lundi 6 avril 2015

Fasciste !




« Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes anti-fascistes »
Winston Churchill


« On est toujours prêt à dépenser plus d'énergie dans la négation d'une évidence rigoureuse que dans son acceptation, si celle-ci entraîne le deuil d'une illusion. »
Philippe Muray


Cher ami du genre humain, apôtre de la tolérance et ennemi de toute stigmatisation,

Je suis inquiet pour toi. Très inquiet. 
Jusqu’à présent, j’ai toujours apprécié t’entendre et t’observer. J’adorais t’écouter égrener tes leçons d’esprit critique, toi qui précisément récites les évangiles médiatiques comme un perroquet, sans le moindre recul critique. Je savourais ton conformisme éperdu, ta quête incessante de brevets de vertu, de certificats de bonne pensée, de diplômes de Résistant.
Ton adhésion sans réserve au discours médiatique, et ta dénonciation simultanée des conditionnements et des propagandes, formaient un contraste des plus délectable.
Ta servilité sans limite, couplée à tes éloges de la subversion et de l’insoumission, du courage et de la liberté, ne laissait pas de m’amuser.
J’aimais t’écouter répéter dévotement le catéchisme médiatique, claironner fièrement les analyses moutonnières des journalistes, débiter pompeusement leurs critiques ignorantes, entonner doctement leurs poncifs éculés et leurs falsifications grotesques. Ton empressement à gober leurs mensonges, à tomber dans leurs panneaux, à te faire la dupe de leurs plus évidentes impostures formait une illustration flamboyante de ce que j’appellerais, pour paraphraser La Boétie et sa servitude volontaire, la crétinisation volontaire.
Ta confusion mentale était une source d’étonnement intarissable ; tu repoussais sans cesse les limites de l’absurde, multipliant les contorsions bouffonnes et les bredouillages pâteux pour donner un semblant de cohérence au fatras de clichés qui te tient lieu d’analyse du monde ; toutes ces choses que tu crois penser, et auxquelles tu n’as jamais réfléchi.

Tu incarnais l’effacement, chez l’homme contemporain, de tout discernement, l’abolition en lui de toute pensée critique. Tu étais l’apogée de sa transformation en mouton, inepte et ridicule.

Mais ton attitude est en train de changer. Certes, tes « idées » n’ont pas fondamentalement évolué — comment le pourraient-elles ? —, mais tu les assènes avec de plus en plus de rage, sur un ton de plus en plus despotique. Tu t’agites énormément, tu te raidis, tu tournes tout fébrile, hargneux, colérique. Hystérique. Toutes les contrevérités dont ton cervelet est pétri, tu les bêles avec une fureur croissante. Comme si, à mesure que le réel balayait un à un à tes fantasmes, tu compensais leur irréalité par une foi de plus en plus forte — et les incantations glapissantes qui vont avec. Comme si ta certitude d’être dans le vrai se renforçait des camouflets incessants que t’inflige la vie concrète ; comme si « les caricatures dont ta haine a besoin pour sa justification » te semblaient d’autant plus solides qu’elles s’effondraient l’une après l’autre ; d’autant plus pertinentes que tout les démentait. Cet attachement forcené à des idées que tout contredit, cet entêtement rageux à croire en proportion des désaveux du réel (« c’est mon intime conviction », aimes-tu à répéter) sont les premiers symptômes du fanatisme. C’est cela qui m’inquiète. Je te croyais inoffensif. Sectaire, obtus, c’est entendu, mais inoffensif. A voir la violence que tu déploies à mesure que la réalité se dérobe à tes chimères, il apparaît de plus en plus nettement que tu es en vérité un de « ces fanatiques du coin de la rue, ces misérables à qui on ne prend pas garde » dont parlait Voltaire, un des ces enragés apparemment sans conséquence mais qui, « un jour de Saint-Barthélemy, feraient de grandes choses ».

Pour illustrer mon propos, je ne vois guère de meilleur exemple que celui de ton rapport au Front national. Ton principal tourment en ce moment. Ton angoisse numéro un. Il est vrai que ce parti connaît une vogue insolente. Un Français sur quatre vote pour lui. Plus d’un Français sur deux estime que sa présidente est la meilleure opposante au gouvernement. Mais toi, plutôt que de chercher à comprendre pourquoi le plébiscite de ce parti ne cesse de s’amplifier (« tous des racistes », voilà ton explication aussi subtile que novatrice), plutôt que d’analyser la mutation sociologique que son succès traduit, plutôt que d’en profiter pour enfin t’affranchir des misérables grilles de lecture que les clones des médias t’imposent depuis quarante ans, tu redoubles d’aveuglement volontaire. Tu te figes, tu te crispes, tu t’agrippes férocement à tes dogmes, tu ne veux rien entendre. Et tu intimes à tout le monde d’en faire autant, sous peine de subir ta colère, tes insultes, et d’être exclu de ta sympathique communauté des Tolérants, des amoureux de la Diversité, des champions de l’ouverture à l’Autre et au Différent. Que quelqu’un émette une petite réserve sur le bien-fondé de tes attaques, ou remarque leur incurable pauvreté en arguments, ou encore s’amuse du paradoxe de ta haine du F haine, et tu te mets à rouler des yeux horribles, à vociférer, à rugir de plus belle tes imprécations haineuses — les mêmes depuis trente ans :
« Le Front national est un parti fasciste qui capitalise sur la haine de l’Autre. ». Boum.
« Le Front national est en dehors des limites du pacte républicain. ». Boum, boum.
« Le Front national est un parti dont les idées portent atteinte à la démocratie et aux valeurs républicaines. ». Boum, boum, boum.
« L’antisémitisme et le racisme sont le ciment du Front national. ».
« Marine Le Pen fait la campagne d’Hitler. ».
Tout ça, oui. Et si le Front national arrive au pouvoir, Auschwitz reprendra du service, les Juifs seront traqués et lynchés en place publique, les Arabes jetés à la mer, une tyrannie sans précédent s’installera en France. Toutes les libertés seront étouffées. La place Charles de Gaulle sera rebaptisée « Place Adolf Hiltler ». La place de la République deviendra « Place du IIIème Reich ». Les CRS seront grimés en SS, pour de vrai cette fois. Des rues prendront le nom de Göring, Himmler, Goebbels. La rue Jean Moulin deviendra la rue Klaus Barbie. Bien sûr, nos champions nationaux ne seront pas en reste : les cadres du FN, ces crypto-nazis, renommeront nos boulevards de façon à rendre hommage à la dream team du régime de Vichy, à la crème de la collaboration : Marcel Déat, secrétaire du parti socialiste et principal chef de la collaboration ; Jacques Doriot, son fidèle second, secrétaire des jeunesses communistes ; Pierre Laval, député socialiste, numéro deux du régime de Vichy ; Maurice Papon, haut fonctionnaire socialiste dont on ne présente plus le palmarès ; et bien sûr François Mitterrand, icône du socialisme, et accessoirement — mais c’est sans doute un point de détail — titulaire de la plus haute distinction du régime de Vichy. Oui, c’est sûr, avec le Front national, ce parti de collaboration fondé en 1972 par un homme qui voulait s’engager dans la résistance pendant qu’une Assemblée majoritairement socialiste votait les pleins pouvoirs à Pétain et que des socialistes occupaient les plus « hautes » fonctions de la collaboration, les heures les plus sombres de l’Histoire sont devant nous. Il n’y a d’ailleurs qu’à écouter deux secondes Marine Le Pen, avocat et mère de famille : il saute aux yeux qu’elle est la réincarnation d’Hitler et de Staline réunis. Aussi le doute n’est plus possible : la République est en danger. La Démocratie menacée. Il est urgent d’entrer en Résistance. Saint Hessel priez pour nous.

Tu sais, j’aimerais être aussi catégorique que toi. Avoir des opinions aussi tranchées, des idées aussi arrêtées, et un aussi grand mépris des faits. Ca me faciliterait beaucoup la vie, de pouvoir poser au Résistant comme toi. Car socialement, c’est bien agréable, n’est-ce pas ? Hein, se féliciter entre sosies d’être seul à combattre, se glorifier entre aveugles de voir ce qui se passe, se vautrer dans l’ignorance et la pensée clonée tout en donnant des leçons d’esprit critique, radoter docilement les pires poncifs du prêt-à-penser tout en dénonçant l’endormissement des consciences, s’engourdir dans la torpeur de l’entre-soi tout en appelant au sursaut, se masturber le narcissisme entre dépositaires de la bonne pensée et diffamer ceux qui ne s’y rallient pas — car c'est cela que tu appelles « résister ». Mais l’honnêteté intellectuelle m’interdit ton confort de résistant de salon. Car contrairement à toi, j’ai besoin de comprendre ce que je dis. Or j’ai beau chercher, écouter, ré-écouter, lire et relire, je ne trouve rien qui justifie les imputations de fascisme au FN (fascisme dont tu n’ignores pas, ô toi grand historien, qu’il fut créé par un député socialiste italien répondant au nom de Benito Mussolini). Et dans ta bouche, je n’entends que des incantations, jamais d’explications. Des affirmations péremptoires, mais pas de preuves.
Ah, si, je sais ce que tu vas m’objecter : les déclarations insupportables, nauséabondes d’une dizaine de candidats du Front national sur plusieurs milliers — sans compter ses millions d’électeurs — sont le reflet de la nature fasciste du FN. Fort bien. En suivant ta logique d’extrapolation, on peut aussi dire que les innombrables horreurs commises chaque jour au nom d’Allah et du Prophète sont le reflet de la nature fasciste de l’islam. Or il serait évidemment absurde et odieux de soutenir cela, n’est-ce pas ? Tu ne commettrais pas en ce cas le péché d’amalgame, rassure-moi ? Ni l’odieux crime de stigmatisation ? Allez, reprends tes esprits, rentre dans le droit chemin et répète après moi : « Les musulmans sympathisants du FN sont les première victimes des actes odieux et des propos intolérables commis par une poignée d’extrémistes. Ces individus isolés n’ont pas compris ce qu’est l’islam le FN : ils ne représentent en aucun cas l’islam le FN. »

Goebbels, l’expert en propagande d’Hitler, affirmait qu’un mensonge martelé mille fois devient une vérité. T’est-il déjà venu à l’esprit qu’il avait pu faire des petits ? As-tu déjà envisagé que tu puisses être, comme dans ces années 30 que tu aimes tant invoquer pour briller sans danger, non pas le grand résistant que tu t’imagines modestement, mais au contraire la victime docile et hébétée d’un vaste enfumage orchestré par des émules de Goebbels ?
Pose-toi la question, en toute honnêteté : demande-toi si tu peux justifier la plupart des idées que tu tiens pour évidentes, et que tu t’imagines personnelles. Mais c’est là sans doute trop te demander : tu n’as que faire de la vérité. Les notions de vrai et de faux te sont indifférentes ; elles n’ont aucune part dans la formation de tes « idées ». Face à une assertion, la question que tu te poses n’est pas « Est-ce vrai ? », mais « Est-ce vertueux ? ». Ou plus précisément : « Est-ce dans mon intérêt de dire ça ? ». Tes certitudes, tu te les forges en deux minutes sur injonction médiatique, avec pour seul souci d’être consensuel.
Pour ma part, je suis peut-être idiot et inculte, mais même après qu’on m’ait martelé mille fois que le FN était un parti fasciste et raciste, je ne sais toujours pas pourquoi.
Ce que je sais, en revanche, c’est que Staline préconisait de traiter son adversaire de fasciste pour le disqualifier, le salir (le diaboliser, si tu préfères…) et s’épargner ainsi une discussion argumentée. D’investir le terrain de la condamnation morale pour éviter d’être entraîné sur celui, bien plus glissant, des arguments et des faits. De substituer la calomnie à l’affrontement loyal.
Ce que je sais aussi, c’est que le coton tige Lionel Jospin — peu soupçonnable de nourrir une sympathie excessive envers le Front national — a avoué, une fois retiré des affaires (pas fou l’animal), que le Front national n’était en aucun cas un parti fasciste ; qu’avec le FN, « nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste et même pas face à un parti fasciste » ; et qu’en conséquence, « tout antifascisme n’était que du théâtre ». Voilà. La fascisation, la reductio ad Hitlerum du Front national étaient une escroquerie intellectuelle, une formidable intoxication, un enfumage de grande ampleur. Une manipulation inouïe, une désinformation stalinienne.
Mais toi qui n’es ni manipulé, ni désinformé, toi qui comprends évidemment tout ce que tu répètes, j’attends avec impatience tes explications. J’attends que tu m’expliques en quoi, comme tu le déclares avec cette emphase ridicule, « les idées du FN portent atteinte à la démocratie et aux valeurs républicaines ». Après, bien sûr, m’avoir exposé ce que tu entends par « valeurs républicaines ». J’attends du fond, de la consistance. Des arguments et des faits, pas des dogmes ni des incantations. Car je ne suis pas religieux, moi (en tout cas pas dans ce domaine trivial qu'est celui des idées) ; je ne suis pas un dévot de l’Eglise médiatique : j’ai besoin de comprendre. Je me lèche les babines, à la perspective d’entendre se déployer une fois de plus ta confusion mentale, ton ignorance arrogante, tes bafouillages entortillés, tes raisonnements spongieux, tes sophismes bancals.

Car évidemment tu t’obstineras dans ton délire antifasciste. Tu n’admettras jamais que tu t’es fait truffer. Tu ne pourras jamais reconnaître que tu es la victime d’une duperie si profonde, d’une escroquerie si fondamentale. Ton ego n’y survivrait pas. Tu es donc condamné à prolonger la comédie jusqu’à l’absurde ; à faire durer, dans une surenchère de plus en plus grotesque, ton ridicule théâtre antifasciste. Ainsi espères-tu continuer à nous faire croire à l’existence de ton ennemi imaginaire, et sauver ton honneur. Mais c’est l’effet exactement inverse qui se produit… si tu pouvais te voir… Ringardise et gâtisme : les deux issues inéluctables des engagements fondés sur le déni de réel. Plus tôt on en sort, moins la blessure narcissique est cruelle — même si elle est inévitable. Si l’on s’obstine, en revanche, dans les chimères paranoïaques, on devient otage de son délire, ce qui peut mener loin, très loin, vers des sommets insoupçonnés de comique involontaire. Ton numéro de Jean Moulin n’a pas fini de nous faire rire. Tes glapissements outrés face à « la montée du péril fasciste » nous divertiront encore longtemps. Tes grimaces torturées, tes imprécations hystériques contre « le retour de la Bête immonde » nous garantissent encore de longues années de poilade.

Tu sais, je peux prévoir mot pour mot ta réaction à cette lettre : tu commenceras par me traiter d’électeur FN, confirmant ainsi que tu considères cela comme une insulte, et que tu n’as donc une fois de plus rien compris à ce que tu viens de lire. Puis, pour te ridiculiser encore un peu plus, tu me taxeras de fascisme. Conditionné jusqu’à la moelle, n’agissant plus que par réflexe, incapable de réagir à la contradiction autrement que par des insultes et des collages d’étiquettes, tu ne saisiras pas que l’enjeu n’est pas là : que la question du FN ne m’intéresse qu’en tant que révélatrice de ton esprit de conformité, de ton fantastique formatage idéologique. La façon dont tu accueilles le récit médiatique, sans le soumettre au plus élémentaire examen, sans te demander si tu comprends ce que tu répètes, voilà le vrai sujet de ce texte. Si j’ai choisi de parler de ton rapport au Front national, c’est parce qu’il est emblématique de l’effondrement de ton sens critique, de l’abolition de ton discernement, de ton suivisme effarant, de ton ignorance crasse. Mais j’aurais pu choisir bien d’autres exemples : crois-moi, ta sottise balaie un très vaste paysage ; on ne pourrait dénombrer tous les sujets à propos desquels tu n’énonces jamais de raisonnements argumentés, mais uniquement des articles de foi. Entre ton anticatholicisme ignorant, ton islamophilie réflexe, ton eurolâtrie béate, ta défense moutonnière et ignorante de la technocratie européenne, ton antiracisme hémiplégique, ton mépris pour les beaufs, ta compréhension pour les racailles, ta haine du populisme, ta prosternation servile devant « l’art » contemporain, la liste des sujets sur lesquels tu substitues les réflexes à la réflexion, le collage d’étiquettes à l’observation, la posture morale à l’argumentation, les incantations aux explications, est presque infinie. Comme tu le vois, j’avais le choix. Mais il est vrai que l’exemple du Front national était le plus tentant, car révélant le plus crûment, et le plus comiquement tes contradictions… Surtout quand on a bien en tête que l’essence du fascisme, c’est précisément le refus de la discussion au profit des mots d’ordre, le choix de la condamnation au détriment de l’argumentation, l’indifférence souveraine aux faits qui contredisent l’idéologie…
Mais que tout cela ne t’empêche pas de continuer sur ta lancée. Continue de te faire duper, manipuler, désinformer, continue de te faire farcir de propagande, continue à ne rien voir et à ne rien savoir, à bêler docilement les plus odieuses contrevérités. Ne sors surtout pas du prêt-à-penser médiatique, ton cerveau ne s’en remettrait pas : jusqu’à la fin de ton existence, reste vide d’arguments et de raisonnements, et contente-toi de traiter tes contradicteurs de fascistes. Bref, accomplis chaque jour ta glorieuse destinée d’idiot utile.
« Quand on cesse de croire en Dieu, ce n’est pas pour ne croire en rien, c’est pour croire à n’importe quoi » disait Chesterton. En effet, tout homme a besoin de croire. Toi aussi, donc. Toi surtout. Alors crois. Récite chaque jour le credo médiatique. Défends tes dogmes avec vigueur, pourfends avec héroïsme tes démons fantasmés du fascisme, du racisme et du conservatisme. Permets-moi simplement de te prévenir que dans les années qui viennent, ta foi va être soumise à rude épreuve. Chaque jour, tes évangiles antifascistes, antiracistes, multicuturalistes et pseudo-humanistes vont se voir opposer la contradiction la plus urticante : celle du réel. Il te faudra tenir bon. Mais je te fais confiance : même investi dans des foutaises, l’esprit religieux est plus fort que tout. Chez toi aussi, donc. Chez toi surtout.

3 commentaires:

  1. Vous dénoncez dans une certaine confusion plusieurs groupes de gens.
    D'abord l'ascendance socialiste de la collaboration est évidente et vous avez raison.
    Que le front national fut crée par Mitterand est également évident, et patent.
    Donc le front national est socialiste est sa détestation évidente est légitime. C'est la mienne.
    Est ce la votre ?
    Et bien non.
    Vous tirez argument, et ce de manière contradictoire, que puisque les socialistes votèrent Pétain, ils ne sont pas fondés à dénoncer comme fasciste ceux qui soutinrent Pétain.
    Or Jean Marie Le Pen avoua à Bourdin cette semaine que le Front National était aussi formé de "fervents Pétainistes".
    Ces socialistes là seraient donc, à la fois, (c'est là qu'est la contradiction) de vrais et de faux Pétainistes, et donc seraient coupables, ce qui motive votre ire.

    Bref, tout cela est confus, et porte la marque du contradictoire, dénoncé en son temps par Parménide, et couramment décrit en termes militaires comme "se chier dessus".
    Votre belle diatribe est donc vaine et je vous recommande de la regretter.

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    1. Maître, pardonnez la confusion de mes idées,il est vrai que vos sophismes visqueux sont un modèle de clarté. À l'avenir je m'inspirerai de votre style limpide et percutant... et persuasif! Merci Maître.

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    2. Pas trop d'inspiration quand même, hein !
      C. Monge

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