vendredi 29 décembre 2017

Femme actuelle



Elle était vraiment conne, quoique plutôt mignonne ;
Pas conne sans Q.I. : elle était diplômée
De Sciences-po, d’Harvard, et aussi d’HEC ;
Mais ça n’y changeait rien : elle était vraiment conne.

Arpenteuse effrénée de chemins tout tracés,
Pétrie de propagande et de prêt-à-penser,
Cette conne exhibait sans jamais se lasser
Sa pensée formatée, sa vie standardisée :

Que ce soit sur Facebook, Twitter ou Instagram
(C’est là qu’elle passait l’essentiel de sa vie),
Chaque jour s’écoulait en une immense orgie
De vantardises idiotes et d’échanges sans âme ;

Elle s’y glorifiait de sa vie atypique :
De faire des voyages, et d’aimer la photo,
D’aimer les mojitos, et faire des restos,
Et de préférer vivre avec que sans musique.

Elle tenait aussi à ce qu’il soit bien clair
Qu’elle aimait le running, regarder des séries,
S’amuser entre amis, profiter de la vie :
En un mot, qu’elle avait une vie singulière

Et puis — accrochez-vous ! — un sacré caractère.
Ah oui, oh, ça alors ! Elle était souvent chiante !
C’est qu’elle était complexe et trop intelligente
Pour ce monde à son goût un peu trop terre à terre.

Mais elle avait choisi d’assumer pleinement
Ses côtés décalés qui dérangeaient parfois ;
Son slogan favori ? « Bref, voilà : je suis moi. »
Pas de doute : elle avait un gros tempérament.

C’est qu’elle avait appris dans Moutons-magazine
Comment être rebelle, insolente et mutine ;
Et elle était bien seule avec ses cents copines
A braver les suivismes et défier la routine ;

Pour échapper à un destin trop conformiste,
Elle suivait au mot les précieuses recettes,
Les conseils VIP et astuces secrètes
De La Redoute et de ses amies journalistes ;

Leurs idées de déco et alertes tendances
Lui permettaient de se forger un style unique
Et surtout de construire une vie authentique
En toute autonomie et toute indépendance.

Aussi nourrissait-elle un projet personnel :
Prendre le départ du marathon de New-York !!!!! :)
C’était une idée folle, insolite et baroque,
Un défi sans pareil, taillé juste pour elle ;

Ce challenge héroïque obsédait son esprit
Et elle ne serait vraiment épanouie
Qu’une fois accompli cet exploit inédit
Prouvé, comme il se doit, par d’émouvants selfies.

Les selfies, en effet, donnaient sens à sa vie ;
Sans selfie, c’est un fait : rien n’a grand intérêt ;
Ses cons d’ancêtres pour vivre heureux se cachaient ;
Pour elle, le bonheur se comptait en selfies :

Partout, à tout moment, en toutes circonstances,
Au travail, en soirée, et surtout en vacances,
La prise de selfies rythmait son existence ;
De tous ses faits et gestes elle offrait connaissance

A ses friends, followers, et autres vrais amis
Avec qui elle avait les liens les plus sincères,
Des échanges profonds et des intentions claires ;
Tous ces gens recevaient des torrents de selfies

D’elle en doudoune orange, ou bien à moitié nue,
Sur une planche à voile, en short de randonnée,
Et même sous la mer, en tenue de plongée
Car sa devise était : « Ni vu, ni reconnu » ;

A Rome elle s’était bombardée de selfies
D’elle avec une glace, avec une pizza
Et puis plein d’autres encore avec La Pieta
Ou face au Panthéon, qui rend bien en selfie.

Les églises, à vrai dire, étaient cool en selfie
(Ce qui n’enlevait rien à l’horreur catholique)
Et Michel-Ange était méga selfigénique :
La chapelle Sixtine ? Paradis des selfies !

On le voit, ses voyages étaient évasion,
Fuite de son nombril, attention à autrui,
Agilité, souplesse, ouverture d’esprit ;
Par eux, elle atteignait de nouveaux horizons

Lointains comme le bout de sa perche à selfies.
Riche de ses vacances intenses et fécondes,
Elle se proclamait citoyenne du monde,
Brasseuse de cultures, humaniste accomplie ;

Un séjour enchanteur à Phuket, en Thaïlande,
(Top mix de tradition et de modernité)
L’avait ouverte à la spiritualité :
A l’art de présenter à Bouddha des offrandes.

Elle avait donc un temps essayé le boudhisme
— Ca avait carrément boosté son optimisme —
Mais depuis qu’elle avait découvert les Aztèques
Et percé les secrets des quatre accords toltèques,

Elle avait pénétré une autre dimension :
Elle était devenue douceur et compassion,
Bienveillance absolue, amour sans condition
(Sauf, bien sûr, pour les électeurs nauséabonds

Et tous les salauds qui n’ont pas ses opinions).
Les sagesses aztèques l’avaient rendue plus zen ;
Elle n’éprouvait plus ni anxiété ni haine
(Sauf, bien sûr, en cas de déstabilisation) ;

Les préceptes toltèques lui avaient enseigné
A ne pas se juger pour mieux s’accepter,
A être spontanée pour mieux positiver,
Et à vraiment kiffer pour être plus reliée ;

C’étaient, concrètement, des boosters de confiance
Qui donnaient le sourire et rendaient optimiste :
En chassant à jamais les idées sombres et tristes,
Ils montraient le chemin de l’autobienveillance.

Chaque matin, donc, elle égrenait pieusement
Des sagesses aztèques les dix commandements :
Poursuivre un objectif, aimer son maintenant,
Accepter ses défauts, voir les choses autrement,

Etre dans l’optimisme et dans la gratitude,
Dire souvent « Merci », être dans l’ouverture,
Sans oublier de rendre hommage à la nature
Et d’avoir toujours la positive attitude :

C’étaient là les secrets de l’estime de soi
Pour être enfin soi-même et surkiffer sa vie,
Pour aimer son présent et vivre en mode happy
Avec la conviction d’avoir trouvé sa voie.

Sa voie, précisément, elle l’avait trouvée,
Après avoir tenté dix reconversions
D’où avait émergé sa vraie vocation :
Elle était faite, au fond, pour aider et aimer :

Elle était devenue professeur-e de bonheur,
Coach en bonheur de vivre, experte en lâcher prise,
Conseillère en bien-être, pour cadres en entreprise
Pour le modique prix de mille euros de l’heure.

Sur son site internet, généreuse, elle offrait
Un pack de dix conseils en coaching créatif :
« L’art de toujours sourire et penser positif »
Réglable par CB en une fois sans frais.

Reconnue spécialiste en créativité,
Elle organisait des master-class de bonheur
Fourmillant de conseils pour vivre à cent-à-l’heure ;
Pour quatre-mille euros, c’était presque donné.

Elle proposait aussi un forfait à l’année
D’ateliers d’écriture pour mieux se retrouver
Et faire chanter en soi l’enfant qu’on a été.
Via un pote éditeur elle avait publié

Un livre de bien-être et de philosophie
Nommé « 3 kifs par jour : le secret du bonheur »
Qui était devenu très vite un best-seller :
Il expliquait pourquoi, comment kiffer la vie.

C’était un bouquin gai, frais, pêchu et joyeux
Bourré d’astuces et de conseils scientifiques
Pour mieux identifier nos qualités uniques
Et trouver notre place ; en un mot, être heureux.

Ce livre indispensable offrait à ses élèves
Un regard nouveau sur la condition humaine :
Il suffit, au fond, de décider d’être zen
Pour transformer sa vie et conquérir ses rêves.

Ainsi étaient réglés pour moins de vingt euros
L’ensemble des soucis de l’existence humaine.
Se faire 3 kifs par jour et se décréter zen :
Là résidait la clef d’une vie sans accroc.

Elle était donc heureuse, aidée par les recettes
De ses ventes de livres et de ses ateliers
Zénitude, autokiff et créativité.
(Bien sûr, elle n’avait jamais l’argent en tête

Puisqu’elle travaillait pour le bonheur des gens :
Les rendre épanouis était son vrai salaire,
Leur prendre leur argent n’était qu’un corollaire :
S’enrichir est normal, quand on a du talent).

Femme active, elle avait un rythme exténuant :
Pour réduire son stress elle humait des agrumes
(C’est, elle l’avait lu, plein de bonnes molécules)
Et n’oubliait jamais de pratiquer le chant

(Ca booste, paraît-il, le taux de dopamine,
Hormone du bonheur favorable au sommeil).
Elle mangeait aussi le matin au réveil
Un bout de chocolat, riche en sérotonine :

Elle connaissait plein de trucs scientifiques
Dont l’application stricte épanouit les hommes :
Grignoter des noisettes (c’est riche en magnésium)
Saluer le soleil (ça chasse le tragique)

Sourire, même en forçant (quitte à avoir l’air conne)
Manger des sucres lents (ça maintient l’énergie)
Et puis surtout se faire un maximum d’amis
(Car le contact humain stimule plein d'hormones) ;

Pour les gens exigeants, lire Anna Gavalda
(Ses livres rendent heureux, bien que certes un peu denses)
Ou le dernier Musso, qui redonne confiance ;
Un Marc Levy, non plus, ne se refuse pas.

Elle estimait aussi — c’était peu contestable —
Qu’il fallait pour avoir un mode de vie pur
Se relier au cosmos et à Mère Nature
Et aller vers un monde écolo et durable :

Sur son balcon de poche, elle avait installé
Un espace nature et biodiversité :
Plantes aromatiques, florales et potagères,
Bref, un vrai paradis pour les coléoptères ;

Offrant gîte et couvert aux insectes alliés,
Son balcon attirait de jolis papillons
Et accueillait aussi abeilles et bourdons
Dans un mix enivrant de biodiversité.

Sa prairie de balcon la comblait de bienfaits :
En plus de sa beauté singulière et subtile,
Elle se révélait étonnamment fertile.
Il faut dire qu’elle avait la main verte : en effet,

Grâce aux enseignements de la permaculture
— Respectueux des hommes et de Mère Nature —
Elle était devenue presque autosuffisante,
Couvrant tous ses besoins en basilic et menthe ;

Elle était, c’est un fait, tout sauf une amatrice :
Produisant son compost en silo et en tas,
Cuisant son quinoa, son tapioca, son chia,
Elle était, c’est un fait, une cultivatrice,

Membre du groupe Insta des new urban farmers,
Experte en écogestes et écocitoyenne,
Grande amie des insectes et de l’écosystème.
Amie des hommes, moins : elle avait en horreur

Ces phallocrates idiots, misogynes et machistes,
Leurs guerres vaines et sottes, leur éternel racisme,
Leur orgueil incurable et leur phallocentrisme,
Leur esprit saturé de préjugés sexistes :

Il était temps que cesse la domination
Du mâle, esprit obtus pourvoyeur de malheur
Et qu’adviennent enfin la paix et la douceur
Des femmes, parangons de modération,

Ces êtres sans malice et sans méchanceté
N’exprimant jamais ni aigreur ni hystérie
Et qu’on n’a jamais vues hargneuses ou en furie ;
Ces modèles de calme et de sérénité :

Une fois le pouvoir pris par le féminisme,
Il répandra son sens exquis de la nuance,
Et sa fraternité et puis sa tolérance :
C’en sera bien fini de tous les despotismes.

En attendant ces temps de justice et d’amour
Elle cherchait pour elle un homme avant-gardiste,
Un amant paritaire, un mari féministe,
Qui saurait la séduire sans lui faire la cour :

Un homme transparent, sincère et spontané,
Qui vivrait avec elle une relation vraie,
Lui dirait tout et ne lui mentirait jamais ;
Un homme honnête et vrai, plein d’authenticité,

Et qui la draguerait, mais sans trop insister,
La complimenterait, sans la baratiner,
L’inviterait partout sans arrière-pensée,
Lui paierait des week-ends sans vouloir la baiser

Et qui l’écouterait sans jamais s’ennuyer,
Et qui l’approuverait sans rien lui objecter
Bien que libre, bien sûr, de parler, d’échanger :
« La spontanéité, disait-elle, c’est la clef. »

Un hétéro, oui, mais sans les travers du mâle
Qui ferait la vaisselle puis irait se coucher
Et qui n’insisterait jamais pour l’embrasser
(Car ce comportement mène au viol conjugal).

Elle voulait qu’il soit soumis mais pas galant
(Car la galanterie est un machisme doux
Qui met l’homme au-dessus et la femme en dessous :
C’est une forme de sexisme bienveillant).

Elle voulait qu’il soit un homme connecté
Heureux dans son époque, en phase avec son temps,
Tourné vers l’avenir, ouvert au changement,
Et donc très engagé pour plus d’égalité

Entre les sexes — enfin, plutôt entre les genres.
Sa vie tournerait donc autour de trois idées :
Parité, mixité, congés paternité,
Sous l’éclairage de la théorie du genre.

Ancré dans son époque, il n’ignorerait pas
Le suprême secret des couples romantiques :
Le partage intégral des tâches domestiques ;
De cet enjeu majeur, il ferait son combat

Car il aurait compris ce qu’une femme attend :
Attiser son désir en sortant la poubelle ;
La rendre ivre d’amour en faisant la vaisselle ;
Passer l’aspirateur pour se rendre envoûtant

Et récurer les chiottes pour se rendre excitant :
Son immense expertise en tâches ménagères
Raviverait son goût des plaisirs du derrière ;
Son sens du rangement le rendrait enivrant.

C’était là le portrait de l’homme de ses rêves :
Pas un prince charmant, un homme d’intérieur :
Ainsi se résumait sa quête du bonheur.
Hélas, elle cherchait, cherchait, cherchait sans trêve

Mais cet homme idéal tardait à prendre corps :
Pas un qui penserait comme elle, comme un double
Que sortir les poubelles est le ciment du couple.
Alors, elle cherchait, cherchait, cherchait encore

N’envisageant jamais qu’on ait pu l’abuser,
Lui raconter des fables ou la manipuler
Ni lui vendre des rêves en carton, en papier,
La bercer d’illusions pour mieux l’aliéner.

Non : elle se croyait libre et émancipée
En bouffant, inlassable, à tous les râteliers ;
Elle s’imaginait douée d’une vraie pensée
Tout en ne récitant qu’un magma de clichés.

Surtout, elle croyait prendre sa vie en main
Mais avait renoncé à tout esprit critique ;
Elle se soumettait à l’Ordre médiatique
Et elle appelait ça se construire un destin.

Approbatrice née, ignorante et docile,
Elle était de son temps la suiviste hébétée ;
Esprit domestiqué, dressé, embrigadé,
Elle était du Moderne un soldat bien servile

Assénant fièrement ses certitudes d’inculte
Imposant sans trembler ses délires utopistes.
Fière dévote de l’Eglise progressiste,
Elle ne pensait pas : elle rendait un culte

A tout ce qui portait l’étiquette « Progrès ».
Moulin à platitudes et à banalités,
N’ayant jamais produit d’authentique pensée,
Son intellect était celui d’un perroquet.

Elle était née ainsi, vouée à l’inertie,
A la vie de bovin, à la passivité ;
Sa destinée était de se faire duper
Et de tirer fierté de sa vie endormie.

Esclave consentante à tous les entubages,
Aveuglée, humiliée par tous les enfumages,
Sa volupté était de vivre en servitude
Et aux pires imposteurs de rendre gratitude.

Sa vie se poursuivrait ainsi, par inertie :
Jusqu’au bout elle irait où on veut la mener,
Le cerveau léthargique et l’âme évaporée,
Et finirait ainsi sa vie, par inertie.

12 commentaires:

  1. Ça valait le coup d'attendre deux mois, quel feu d'artifice! Continuez, vous nous faites du bien...
    Tous mes voeux pour 2018.

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    1. Merci beaucoup ! Tous mes vœux également.

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  2. Joli cadeau de fin d'année. Mettez cet excellent texte en musique et vous battrez les records de la chansonnette "C'est une femme libérée" ! :D

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  3. Texte magistral. Du bonheur pour les yeux. Un vrai régal.
    Bonne année 2018

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  4. Tristement drôle. Nous sommes entourés de telles atrophiées du bulbe rachidien.

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  5. Magnifique texte !
    Ceci dit, pourquoi le féminiser au risque d'être taxé de misogyne ou de sexiste ? Le même texte s'applique volontiers aux hommes. Car cette décérébrée partage le sort de beaucoup qui ne vivent leur vie que par procuration, sur Facebook, Tweeter ou Instagram.

    Une vie où le paraître dépasse l'Etre dans ce qu'il peut avoir de meilleur ou de pire, un Humain formaté à coup de propagande de la pensée correcte depuis l'école jusqu'au réseaux sociaux.

    Faut-il ressembler aux autres pour être soi-même ? Ces gens là le pensent véritablement et finissent par n'être que des clones les uns des autres.

    Bonne année 2018 et continuez à nous enrichir l'esprit.

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    1. Pour une fois que le féminin l'emporte sur le masculin, de quoi vous plaignez vous ?
      Plus sérieusement, j'ai évidemment fait ce choix à dessein : imaginer la meute s'étrangler de rage en gueulant "sexiste !", "macho !", "complice des violences faites aux femmes !" et autres insultes aussi ineptes que conditionnées, est une volupté qui redouble celle d'avoir écrit ce poème.
      Cela dit, même si je vous concède volontiers que le ridicule et la vulgarité de notre civilisation touchent également les femmes et les "hommes" (ceux-ci tendant de toute façon à devenir des femmes comme les autres), ils ne le font pas (encore) exactement de la même manière : dans cette mesure ce poème, qui n'est qu'une expression de mes observations du réel, évoque en de nombreux endroits des traits spécifiquement féminins. Lisez par exemple la presse féminine, vous verrez. Et vous rirez... Cela dit ne la lisez pas trop longtemps : je ne connais rien de plus crétinisant que la presse féminine, à part peut-être la télévision. Elle est là, la vraie violence faite aux femmes : dans la presse féminine. Il est là, dans la presse féminine, le vrai mépris de l'intelligence des femmes- que dis-je, du génie féminin. Et je vous prie de me croire : j'ai infiniment plus d'estime pour les femmes que tou-te-s les féministes et rédacteur-trice-s de magazines féminins réuni-e-s.

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  6. Sur le retour de notre blogueur, je dirais: peut mieux faire.
    Ne visant pas au coeur, les attaques trop souvent effleurent.
    Et de cette femme, on s'émeut presque de ses puériles chimères,
    Car à la vérité elle désire régner. Et manier la terreur.

    "La critique est aisée et l'art est difficile."
    Bravo à l'auteur donc. Rares ceux capables d'en écrire autant.

    J'aurais juste voulu qu'il concentre davantage ses attaques (2 strophes sur selfies auraient suffi) et qu'il pointe l'arrogance des femmes actuelles, même hors des circuits branchés, qui sont extraordinairement autoritaires dans leur couple, impérieuses, sûres d'elles et à tout dire des presque mégères (Et Dieu sait que j'aime les femmes !)
    Les pubs radio l'ont bien compris qui mettent en scène souvent des semi furies, et où les hommes filent doux ...
    Molière en son temps parlait de
    "Ces dragons de vertu, ces honnêtes diablesses,
    "ces femmes de bien dont la mauvaise humeur fait un procès sur rien ...

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  7. N'oublions pas que « la guerre des sexes » est ce qui fait tourner le monde. Difficile de jeter la pierre aux femmes de faire un usage certes abusif des armes du progressisme. On dira que c'est « de bonne guerre » entre hommes et femmes, entre égaux je le pense sincèrement. C'est plutôt du sort de l'enfant et de la question de la transmission des valeurs, que l'on devrait se soucier. Car qui est le bouc-émissaire de cette relation « de merde » hommes/femmes des couples modernes ?
    Le progressisme, la croyance aveugle dans le progrès, et l'égoïsme suscité par le libéralisme portent la plus lourde responsabilité, pas la peine d'insister sur les abus que les femmes décervelées en font. Il en existe aussi d'intelligentes, capables de faire la part des choses, espérons-le ! Et puis il y a le souvenir de nos bonnes et sages grands-mères.

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  8. J'hésite entre Marlène Schiappa et Najat Vallaud-Belkacem !

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