jeudi 30 mars 2017

(anti)fascisme

« Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes antifascistes »
Winston Churchill

Le fascisme est à nos portes. La République est en danger. La démocratie est menacée.

Voilà les « arguments » que glapissent en boucle les opposants à Marine Le Pen. Tout en finesse. Tout en modération. Tout en padamalgam.

Quand on entend de telles énormités, on se dit qu’on aimerait être Marine Le Pen pour se réjouir d’avoir de tels adversaires. Tellement incapables de produire des arguments rationnels, qu’ils en sont réduits à jouer sur les peurs. Et encore, de la manière la plus ringarde, la plus gâteuse qui soit : c’est en effet Staline qui, il y a quatre-vingts ans, recommandait de traiter son contradicteur de fasciste. Méthode très novatrice, donc, et surtout hautement déloyale qui permet, à ceux qui n’ont pas l’intelligence de la controverse, d’esquiver un échange d’idées dans lequel ils se feraient ratatiner. Au passage, on voit que nos magnifiques antifascistes ont de vertueux prédécesseurs…


Se sachant incapables de rivaliser sur le terrain des arguments, ces impuissants du débat investissent à fond le terrain de l’insulte. C’est le seul où ils peuvent espérer briller, si l’on peut dire. Leur stratégie d’ « argumentation » se résume en effet à traiter Marine Le Pen et un électeur sur trois de fascistes. Quelle subtilité. Quelle clairvoyance.
Notons que ce sont les mêmes qui rugissent en permanence qu’il ne faut pas stigmatiser, nous mettent en garde contre la tentation des amalgames et le poison de la généralisation, et donnent des leçons de tolérance à la terre entière. Mais ne cherchez pas à leur suggérer qu’il y aurait là une légère incohérence : l’incohérence est leur élément naturel. Elle est l’air qu’ils respirent. Leur compagne de routine. A force de la côtoyer, ils ne la voient plus.
N’espérez pas, non plus, leur faire comprendre qu’en associant Marine Le Pen au fascisme pour la diaboliser, ils n’aboutissent qu’à dédiaboliser le fascisme. Les gros malins. Parce qu’enfin, si Marine Le Pen est fasciste, alors le fascisme, ce n’est vraiment pas grave.

Je crois savoir qu’il existe un délit de banalisation de crimes contre l’humanité. Je ne sais pas si les moulins à propagande qui radotent que les électeurs de Le Pen sont fascistes se rendent coupables de ce délit ; ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’en banalisant ainsi le fascisme, ces grands humanistes piétinent la mémoire des vraies victimes du vrai fascisme. Mais pardonnons-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. Ils ne font en effet que porter à leur paroxysme la confusion mentale et la prodigieuse inculture du bipède contemporain, cet ignare prétentieux dont l’assurance est proportionnelle à l’ignorance.

S’ils connaissaient l’Histoire, nos Résistants 2.0 sauraient que le fascisme, c’est le refus de la contradiction au profit de l’intimidation ; la tyrannie des mots d’ordre au détriment de la controverse ; la terreur intellectuelle pour bâillonner l’échange argumenté. Bref, c’est précisément la façon que ces grands tolérants ont choisie de gérer la contradiction et le (non-) débat d’idées.

Quoi qu’il en soit, pendant que nos Héros s'activent narcissiquement dans leurs combats retardataires, les vrais dangers se développent. Le vrai cauchemar s’échafaude. Le vrai fascisme avance. Mais celui-là demande un peu plus d’indépendance d’esprit pour être perçu, et un peu plus de courage pour être dénoncé...
Car le vrai danger pour la France, en 2017, ce n'est pas le négationnisme : c'est le déni. Les vrais collabos, en 2017, ne sont pas ceux qui nient la Shoah ; ce sont ceux qui nient la menace islamiste.

La France a toujours été brocardée par ses ennemis pour avoir un combat de retard. Ce ne sont pas nos Jean Moulin 2017 qui nous aideront à rectifier cette image. Ces idiots utiles doivent en effet bien faire rire les lobbycrates de Bruxelles et les islamistes. Les vrais ennemis de la France, en 2017. Car nos résistants radoteurs vont devoir s’y faire : nous ne sommes plus en 1940.

2 commentaires:

  1. A propos de 1940,de résistant de la 25éme heure..Je trouvais cela sur des sites ou blogs «éphémérides» ( j'aime assez vadrouiller par le passé et je ne crois pas que l'on puisse tordre ce passé pour lui faire dire ce que l'on veut ) 1946 ou 48 cela se passe,des sbires du CNR vont s'accorder a exécuter 2 hommes,un est l'amiral Platon et l'autre je me souviens plus du nom donné,tout deux vont être tués de manière extraordinairement sadique,déchirement du corps par la force de tracteurs pour le premier et pour le deuxième l'exécuteur des..basses oeuvres veillera a ce que le supplice soit le plus long possible,le plus savamment entretenu.
    UnLorrain.

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  2. Je n'ai jamais rien lu d'aussi vrai! Quel plaisir de voir qu'il y a quand même des gens en France qui sont conscients de cette intolérable dictature du bien-pensant!

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