samedi 21 octobre 2017

Réflexion

« Le journalisme est un métier où on passe la moitié de son temps à parler de ce qu'on ne connaît pas, et l'autre moitié à taire ce que l'on sait. »
Henri Béraud

Les médias n'ont qu'une seule fonction : faire diversion. Obnubiler l'opinion sur des non-sujets, pendant que les vrais dangers prospèrent à l'abri de toute critique. C'est le rôle qui leur a été assigné. Et qu'ils remplissent avec zèle. C'est faux ? C'est si vrai que Macron a été élu.
C'est si vrai que pour l'opinion, ce qui menace la France, au XXIème siècle, ce n'est pas l'islam, mais le nazisme.
C'est si vrai que l'opinion se scandalise que des actrices aussi riches en dollars que pauvres en talent aient dû coucher pour réussir et que le milieu du cinéma grouille de tyrans et de dépravés (ce qui est vraiment le scoop du siècle), mais pas qu'il y ait en France 230 viols par jour, et seulement 2% des violeurs condamnés... ni que 500 d'entre eux, après condamnation, n'aillent pas en prison (grâce aux lois Dati et Taubira). 
C'est si vrai que le hashtag auquel les médias donnent un écho vertigineux, c'est le très élégant #balancetonporc, et non #balancetonmagistrat, encore moins #balancetonpsychiatre. Il y aurait pourtant de sacrés dossiers à monter sur ces psychiatres et ces magistrats qui, inlassablement, font libérer des violeurs multirécidivistes pour qu'ils multirécidivent, encore et encore, et brisent la vie de milliers de femmes (lesquelles, certes, ont infiniment moins de valeur qu'Angelina Jolie ou Judith Gode-rêche, dans notre pays d'égalité et de fraternité). 


On pourrait multiplier les exemples à l'infini : à chaque fois que les médias s'emparent d'une thématique, c'est pour en occulter les dimensions essentielles, et délayer à l'infini ses aspects secondaires. Ils abordent tous les sujets sous un angle lyncheur ou voyeur, jamais sous un angle rationnel. Ce afin que tout, absolument tout, devienne parfaitement incompréhensible. Que le chaos mental vienne faire écran au chaos migratoire, sexuel, civilisationnel dans lequel s'enfonce l'Occident...
La falsification est leur métier. La dénaturation leur passion. A force de nous bombarder de  désinformations, ces valets du Mensonge nous ont rendus comme eux. Ils nous ont inoculé leur haine de la Vérité. Le seul problème étant que le Réel, lui, est indifférent à nos erreurs d'appréciation, et poursuit son chemin tambour battant... 

9 commentaires:

  1. Les Français et plus généralement les Européens, ne savaient pas que l'enchantement de leur monde commun, monde commun qui était par ailleurs la condition de cet enchantement avait une racine chrétienne et plus précisément catholique pour ce qui est de l'enchantement, car le calvinisme allait déboucher sur l'aporie capitaliste, c'est-à-dire matérialiste dans laquelle nous nous trouvons.
    L'immoralité et non pas seulement l'amoralité impliquée par le matérialisme finissant par détruire toute idée de décence commune c'est-à-dire de morale impliquée par le catholicisme. En se coupant de cette racine qui était aussi la racine de l'Esprit des Lumières, ce que n'ont pas assez senti des philosophes comme Diderot ou Rousseau, le Réel est devenu sordide, glauque et ultra-violent, alors que nos philosophes des Lumières pensaient naïvement qu'il allait déboucher sur un "matérialisme enchanté".
    Ils ont sous estimé la part d'ombre de la nature humaine, ils ont péché par excès de confiance et d'optimisme, par un genre d'arrogance hélas propre à la plupart des philosophes. Type anthropologique très particulier qui a toujours refusé de rentrer dans le rang, et qui nous fait payer à tous collectivement les excès de son arrogance.
    Espèce très particulière, admirable certes, que celle des philosophes, mais elle-même en voie de disparition sous l'effet de la disparition du monde commun qui était la condition de l'enchantement, alors que le "matérialisme enchanté", ce soi-disant Esprit des Lumières, on l'attend toujours et qu'il ne viendra jamais
    Mais nos contemporains ont recouvert ce Réel qu'il ne saurait voir, comme Tartuffe demandant que l'on cache ce sein qu'il ne saurait voir, du voile "pudique" de l'idéologie, fut-elle à leurs dires anti-raciste, afin de le cacher à leurs yeux et qu'ils puissent continuer à vivre dans un confort pseudo moral, alors que tous les signes d'un déclin irréversible civilisationnel, sexuel et moral sont là pour les inquiéter. Hors le masque de l'idéologie n'est jamais beau, ni même décent, il est toujours hideux et menaçant, mais je veux bien admettre qu'il soit la condition de survie psychique de nos contemporains.
    Mais eux refusent de se laisser inquiéter par la laideur et la violence qui les submerge et préfèrent continuer à vivre dans le déni, plutôt que de périr dans la Vérité. Car tel est bien le danger que fait courir la Vérité, mener à sa perte par le désespoir que constitue la lucidité. Le destin de la Vérité est bien souvent, tel pour Cassandre ou pour Pasolini, Cassandre moderne, la mort tout simplement.

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  2. Quel art et quelle culture à Paris ? Quelles créations ? L'art oui peut-être mais l'art contemporain pour ce qui est de la création, c'est-à-dire un art qui n'est pas intemporel, donc qui n'a aucune valeur, en dehors de sa valeur matérielle. Quelle culture ? De l'idéologie oui, mais de culture vivante il n'y en a plus guère. Les baby-boomers, encore eux ! ont reçu un héritage issu de 1500 ans d'histoire chrétienne en France, pour la plupart ils ont fait le choix de ne rien transmettre à leurs enfants, au nom de plusieurs impératifs liés à mai 68. D'abord "jouir sans entrave", appliqué à la lettre par certains, cet impératif rend caduque toute transmission, car élever un enfant est une contrainte, dont certains baby-boomers ne se sont pas embarrassés. Je veux bien reconnaître que pour la plupart heureusement le bon sens l'a emporté sur le dogme "révolutionnaire" issu de mai 68.
    Ensuite "il est interdit d'interdire", or l'accès à la culture, la véritable culture, ne peut se faire sans interdits, sans efforts et même sans sacrifices en vue d'atteindre un objectif. La culture n'est pas un donné, c'est quelque chose qui s’acquiert, il en va de même pour l'identité d'ailleurs qui est le dernier bastion psychologique avant la folie pure. Comme elle fut le fruit en Occident de 1500 ans de christianisme, elle ne peut s'acquérir en faisant l'économie d'un minimum de règles qui structurent le christianisme. Or le christianisme et même plus encore le judaïsme qui est aussi une part importante de la culture occidentale, sont truffés d'interdits. Afin notamment dans le judaïsme d'atteindre la pureté par le respect très strict de la loi, et dans le catholicisme d'atteindre la grâce, par le respect de l'esprit de la loi.
    Les Juifs, qui ne se sont jamais amusés à être déicides, et conservent dans leur culture vivante les traces d'une spiritualité religieuse, y compris dans leur philosophie contemporaine, se portent globalement beaucoup mieux psychiquement, malgré le traumatisme de la Shoah, que les descendants de Catholiques, qui ont subi dans leur culture des traces de destruction massive. Un ethno psychiatre tel Tobie Nathan, si il voulait être pertinent devrait aussi bien s'intéresser aux populations de souche déracinées culturellement, de leur culture d'origine catholique, que des migrants d'Afrique subsaharienne. Mais venir en aide aux migrants est gratifiant narcissiquement, répond à l'impératif moral diffus dans la société post soixante-huitarde, et est de surcroît à la mode pour les plus vaniteux. Alors que s'occuper du cas que constitue 11 millions d'électeurs principalement de souche, qui votent pour le FN, est vécu comme un fardeau insurmontable, pour lequel on doit se mettre des pincettes sur le nez, pour ne pas être contaminé par cette idéologie "moisie", de la France "moisie", mais passons !
    Ces traces de destruction massive, on les trouve d'abord par le biais de 1789, qui fut une révolution bourgeoise, déicide, régicide et foncièrement athée. Bon gré mal gré, beaucoup de provinciaux et même de parisiens conservèrent des coutumes liées à l'esprit de la religion catholique, ce fut le cas notamment et particulièrement dans une région reculée comme la Bretagne qui avait conservé intact l'esprit du catholicisme jusque dans les années 70 dans certains villages, mais je pense qu'il y a beaucoup d'autres exemples. Enfin passons ! Mai 68 a achevé en tout cas l'œuvre de 1789, d'une façon non violente physiquement, mais énormément moralement, sur les derniers bastions de résistance au matérialisme porté par l'idéologie libérale, théorisée par Adam Smith il y a un peu plus de 200 ans, et par une spiritualité d'origine protestante, d'origine calviniste plus précisément, qui lui est antérieure d'environ 200 ans...

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  3. ...Quand je dis derniers bastions, il s'agit de bastions psychologiques, supports en même temps de l'identité, qui est bien la dernière digue avant la folie. Mais aussi de bastions moraux et spirituels, qui contribuent à forger l'identité d'une nation. Mai 68 a participé à la destruction de la souveraineté de la nation, que dans un geste vain et désespéré, le général de Gaulle avait tenté de rétablir contre l'avis d'ailleurs de certains des alliés, libérateurs du nazisme en Europe. De Gaulle fut un épiphénomène dans un lent processus de destruction à l'œuvre en France depuis 1789, et auquel mai 68 a porté un coup fatal, à savoir à la souveraineté, qui n'est pas seulement politique et nationale, mais aussi religieuse, artistique, culturelle et morale.
    Un tel matérialisme d'origine libérale, qui n'a plus aucune signification spirituelle pour la plupart des habitants de la planète, se répand dans le monde tel un virus menaçant. Encore une fois, on peut voir le verre à moitié plein : cette spiritualité calviniste théorisée en idéologie libérale par Adam Smith, est aussi vectrice dans le monde entier de l'innovation et du progrès. En France certains intellectuels pour se consoler peuvent mettre en valeur l'apport français dans la construction de l'idéologie libérale, qui n'est pas mince, et qui consiste surtout dans une contribution concernant l'élaboration d'un libéralisme politique. Mais quid de la culture et de l'art aujourd'hui en France et plus particulièrement à Paris ? Wauquiez met en avant et pertinemment la dichotomie entre une vie culturelle et artistique parisienne qui repose désormais entièrement sur l'idéologie, et plus particulièrement l'idéologie antiraciste, et une vie culturelle et artistique provinciale, qui reposerait encore sur les coutumes ancestrales et la religion. Evidemment c'est aussi une part de fantasme émanant de Wauquiez, car plus de 200 ans en France de lente érosion de tout ce qui faisait notre identité et notre souveraineté politique, morale, culturelle et artistique, a été achevé par mai 68, dans le prolongement de 1789, pour ce qui est de l'esprit déicide, régicide et athée, y compris en province et pas seulement à Paris.
    Je sais qu'une infime minorité est passé certainement à travers les gouttes du nivellement matérialiste, et a encore certainement une vie riche esthétiquement et culturellement, héritière de 1500 ans d'arts et de culture chrétiens. Mais globalement au nom des idéaux de mai 68, tel "l'imagination au pouvoir", la génération des baby-boomers n'a rien transmis à ses enfants, si ce n'est les fruits de leur imagination délirante, et que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", cela se traduit dans l'idéologie antiraciste, mais qui fait aussi le terreau fertile de l'extrémisme, tel l'islamisme. L'islamisme à travers les attentats de Charlie a d'ailleurs fait un pied de nez ironique et en même temps tragique, à l'idéologie de mai 68, dont les dessinateurs et journalistes de Charlie étaient les héritiers directs et emblématiques. La jolie idéologie multiculturaliste et cosmopolite dans l'idéal, a accouché d'un monstre dans la réalité : l'islamisme, dont les premières victimes furent les plus fervents antiracistes canal historique, à savoir les dessinateurs et journalistes de Charlie.
    Pour la plupart, quand il furent sains, les baby-boomers transmirent à leurs enfants le culte de l'idéologie antiraciste notamment. Mais beaucoup furent carrément indifférents à leur progéniture, sans fil directeur pour l'élever. Enfin pour une minorité non négligeable, "l'imagination au pouvoir", fut avant tout l'imagination de faire le mal, notamment sexuellement, en tout impunité et dans l'indifférence quasi générale : c'est la part d'ombre de mai 68...

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  4. Régicide aussi fut mai 68, et pas seulement 1789, car il s'agit alors de décapiter symboliquement le père de la nation qu'était de Gaulle, et de porter atteinte à sa Constitution du 4 octobre 1958, qui avait rétabli un peu d'esprit monarchique dans la République. La province aujourd'hui n'a pas beaucoup plus d'âme, voire pas du tout plus que Paris, par contre de Gaulle en avait une, alors que Wauquiez a raison de dire que Macron n'en a pas, derrière cette marionnette plane l'emprise des baby-boomers et en premier lieu celle de sa femme, Brigitte.
    Les parisiens sont plus atteints par l'idéologie antiraciste et en sont souvent les hérauts les plus virulents, cependant les provinciaux le sont aussi, mais de façon moins ostensible et plus passive. Il y a une différence de degré entre les deux, mais pas de nature comme voudrait nous le faire croire Wauquiez. De plus la contre-offensive "réactionnaire" pour l'opposer au discours des progressistes, vient aussi de Paris. Idéologie "néocon" disent certains, portée notamment par un intellectuel comme Alain Finkielkraut ou bien un journal comme Causeur, dirigé par Elisabeth Lévy. Idéologie "réactionnaire" (qualifiée ainsi par ses adversaires progressistes), qui elle pour le coup comporte une différence de nature avec l'idéologie antiraciste et multiculturaliste, en voulant rétablir l'héritage de 1500 ans de culture occidentale chrétienne mâtinée de judaïsme, dans l'éducation des enfants. Alors que les progressistes se battent pour faire table rase de tout notre passé honteux, se tournant uniquement vers l'avenir, et jettent ainsi le bébé art et culture avec l'eau du bain raciste, esclavagiste et colonialiste.
    Wauquiez voudrait se situer dans l'héritage du gaullisme, mais en réalité la droite n'a plus rien à voir depuis la mort de de Gaulle avec de Gaulle, ce dernier semble être un cas unique et un peu troublant dans l'histoire de France, un genre d'énigme incompréhensible avec son idéal de souveraineté devenu inaudible pour nos contemporains. Si Wauquiez était propulsé au pouvoir, il ferait peu ou prou la même politique d'inspiration libérale que celle proposée par Macron, la même que font tout nos dirigeants depuis les années 80 et le triomphe du néolibéralisme. Il s'agit toujours pour la France de ne pas prendre trop de retard sur les pays anglo-saxons ou protestants comme l'Allemagne, qui eux ont l'idéologie du libéralisme dans leur ADN, puisqu'elle provient in fine d'une spiritualité protestante, à l'origine. Les différences entre la gauche et la droite ne sont plus de nature mais de degré et de nuances, notamment concernant les questions sociétales, alors que ces deux "antagonismes" politiques (gauche et droite) sont parfaitement d'accord sur le plan économique surtout, le nerf de la guerre finalement. Au point qu'il est devenu difficile de ne pas mettre antagonisme entre guillemets...

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  5. ...Le libéralisme théorisé à l'origine par Adam Smith, est donc conforme au mode de pensée des descendants de protestants, qui certes sont aussi présents en France, comme Lionel Jospin notamment et Pascal Bruckner pour ce qui est de la vie culturelle, ce dernier faisant d'ailleurs régulièrement l'éloge de l'argent tout comme Jacques Attali, comme si il y avait une plus grande proximité spirituelle entre protestant et juifs, qu'entre juifs et catholiques, ou même qu'entre catholiques et protestants. Mais cela est à peu près connu de tous, à savoir la formidable harmonie qui règne entre protestant et juifs des Etats-Unis. Alors que les juifs en France se sentent déchirés et de plus en plus menacés par l'islamisme, car la France n'est plus conforme à sa vocation d'intégration, c'est-à-dire à sa vraie nature, tandis que les pays anglo-saxons sont fidèles à eux-mêmes et à leur idéologie libérale. Les Français ont perdu la confiance dans leur modèle républicain, c'est pour cela que les Juifs en France sont déchirés entre l'adhésion au modèle libéral et multiculturaliste ou la fidélité au modèle républicain d'intégration conforme au génie français.
    Je parle beaucoup des Juifs, car eux seuls en France sont encore porteurs d'un esprit, tandis que les descendants des bourgeois canal historique, c'est-à-dire de ceux qui participèrent sans doute à la Révolution française, et volèrent subsidiairement les richesses de la noblesse et du clergé, sont eux fidèles à rien du tout si ce n'est au culte de l'enrichissement, quels que soient les moyens de parvenir à cet enrichissement.
    Pour les bourgeois canal historiques, la fin (l'enrichissement), justifie toujours les moyens, à savoir la conversion toute récente à l'idéologie d'Adam Smith, et la rupture avec le colbertisme économique qui avait pignon sur rue jusque dans les années 70, et notamment la France de Pompidou. Sans se douter que cette conversion sur le plan économique allait forcément entraîner une mutation culturelle, à savoir la conversion du modèle républicain d'intégration, en modèle multiculturaliste à l'anglo-saxonne. Cet antagonisme est désormais celui qui oppose les progressistes aux "réactionnaires" (qui ne se reconnaissent pas dans cette dénomination que leur affublent leurs adversaires progressistes).
    De gaulle fut le dernier des souverains en France, quasiment un roi, alors que Macron est un petit fonctionnaire sans âme (mais pas moins que Wauquiez), faisant la course à l’échalote derrière les pays protestants et libéraux canal historique.

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  6. ...La bourgeoisie canal historique n'est pas patriarcale et se revendiquant de l'esprit du catholicisme comme Wauquiez, mettant l'accent sur la notion d'âme qui ne veut plus dire grand chose pour nos contemporains, elle est libérale-libertaire, profondément athée et dans l'esprit elle est régicide, on dirait soixante-huitarde aujourd'hui, c'est-à-dire anti-autorité et anti-patriarcale. D'autre part elle est déicide, c'est-à-dire sans racines religieuses et s'en revendiquant, se réclamant de l'esprit des lumières, celui de Voltaire, Rousseau et Diderot, on dirait aujourd'hui progressiste antiraciste, multiculturaliste et cosmopolite (tournée vers l'avenir en faisant table rase du passé), par opposition à "réactionnaire" se tournant vers le passé (savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va), et les racines historiques qui façonnent l'"âme" et l'identité, cette dernière étant aussi une digue permettant de ne pas sombrer dans un genre de folie collective.
    Un songe collectif fait d'optimisme et d'une part d'inconscience comme le macronisme en France et pouvant nous mener à l'abîme, comme l'ensemble des pays soumis à la mondialisation et l'esprit du protestantisme, gage de progrès et d'innovation certes, mais également destructeur de ce qui faisait l'"âme" humaine lorsque sa condition était ce qui la reliait à un certain nombre de traditions liée à une religion, une culture et des arts vivant. Et aussi destructeur tout simplement de l'environnement qui est aussi la condition encore plus flagrante de notre survie collective sur cette planète. Le protestantisme est la religion la plus moderne en ce qu'elle porte en elle les germes de son propre dépassement du spirituel au plus pur matérialisme, condition de la modernité négatrice de la notion d'"âme", c'est-à-dire aussi du déracinement radical au profit du progrès et de l'innovation, sachant que ces deux dernières notions reposent sur un couple schumpétérien destruction/construction (la destruction créatrice ou comme la nomme Luc Ferry, l'innovation destructrice), en perpétuelle dialectique. Un tel couple rendant caduque la possibilité d'une âme (Houellebecq dirait peut-être la possibilité d'une île).

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  7. Autrefois la vie d'un Homme allait légèrement plus vite que celle de l'époque, aujourd'hui celle de l'époque va bien plus vite que celle d'un Homme, et il y a même plusieurs époques dans une seule vie. Nous sommes condamnés à nous accrocher à la queue de la comète qu'est devenue le temps qui passe, sous le signe de l'innovation perpétuelle qui fait passer le temps sans que nous puissions encore en saisir le sens. Notre époque donne donc raison aux êtres superficiels qui suivent les modes, plutôt qu'à ceux qui vainement voudraient en trouver le sens. Car il n'y a plus une époque au sein d'une seule vie mais plusieurs époques, et même peut-être plusieurs époques concomitantes entre elles au sein d'une même société d'individus que plus rien ne relie, même pas une époque en commun. Mais Héraclite disait déjà que le temps n'était pas saisissable et que l'on ne se baignait jamais deux fois dans le même fleuve, cependant aujourd'hui la situation a objectivement empiré de ce point de vue. C'est pour cela que d'un point de vue contemporain, la notion d'âme est totalement surannée, car elle demande de la permanence, ce que ne rend plus possible la société actuelle, sous le signe de l'innovation perpétuelle, donc du changement perpétuel. Et seul l'art qui n'est pas contemporain a le pouvoir d'arrêter le temps puisqu'il est intemporel en saisissant l'esprit du temps, malheureusement dans le cadre d'une société sans âme, il n'y a plus que très peu d'art. On ne peut donc soigner les maux de l'esprit, que l'on ne peut plus appeler les maux de l'âme, par la spiritualité et la religion, mais que par une doctrine qui ne considère l'individu que sous un angle matériel : la psychologie. Macron a une psychologie, mais il n'a pas d'âme, comme l'essentiel de nos contemporains.

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  8. C'est le visage de la France qui est en train de changer de nature. Cette dénaturalisation est préjudiciable je crois à ceux qui avaient des origines catholiques que souvent ils ont rejeté violemment (comme mes ascendants directs soixante-huitards !), ou tout simplement oublié par négligence, j'menfoutisme ou bien adhésion aux valeurs du consumérisme. J'ai dit "dénaturalisation" au lieu de dire "dénaturation", mais c'est un lapsus révélateur, car après avoir perdu leur nature propre, la majorité des Français dénaturés pourraient à terme perdre leur naturalisation de Français, puisque les musulmans au pouvoir leur donneraient un statut de sous-citoyens avec des droits spoliés, comme ils le font toujours dans toute forme d'Etat islamique. Non, je me trompe ?
    Les Français ne seraient plus français, seuls les musulmans pourraient l'être avec des droits pleins et entiers, seuls les musulmans seraient français finalement. Mais bon, ce scénario catastrophe est encore de la science-fiction, mais il doit germer dans la tête de tout bon musulman français contemporain, et ils ont les statistiques de la natalité et du repeuplement par la migration, très largement en leur faveur.

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  9. Sachant que le travail de sape de dénaturation n'aura pas été fait ou si peu par des musulmans français, mais par les Français eux-mêmes reniant par idéologie tout ce qui faisait leur identité, leur « chez soi ». Déjà beaucoup se plaignent de ne pas se sentir « chez eux » en France, votent pour 11 millions d'entre eux pour un parti extrémiste qui ne résoudrait aucun problème et même les aggraverait. Non le travail de sape n'est pas non plus seulement le fait d'une idéologie d'extrême gauche. Le travail de sape est le fait essentiellement de l'idéologie libérale libertaire de plus en plus oppressante, qui fait sa loi en France depuis les années 80, avec une dénaturation des valeurs du catholicisme et dans le sens des valeurs du libéralisme, qui lui-même a des origines protestantes, et même calvinistes pour être plus précis. Seul une certaine idée du Socialisme théorisée par Orwell et diffusée en France par Michéa pourrait sauver la France du marasme, avec conservation de ce qui constituait son identité : sa religion majoritairement catholique et ses traditions aux origines souvent païennes. Il y aurait beaucoup de points communs entre les valeurs de solidarité et de fraternité prônées par le Socialisme et celles prônées par le catholicisme, il n'y aurait pas contradiction entre les deux, mais complémentarité. La véritable gauche n'est pas libérale libertaire strauss kahnienne ou macronienne, la véritable gauche est socialiste et compatible avec tout ce qui fait l'identité d'un pays, alors que le libéralisme la détruit.
    Catholicisme ne rime pas forcément avec droite conservatrice et réac, mais peut rimer aussi comme l'a montré l'exemple de Pasolini, avec valeurs de fraternité et de partage...
    Je sais très bien que de telles idées doivent déplaire à notre Maître Nicolas et à la majorité de ses lecteurs, mais il y a au fond dans l'histoire tant de convergences entre partisans de l'ordre ancien et pourfendeurs socialistes de l'ordre nouveau libéral libertaire. Ma sympathie va bien plus vers un réactionnaire « pur jus » du style de Joseph de Maistre, qu'à un théoricien attalien de l'ordre nouveau.

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