mardi 6 juin 2017

Déni

« L'aveuglement fait des fléaux plus grands que la méchanceté.  »
Baudelaire

Ce n’est pas le terrorisme qui ensanglante l’Europe : c’est le djihadisme.

Ce n’est pas le ressentiment envers les prétendus « crimes » de l’Occident qui suscite ces attentats : c'est l’imitation de Mahomet, et l’impératif du djihad.

Ce ne sont pas quarante années de politique occidentale au Moyen-Orient qui expliquent les décennies d’enfer dans lesquelles nous entrons : ce sont 1 400 ans d’Histoire.

1 400 ans d’Histoire que nous ne voulons surtout pas connaître. Pour ne pas prendre le risque de déroger au politiquement correct.

Un politiquement correct tellement tyrannique, qu’il nous effraie davantage que les djihadistes.
Nous préférons en effet laisser ces derniers continuer à nous égorger, plutôt que de les nommer pour pouvoir commencer à les combattre. Nous préférons mourir dans un attentat islamiste, qu’être traités d’islamophobes. Nous préférons protéger nos ennemis que nos enfants.

Nous voudrions faire cesser le terrorisme djihadiste, mais nous n’avons même pas le courage d'affronter le terrorisme intellectuel.

Nous voudrions défaire nos ennemis, mais nous refusons de les connaître. Nous voulons oublier qu’ils crient « Allah Akbar ». Nous voulons oublier qu’ils imitent les actes du Prophète. Mahomet, le chef de guerre impitoyable. Mahomet, « l’homme idéal ».

Nous voulons ignorer que, dès sa naissance, l’islam s’est constitué par la guerre. Une guerre qui n’a connu que peu d’accalmies. Une guerre qui reprend aujourd’hui.

A la nuance près que, pour la première fois, les combattants ne sont que d’un côté. En face, il n’y a que des ignorants volontaires et des trouillards. Une humanité émasculée, dévitalisée, hébétée et qui, à la lucidité et au courage, préfère l’aveuglement et la soumission. Elle va être servie.

7 commentaires:

  1. (Version 2. J'ai corrigé quelques coquilles : )
    Bonsoir Nicolas.Merci pour la citation de Bernanos.Dommage qu'il ne soit plus avec nous, car il aurait certainement aidé nombre d'entre nous à mieux comprendre ce scénario de la fin des temps où nous entraîne l'Islam.Il faut d'autres références culturelles que celles offertes par la chrétienté pour comprendre la dynamique où nous sommes entraînés et dont nous sommes les objets volubiles et passifs.La doxa chrétienne - globalement, sommairement - repose sur trois piliers : le père, le fils, et l'esprit saint sensé les animer.Cette structure trinitaire ne s'est pas véhiculée sans heurts au cours des siècles.Le protestantisme l'a remise en question. A cela il faut ajouter la désaffection des chrétiens eux-mêmes, qui commence à la Renaissance, se développe avec la philosophie des Lumières, prend date à la Révolution française et culmine avec la loi de 1905, qui voit la fille aînée de l'Église apposer sa signature au bas de l'acte de divorce de la Religion et de l'Etat.Un historien pourrait sans doute démontrer que le réveil de l'Islam est chronologiquement conséquent à ce reniement de 19 siècles de foi chrétienne.Mais tout comme la nature à horreur du vide,le Maître de l'Histoire (appelons le : D.ieu pour simplifier) tient à se rappeler au bon souvenir de Ses creatures.Car c'est un D.ieu jaloux. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la Bible, cette sainte bible qui est l'une des sources de notre culture occidentale, dont vous et moi, Nicolas, sommes les héritiers impuissants et médusés. Alors, pour se rappeler à nous, ce grand metteur en scène génial, qui a rassemblé dans un formidable casting des acteurs aussi incroyables que Adam (le premier homme), Noé (le capitaine de l'arche du même nom),Abraham (pour ne citer que les premieres têtes d'affiche de cette super production)... nous envoie une bande de sauvages dont le cri de guerre signifie : "Il y a un D.ieu qui est plus grand que toutes vos idéologies idolatres, plus grand que votre humanisme belant, plus humain que votre social-communisme bon enfant et cruel, plus joyeux que votre ultra-libéralisme cynique..." Dans l'humanité dévoyée et mondialisée d'aujourdhui, les coups que nous inflige l'Islam sont autant de rappels à l'ordre de l'existence d'un Ordre supérieur,aussi éternel qu'oublié. Pour se libérer de l'emprise lethale de ces fanatiques, il n'est pas exclu que nous devions un jour apprendre l'arabe.Pour l'instant, nous ne savons pas comment répondre à leurs imprécations. Nous leur faisons la guerre en Afrique et au Moyen-Orient. Mais peut-on gagner une guerre dès lors que l'ennemi n'a aucune peur de mourir ?... Je suis pourtant optimiste. Ce pourrait être l'objet d'un autre développement.Cher Nicolas,je vous laisse méditer mes propos et vous priant d'agreer l'assurance que je suis avec vous dans ce combat douteux qui nous unit au-delà de nos insomnies.

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  2. Nicolas arrêtez d'e masculin les gens sans convictions, les testicules ne sont pas le siège du courage et la lucidité.

    Une analyse qui va dans votre sens :
    http://m.20minutes.fr/amp/a/2082435

    Bien à vous.
    Thomas

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    1. Le sens figuré... Jeanne d'Arc, Catherine de Médicis et Marie-Antoinette étaient bien moins émasculées que tous les dévots du padamalgam réunis. Ces femmes avaient infiniment plus de couilles que le ramassis de lâches qui, à chaque attentat, beugle "Vous n'aurez pas ma haine", slogan odieux que toute personne qui pense a depuis longtemps traduit en "Vous n'aurez pas mon courage".

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    2. En attendant, nous sommes tous dans l'imprecation, et pas dans la solution.

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  3. La seule solution (ou plutôt aboutissement) c'est la dissolution.

    Wiki: "La dissolution est le processus physico-chimique par lequel un soluté incorporé dans un solvant (on dit que le soluté est dissous) forme un mélange homogène appelé solution. Formellement, la dissolution est définie comme le mélange de deux phases avec formation d'une nouvelle phase homogène.
    Dissolution (chimie) — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dissolution_(chimie)"

    Finalement rares sont ceux qui ont vécu le passage d'une civilisation à une autre.
    c'est un peu comme un aïeul qui meurt. Il ne peut plus agir, à peine constater les faits, il est impuissant. Finalement il meurt. Sans savoir ce qui se passera après lui. (En admettant qu'il soit encore conscient, et que cela le soucie.)

    C'est un peu notre lot.
    Alors puisque l'on va mourir dans cette galère, autant ne plus avoir peur ... et jeter notre dernier feu dans la bataille.
    Comme celui que donne la rose coupée dans un vase.
    En vérité je crains que nous ne valions pas une rose.
    (et moi le premier)

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    1. Jolie image. Alors efforçons-nous de faner le plus lentement possible.

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  4. Les Cananéens sacrifiaient leurs enfants au dieu Moloch.

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