes lascives, survivances anachroniques de la vie adulte et de la division des sexes ; il était impossible que le grand bordel de la Formule 1 ne devienne pas lui aussi une nursery…
Ces grid girls, malgré les apparences, malgré surtout le préjugé ignare consistant à confondre puritanisme protestant et sensualité catholique, étaient essentiellement catholiques. Non pas au sens de la foi individuelle, bien sûr ; au sens où elles étaient les dernières incarnations, c’est vraiment tout à fait le cas de le dire, de l’essence catholique de l’Occident. Au sens où, en filiation directe avec toute l’histoire de l’art catholique, elles affichaient sans pudibonderie la dimension charnelle de la femme.
Au sens où elles affirmaient de manière foudroyante, sans réplique possible, la différence des sexes…

Pourtant, et bien que prévisible, cette épuration du monde de la Formule 1, suivie très logiquement de sa puérilisation, laisse un goût particulièrement amer.

La Formule 1, en effet, était le dernier refuge de la virilité occidentale. Le dernier endroit où les valeurs que notre Occident infantile tient pour des péchés capitaux — machisme, érotisme, volonté de puissance, et surtout prise de risque (jusqu’à la mort…) — étaient considérées comme des vertus.
Certes, cet ultime bastion du courage en Occident avait déjà commencé à chanceler sous les assauts du sacro-saint principe de précaution. Un principe de précaution tellement obsessionnel, maniaque, fanatique, totalitaire, qu’il faudrait plutôt parler de précautionnisme.
Cette tyrannie de la précaution avait mené à doter les voitures de F1 d’un arceau de protection dont le nom poétique (halo) dissimulait mal la laideur essentielle. Mais il est bien connu que la beauté est fille du risque, et la précaution mère de la laideur…

Quoi qu’il en soit, cette victoire du précautionnisme, c’est-à-dire du refus du risque et donc de la vie adulte, ne devait pas tarder à être suivie de celle de l’infantilisme. C’était fatal. Nous y sommes. Les marmots sont entrés dans Paris, je veux dire sur les circuits de Formule 1. Le dernier bastion de l’héroïsme occidental est tombé.
Et je ne connais guère de spectacle plus répugnant que celui de ces nuées de mioches se répandant sur les pistes de Formule 1, idiots et souriants. Sans aucun rapport avec cet univers, et pourtant parfaitement, odieusement à l’aise. Décomplexés à mort. Comme tout morveux qui se respecte.

Précautionnisme et infantilisme : les deux vertus cardinales de l’Occident 2.0 règnent désormais partout. C’est la fin d’un monde. La fin d’un monde fondé sur la division des sexes, sur les délices et subtilités de la relation entre hommes et femmes ; la fin de 1 500 ans de consentement à la chair, à la séduction, à l’ambiguïté, à l’incertitude, au désordre : à la vie adulte. Les aventures de l’humanité chrétienne sont terminées. Plus de chaos, plus d’aléas, plus de tumulte ni de passions : tout est pur, désormais. Tout est calme. Nous sommes sortis du lupanar pour entrer dans le jardin d’enfants. Bienvenue dans l’Occident pédolâtre. Bienvenue chez les anges… Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes asexués… Sauf que…

Sauf que Pascal nous avait avertis : « Qui veut faire l’ange fait la bête ». Intuition implacable, qui n’a jamais souffert d’exception : à chaque fois que l’homme a voulu nier sa part d’ombre, il en a résulté une flambée de barbarie. Une explosion de cruauté. Un déchaînement d’inhumanité. Le premier génocide remonte ainsi à la glorieuse Révolution française, laquelle n’est rien d’autre que la mise en pratique des philosophies des « Lumières » qui postulent l’homme naturellement bon (et s’opposent ainsi frontalement au principe fondamental de l’anthropologie catholique : le péché originel). Les idéologies génocidaires du XXème siècle sont à cet égard encore plus éloquentes. Toutes ces idéologies, en effet, malgré leur diversité apparente, sont en filiation directe avec les foutaises rousseauistes des « Lumières » massacreuses : toutes procèdent du même déni de péché originel. Toutes relèvent d’une utopie de perfection, d’un fantasme de pureté originelle qui aurait été corrompue par la société ou par un groupe d’individus.
Or, la spirale infernale du génocide est inscrite dans cette conception angéliste de l’homme. En effet, une fois identifiés les prétendus coupables de la corruption de l’humanité, il serait… coupable ne pas les mettre hors d’état de nuire. Si par malheur les tenants de l’idéologie détiennent le pouvoir, ils s’empressent de procéder à cette neutralisation. Or, une fois celle-ci effectuée, le mal persiste, étrangement… Il faut donc trouver d’autres coupables, et les neutraliser à leur tour. Et ainsi de suite. C’est par cette fuite en avant qu’on obtient un génocide. Tout génocide est une erreur d’identification du coupable. Un refus d’envisager que celui-ci ne nous est pas extérieur, qu’il n’est pas dans la société ou dans tel ou tel groupe d’individus, mais en nous. Que si nous sommes mauvais, méchants, imparfaits, colériques, incomplets, insatisfaits, frustrés, c’est avant tout parce que s’agitent en nous des prédispositions naturelles à faire le mal. Tout génocide vient du fait que nous nous prenons pour des anges. Tout génocide est un déni de péché originel. Un refus de la conception catholique de l’homme.

Une fois qu’on a saisi cela, il est aisé d’entrevoir ce que l’idéologie pédolâtre de l'Occident  2.0 recèle de funeste. Il est aisé de comprendre pourquoi, dans le néo-Ocident, les rapports humains sont si arides, pourquoi la compassion y est si désespérément absente, pourquoi on y chercherait en vain la plus élémentaire trace de respect. Pourquoi on y sent cette violence larvée, tout près d’exploser… C'est que l’angélisme porte en lui la barbarie comme la nuée porte l’orage. A plus forte raison, cette forme extrême, chimiquement pure d’angélisme qu’est la pédolâtrie.

L’enfant, en effet, n’est pas du tout la créature innocente que le discours contemporain nous vend : c’est au contraire un authentique monstre — un « pervers polymorphe », pour reprendre la terminologie freudienne — qui ne fait pas le mal, uniquement car il n’en a pas la capacité physique. De là vient que nous le croyons innocent. Terrible erreur d’appréciation…
Par définition, en effet, l’enfant est la créature la plus proche du péché originel, celle qui n’a pas encore pu déployer son (immense) potentiel de bonté. L’enfant est capricieux. Irréfléchi. Egocentrique. La compassion lui est étrangère. La notion de limite également. Il ne s’élèvera au-dessus de ces penchants barbares, ne deviendra généreux, bienveillant, délicat, raffiné, que s’il a la chance de se voir inculquer des valeurs, une éducation en ce sens. Mais en attendant que ce potentiel de grandeur se réalise (ou pas…), c’est un tourbillon d’intentions malsaines qui s’agite en lui. Bien malgré lui, bien sûr, et on ne saurait l’en blâmer ; mais il serait aussi gravissime de le nier. Car alors nous ne ferions rien pour brider ces élans néfastes...

Or c’est précisément ce que nous faisons. En rendant un culte à l’enfance, nous croyons honorer l’innocence ; en vérité, nous rendons hommage à ce qu’il y a de plus malsain en l’homme.

Le culte de l’enfance n’est pas un culte de l’innocence : le culte de l’enfance est un culte de la part diabolique de l’homme.

En nous prosternant devant la prétendue pureté enfantine, nous adorons le Diable. Le Diable qui, en cette occurrence, n’a jamais si bien mérité son nom de prince des contrefaçons. Le Diable, ce concept poussiéreux auquel plus personne ne croit, dont l’évocation suscite au mieux des ricanements apitoyés, conférant ainsi une formidable pertinence à la phrase de Baudelaire : « La plus belle ruse du Diable est de nous faire croire qu’il n’existe pas. » En effet, tant que nous croyons que le Diable n’existe pas, nous sommes susceptibles de le laisser étendre son empire, voire de travailler pour lui sans le savoir…

Pour ma part, j’affirme que c’est là, dans le culte du Diable, que réside le substrat de la Modernité. Que la dévotion au Diable est la véritable clef de notre époque. Qu'elle explique tous les phénomènes de notre temps ; qu'elle en résout toutes les contradictions apparentes.

Ainsi j’évoquais, au début de ce texte, l’alliance objective entre féministes et islamistes. Eh bien ce mariage du féminisme et de l’islamisme se fait sur l’autel du Diable. Le Diable est leur Maître commun : leur objectif commun étant de faire disparaître le catholicisme de la surface de la terre.

Islamisme égale soumission au Diable ? Cette assimilation choque ? Eh bien qu’on me dise, alors, comment nommer un Dieu qui appelle au meurtre des infidèles. Au tabassage des femmes soupçonnées d’adultère. Qu’on me dise comment appeler un Dieu qui enjoint ses fidèles de n’avoir aucune compassion pour ceux qui ne lui rendent pas hommage. Un Dieu qui autorise et même incite à tromper, à duper, à mentir aux mécréants…

Jour après jour, sous les formes les plus variées, le Diable étend son emprise sur le monde contemporain. Féminisme, islamisme, infantilisme, idéologies anti-catholiques (pléonasme), fantasmes de pureté, utopies d’harmonie, rêves d’indifférenciation, d’abolition de toutes les frontières entre les sexes, les cultures, les histoires de chaque peuple : les voies du Démon sont innombrables. Et on voit mal, vu l’approbation ou l’indifférence que suscite l’expansion de ces avatars du Diable, ce qui pourrait lui faire échec.

Cela dit, si salut il doit y avoir, il passera par les femmes. Si nous devons, contre toute logique (mais ce n’est pas la logique qui régit l’histoire humaine), échapper à la débâcle, nous le devrons aux femmes.
A la féminisation des hommes, à l’infantilisation de l’humanité, à l’islamisation du monde, la première réponse est de redonner à la femme sa juste place. Laquelle n’est ni sur un engin de chantier, ni sous une burqa.

Il faut que les femmes s’affranchissent des carcans et des rôles stéréotypés auxquels les assignent les féministes et les islamistes, et reconquièrent leur place. Il faut que les femmes redeviennent des femmes.

Pas des femmes qui font l’homme, donc. Pas des femmes girl power (cette misérable parodie de la virilité masculine qui n’aboutit qu’à rendre les femmes ridicules, elles naturellement si élégantes). Des femmes, des vraies femmes, des femmes féminines qui revendiquent leur statut de femme. Des femmes sans complexe, qui n’ont pas honte d’être des femmes. Et donc aucune envie de ressembler à des hommes. Des femmes fières d’être femmes. Des femmes qui chérissent leurs singularités féminines, qui cultivent leurs différences d’avec les hommes, dont le mot d’ordre pourrait être : « Pas d’amalgame entre hommes et femmes ».

Les femmes doivent reprendre leur place. Mettre fin à la confusion des sexes, qui n’engendre qu’amertume et détresse. Les femmes doivent cesser de se construire par mimétisme envers les hommes : cesser d’ambitionner d’être de pâles décalques. Elles valent bien mieux que cela. Elles méritent de s’accomplir en tant que femmes, non en tant que plagiats d’hommes. Mais pour cela, elles doivent se libérer de leurs libératrices. Envoyer foutre les féministes, calmement mais très fermement. Ne plus écouter les glapissements de ces connasses venimeuses. Traiter par le mépris ces ennemies des femmes. C’est là l’urgence absolue. La priorité des priorités.
Oui, il faut que les femmes s’émancipent du paternalisme féministe, de son escroquerie d’épanouissement dans la compétition entre les sexes ; il faut qu’elles soient convaincues qu’il n’y a d’épanouissement que dans la complémentarité entre les sexes. Dans l’acceptation — que dis-je, dans l’exaltation des différences entre hommes et femmes.

C'est aux femmes, et à elles seules, qu’il revient la lourde tâche de réhabiliter la différence des sexes. Elles ne doivent pas compter sur les hommes pour les y aider, du moins dans un premier temps : ceux-ci sont trop heureux d’avoir pu abdiquer leur virilité. Ravis de ne plus avoir à assumer leur masculinité ; de pouvoir justifier leur lâcheté par les exigences de la parité et les saints commandements de la mixité. Soulagés d’être exemptés du devoir d’avoir des couilles.

En reprenant leur place, les femmes forceront les hommes à reprendre la leur. C’est tout au moins le scénario sur lequel il faut miser. Ce scénario est rétrograde ? Ce sera ça ou la burqa. Car le chaos anthropologique engendré par la confusion des sexes ne pourra pas durer éternellement. Il se résoudra tôt ou tard, soit par une réaffirmation caricaturale de la différence des sexes, et la soumission ultraviolente de la femme à un totalitarisme masculin inédit en Europe, soit par un retour à un équilibre sain et modéré entre deux sexes complémentaires, et fiers de l’être. A nous de choisir. Aux femmes de choisir. Le féminisme, puis l’islamisme ; ou la réhabilitation des différences entre hommes et femmes. La guerre des sexes dans ses déclinaisons successives, de plus en plus violentes ; ou l’entente dans la complémentarité.

Les femmes sont à la croisée des chemins. De leur choix dépendra la civilisation dans laquelle elles vivront, ainsi que leurs filles et leurs petites-filles. Tant il est vrai qu’une civilisation peut être définie par le rôle qu’y jouent les femmes…

Une chose est sûre, en tout cas : le XXIème siècle sera celui de l’épanouissement des femmes, ou de leur asservissement ; celui de l’émancipation des femmes du patronage féministe, ou de leur inféodation à ce dernier, puis à la tyrannie islamiste.

Le XXIème siècle sera celui du retour de la Femme, ou de sa disparition.

Le XXIème siècle sera anti-féministe, ou ne sera pas.